• Système solaire
    • Soleil =>
      • Photosphère
      • Chromosphère
      • Couronne
      • Activité solaire
      • Éruption et CME
      • Coucher/Lever
      • Éclipses
      • Analemme & autres photos
    • Les planètes
    • Mercure
    • Vénus
    • Terre =>
      • Photographies
      • Géologie
      • Volcanisme
      • Cratères météoritiques
      • Climat
      • Atmosphère
      • Aurores
      • Saisons
    • Lune =>
      • Surface
      • Phases, libration
      • Éclispses
      • Photographies
    • Mars =>
      • Mars
      • Atmosphère
      • Les martiens!
      • Volcans martiens
      • Vales Mineris
      • Phobos et Deimos
    • Jupiter =>
      • Jupiter
      • Io
      • Europe
      • Ganymède
      • Callisto
      • Autres lunes
    • Saturne =>
      • Saturne
      • Anneaux
      • Titan
      • Mimas
      • Encelade
      • Rhéa
      • Iapetus
      • Téthys
      • Dioné
      • Autres lunes
    • Uranus =>
      • Uranus
      • Miranda
      • Ariel
      • Umbriel
      • Titania
      • Obéron
      • Autres lunes
    • Neptune =>
      • Neptune
      • Triton
      • Autres lunes
    • Planètes naines =>
      • Pluton, Charon
      • Cérès
      • Éris
      • Makemake
      • Hauméa
      • Autres candidates
    • Astéroïdes =>
      • Vesta
      • Éros
      • Transneptuniens
      • Autres
    • Comètes =>
      • Comètes rasantes
      • 67P/Tchourri
      • PanSTARRS
      • Encke
      • Hale-Bopp
      • Halley
      • Holmes
      • Hyakutake
      • McNaught
      • Schwassmann-Wachmann 3
      • Wild 2
      • Autres
    • Autres =>
      • Étoiles filantes
      • Météores et météorites
      • Lumière zodiacale, gegenschein, etc.
  •   Étoiles
    • Évolution =>
      • Classification
      • Naissance
      • Géantes et supergéantes
      • Variables
      • Naines blanches
      • Étoiles à neutrons
      • Jeunes étoiles massives
      • Supernova et nova
      • Hypernova et sursaut gamma
    • Nébuleuses planétaires
    • Système multiple
    • Amas ouverts
    • Amas globulaires
    • Constellations et astérismes
    • Rotation de la voûte céleste
    • Exoplanètes et naines brunes
  • Nébuleuses
    • Réflexion
    • Émission
    • Absorption
    • Mélange
  • Trous noirs
    • Stellaires
    • Supermassif
    • Intermédiaires
  • Galaxies
    • Voie lactée
    • Spirales et lenticulaires
    • Elliptiques
    • Irrégulières
    • Interactions et collisions
    • Galaxies actives
    • Le Groupe local
    • Amas galactiques
    • Groupes galactiques
    • Rayonnement cosmique
  • Cosmologie
    • Univers, cartographie
    • La gravité
    • La matière sombre
    • Énergie sombre et expansion
    • Big Bang et évolution
  • Exploration spatiale
    • Station spatiale internationale
    • Conquête de la Lune
    • Missions planétaires
    • Les satellites artificiels
    • Histoire
    • Divers
  • Divers
    • Joyeux anniversaire
    • Photo du ciel
    • Les outils de l'astronomie
    • Histoire de l'astronomie
    • Autre



Note : toutes les miniatures sont dotées d’un lien conduisant vers la page du site de l’APOD qui contient les textes anglais et les photographies originales. Les textes sont quelquefois une adaptation des textes de l’APOD et ne sont donc pas une traduction fidèle. J’ai souvent ajouté mes propres commentaires, ou encore fait un résumé rapide. J’ai aussi modifié la plupart des hyperliens vers des pages françaises. Les photos les plus récentes apparaissent en haut de la page.

LES COLLISIONS ET LES INTERACTIONS ENTRE LES GALACTIQUES

Cette galaxie déformée, c’est NGC 2442 (aussi désignée comme NGC 2443) et elle est dans la constellation du Poisson volant. Distance que quelque 70 millions d’années-lumière, cette galaxie possède deux bras spiraux qui partent d’une barre centrale et qui lui donne l’apparence d’un crochet comme on peut la voir sur cette image télescopique. Parsemée d’étoiles de notre galaxie, l’image montre aussi les rubans sombres de poussière de cette galaxie ainsi que des amas de jeunes étoiles bleues et des pouponnières rougeâtres d’étoiles entourant son noyau jaunâtre où habitent des étoiles plus anciennes. Les régions rougeâtres de formation d’étoiles semblent cependant plus concentrées et plus nombreuses le long du bras étiré en haut à droite Cette structure déformée résulte probablement d'une ancienne rencontre rapprochée avec une galaxie plus petite située en haut à gauche et hors du cadre de l'image. Le champ de vision de ce télescope s'étend sur plus de 200 000 années-lumière à la distance estimée de NGC 2442. (Image Credit & Copyright: Nicolas Rolland, Martin Pugh)
29 janvier 2026

La galaxie du Tourbillon est une galaxie spirale classique. Située à environ 24 millions d'années-lumière et mesurant 81 000 années-lumière de diamètre, M51, également connue sous le nom de NGC 5194, est l'une des galaxies les plus brillantes et les plus pittoresques du ciel. Cette image en haute définition est une combinaison numérique d'images prises en différentes couleurs sur une période de 58 heures avec un télescope situé dans la ville chinoise de Lijiang. Toute personne munie de bonnes jumelles peut cependant apercevoir ce tourbillon dans la constellation des Chiens de chasse. M51 est une galaxie spirale dont le type varie selon les auteurs, certains la considérant même comme une galaxie spirale intermédiaire. Elle domine un groupe de dix galaxies qui porte son nom. Les astronomes pensent que la structure spirale de M51 est principalement due à son interaction gravitationnelle avec la galaxie NGC 5195 plus petite située juste au-dessus. (Image Credit & Copyright: Michael Sleeman)
14 janvier 2026

Les grandes galaxies peuvent grossir en mangeant les plus petites. Même notre galaxie, la Voie lactée, pratique ce cannibalisme en absorbant grâce à sa force gravitationnelle les petites galaxies qui s’en approchent de trop près. En fait, cette pratique très répandue dans l’Univers est bien illustrée par la paire de galaxies de cette photo. Ces galaxies sont situées dans la constellation de l’Éridan, la Rivière Céleste. Située à plus de 50 millions d’années-lumière, la grosse galaxie spirale déformée, NGC 1532, est en lutte gravitationnelle avec la galaxie naine NGC 1531. Cette dernière sera vaincue et finalement absorbée. Vue presque par la tranche, la galaxie spirale NGC 1532 s’étend sur environ 100 000 années-lumière. Cette paire de galaxies est assez semblable à la paire de galaxies formée par M51 (la Galaxie du Tourbillon, NGC 5194) et une petite galaxie irrégulière NGC 5195. On voit cependant ce dernier couple de face. (Image Credit & Copyright: Vikas Chander)
11 décembre 2025
REPRISE du texte du 8 janvier 2020, du 10 mai 2018 et du 10 février 2016

 

C’est un exemple de violence à l’échelle cosmique. L’immense galaxie lenticulaire NGC  1316 (et non elliptique) distante d’environ 62,5 millions d’années-lumière. Elle est située dans la constellation australe du Fourneau. La distance de Hubble de la petite galaxie spirale intermédiaire NGC 1317 est 27,0 Mpc (88 millions d’années-lumière), située à droite de son centre sur cette image (en réalité au nord de NGC  1316), passablement plus éloignée que NGC 1316. Cependant, l’étude de ce couple par les astronomes les a conduits à émettre l’hypothèse qu’elles sont entrées en collision par le passé. Cette collision aurait produit d'immenses courants d'étoiles formant des boucles et des coquilles. Sur cette image télescopique d'une grande netteté, les régions centrales de NGC 1316 et NGC 1317 apparaissent nettement séparées. Les bandes de poussière complexes visibles en leur sein indiquent également que NGC 1316 est elle-même le résultat d'une fusion de galaxies survenue dans un passé lointain. Située à la périphérie de l'amas de galaxies du Fourneau, NGC 1316 est connue sous le nom de Fourneau A ou Fornax A. C'est l'une des galaxies les plus lumineuses de cet amas et c'est aussi l'une des sources radio célestes des plus fortes et des plus vastes. Son émission radio s'étend bien au-delà de ce champ de vision d'un degré de large. (Image Credit & Copyright: Simone Curzi and the ShaRA Team)
4 décembre 25

En bas à gauche, NGC 6872 est vraiment une immense galaxie spirale barrée, la plus vaste connue à ce jour. Dans sa plus grande dimension, elle s’étend sur 500 000 années-lumière, c’est cinq fois plus que notre galaxie la Voie lactée. Elle est à environ 230 millions d’années-lumière dans la constellation australe du Paon. Ses bras étirés évoquent les ailes d’un oiseau géant, d’où son surnom de galaxie du Condor. Les extrémités de ses bras renferment plusieurs amas d’étoiles bleutées ainsi que des régions de formation stellaire. L’immense étendu de ses bras provient des interactions gravitationnelles passées avec la plus petite galaxie voisine visible au nord de NGC 6872. D'autres membres du groupe de galaxies du sud du Paon sont dispersés dans ce magnifique portrait de groupe de galaxies, avec la galaxie elliptique géante dominante, NGC 6876, au-dessus et à droite de la galaxie du Condor (au sud-est). (Image Credit & Copyright: Adam Block)
19 aout 2025

Qu’arrive-t-il à cette galaxie? NGC 2685 est une galaxie à anneau polaire dont la confirmation ne fait aucun doute. Les étoiles, le gaz et la poussière des galaxies à anneau polaire orbitent dans un plan perpendiculaire au disque plat de la galaxie. C’est une morphologie peu commune et on pense que c’est sans doute dû à la capture fortuite d’une autre galaxie par la galaxie à disque. Les débris capturés seraient alors mis en orbite dans l’anneau perpendiculaire au disque. Cependant, les propriétés observées de NGC 2685 suggèrent que la structure en hélice rotative est remarquablement ancienne et stable. Sur cette image très nette de la galaxie qui est aussi nommée sous les noms d’Arp336 ou de galaxie de l’Hélice, les étranges anneaux perpendiculaires sont très visibles lorsqu’ils sont devant le disque galactique. NGC 2685 mesure environ 62 000 années-lumière de diamètre et se trouve à 48 millions d'années-lumière de la Terre en direction de la constellation de la Grande Ourse (Ursa Major). (Image Credit & Copyright: Stefan Thrun)
14 juillet 2025

Il pleut des étoiles. Ce qui ressemble à un parapluie cosmique gigantesque est en réalité un courant de marée d’étoiles provenant du dépouillement d’une petite galaxie satellite par la grosse galaxie NGC 4651. Cette galaxie spirale aussi appelée la galaxie du Parapluie est à peu près de la même taille que notre galaxie, la Voie lactée, mais son parapluie cosmique lui procure une extension de quelque 100 000 années-lumière au-dessus de son disque. Une petite galaxie a probablement été déchiquetée par des rencontres répétées sur des orbites excentriques alors qu’elle passait de l’avant à l’arrière de NGC 4651. Les étoiles qui ont survécu vont sûrement s’approcher et s’intégrer à une galaxie qui deviendra plus grande au cours des prochains millions d’années. Cette image a été captée grâce à une longue exposition depuis l’Arabie saoudite. La galaxie du Parapluie est à environ 22,7 Mpc (74 millions d’années-lumière, et non 50 millions) en direction de la constellation de la Chevelure de Bérénice. (Image Credit & Copyright: CFHT, Coelum, MegaCam, J.-C. Cuillandre (CFHT) & G. A. Anselmi (Coelum))
30 juin 2025

Comment cette galaxie spirale a-t-elle pu être ainsi déformée? Même si on ne connait pas tous les détails, c'est sans doute un combat qui se déroule avec une plus petite galaxie voisine qui en est la cause. Cette galaxie porte le numéro 1810 dans le catalogue UGC (Uppsala General Catalogue), mais avec sa partenaire (UGC 1813) elle figure l'atlas d'Halton Arp (Atlas of Peculiar Galaxies) sous la cote Arp 273. La forme globale d'UGC 1810 et en particulier son anneau bleu externe proviennent surement de violentes interactions gravitationnelles avec UGC 1813. L'origine du bleu intense de l'anneau est la lumière émise par les jeunes étoiles massives et chaudes qui sont nées dans les derniers millions d'années. L'intérieur d'UGC 1810 est constitué d'étoiles plus jeunes et en conséquence il est plus jaunâtre. Comme dans les autres galaxies spirales, les bras internes sont striés de filaments sombres de poussière. Les étoiles hérissées que l'on voit sur l'image appartiennent à notre galaxie, la Voie lactée. On peut aussi voir sur l'image quelques galaxies lointaines. Arp 273 est à environ 300 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation d'Andromède. Il est fort probable que la galaxie UGC 1813 soit dévorée par UGC 1810 dans le prochain milliard d'années et que cette dernière arborera alors la forme d'une galaxie spirale normale. ( Image Credit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Processing & Copyright: Domingo Pestana)
1er juin 2025
REPRISE du 18 octobre 2020 et du 10 mai 2017

La galaxie spirale M81, entourée de bras bleus et parsemée de nébuleuses rouges, trône fièrement dans le coin supérieur gauche de cette magnifique image. Dans l’autre coin, marquée par une ligne centrale brillante et entourée de gaz rougeoyant, on aperçoit la galaxie irrégulière M82, aussi surnommée la galaxie du Cigare. Ces deux gigantesques galaxies sont engagées dans un combat gravitationnel depuis environ un milliard d’années. La gravité de chaque galaxie affecte considérablement l'autre à chaque passage à des intervalles de cent millions d'années. Lors de ce passage, la gravité de M82 a probablement induit des ondes de densité ondulante autour de M81, ce qui explique la richesse en nœud de formation d’étoiles de ses bras spiraux. Quant à M1, il a produit de sur M82 violentes régions de formation d'étoiles et des nuages de gaz en collision si énergétiques que la galaxie brille en rayons X. Nous voyons depuis la Terre ce combat titanesque à travers la faible lueur de la nébuleuse à flux intégré, un complexe peu étudié de nuages diffus de gaz et de poussière situé au-delà du plan de notre galaxie, la Voie lactée. Dans quelques milliards d'années, M81 et M82 fusionneront et il ne restera plus qu'une seule galaxie. (Image Credit & Copyright: Collaborative Astrophotography Team (CAT))
7 mai 2025

Cette photographie de deux de la quarantaine de galaxies du groupe de M81 a été réalisée grâce à un temps d’exposition de 38 heures avec un simple appareil photo et un petit télescope. M81, la galaxie dominante du groupe, avec ses grands bras spiraux et son bulbe jaune vif, se trouve près du centre de l’image. M81 est aussi connue sous le nom de galaxie de Bode et elle s’étend sur environ 100 000 années-lumière. Au-dessus de M81, on peut voir M82, irrégulière en forme de cigare. Ces deux galaxies sont engagées dans un combat gravitationnel depuis un milliard d'années. La gravité de chaque galaxie a profondément affecté l'autre lors d'une série de rapprochements cosmiques. Leur dernier rapprochement a duré environ 100 millions d’années. C’est ce qui a probablement provoqué des ondes de densité ondulant autour de M81, créant des régions de formation d'étoiles massives le long des bras spiraux de M81. M82 a également conservé de violentes régions de formation d'étoiles et des nuages de gaz en collision si énergétiques que la galaxie brille en rayons X. Au cours des prochains milliards d'années, leurs interactions gravitationnelles continues aboutiront à une fusion, et il ne restera plus qu'une seule galaxie. Un autre membre du groupe de M81 se trouve près du cadre inférieur à gauche. Il s’agit de NGC 3077. À l’échelle cosmique qui se compte en milliard d’années, le groupe de M81 est relativement rapproché à seulement 12 millions d’années-lumière. La majorité des galaxies de ce groupe sont situées dans la constellation boréale de la Grande Ourse, mais certaines sont dans les constellations voisines de la Girafe et du Dragon. (Image Credit & Copyright: Daniel Yang K.)
10 mars 2025

Pourquoi cette galaxie ressemble-t-elle à un légume frisé? La galaxie spirale de la Tête de violon doit probablement son aspect spiral déformé à une interaction gravitationnelle avec sa proche compagne elliptique NGC 770, visible juste en dessous. NGC 772 est aussi désignée comme NGC 772 ou encore Arp 78. Elle s’étend sur plus de 200 000 années-lumière et elle un peu plus de 100 000 années-lumière des étoiles de notre galaxie en direction de la constellation du Bélier. Sur cette image, la Tête de Violon semble accompagnée d’une compagne duveteuse. Il s’agit de la comète 43P/Wolf-Harrington. Bien que la comète semble accompagner la galaxie, elle est en réalité beaucoup plus près de nous, à seulement quelques minutes-lumière, au cœur de notre système solaire. La comète n'atteindra jamais la lointaine galaxie spirale et n'y est pas physiquement apparentée. Par un heureux hasard de perspective, ces deux merveilles cosmiques partagent brièvement la même image prise à la fin de l'année dernière depuis Calern, en France. (Image Credit & Copyright: Jean-François Bax & Serge Brunier, OCA/C2PU; Text: Ogetay Kayali (Michigan Tech U.))
12 mars 2025

La galaxie géante cataloguée sous la désignation LEDA 1313424 est environ deux fois et demie plus vaste que notre galaxie, la Voie lactée. Son aspect remarquable sur cette image récemment publiée sur le site Hubblesite suggère fortement le nom de « galaxie de la Cible ». À sa forme, on reconnait aisément qu’il s’agit d’une galaxie à anneaux. Confirmées par des observations télescopiques, LEDA 1313424 possède neuf anneaux qui entourant son centre comme les vagues d'un caillou tombé dans un étang. Il va de soi que le caillou qui est entré en collision avec cette cible était aussi une galaxie. Les observations télescopiques identifient la galaxie naine bleue au centre gauche comme le collisionneur probable, passant par le centre de la galaxie géante et formant des anneaux concentriques dans le sillage de leur interaction gravitationnelle. La galaxie de la Cible est à environ 567 millions d’années-lumière de la Terre en direction de la constellation des Poissons. À la distance estimée de LEDA 1313424, cette image couvre une région qui s’étend sur environ 530 000 années-lumière. (Image Credit: NASA, ESA, Imad Pasha (Yale), Pieter van Dokkum (Yale)
7 février 2025
Note : certaines données des références NASA/IPAC et Simbad ne sont pas à jour et en contradiction avec celles indiquées dans le texte de l’APOD.

Les étoiles colorées de cette image qui présentent des pics de diffraction sont à l'intérieur de la Voie lactée, alors que les deux galaxies sont extrêmement plus loin, à quelque 300 millions d’années-lumière. Leur aspect déformé et tordu vient des marées gravitationnelles mutuelles qui se produisent lorsque deux galaxies passent près l’une de l’autre. Ces deux galaxies (UGC 1810 et UGC 1813) figurent dans l’« Atlas of Peculiar Galaxies » de Halton Arp sous le numéro 273. Ces deux galaxies nous paraissent étranges, mais on sait maintenant que de tels couples en interaction sont courants dans l’Univers. Plus près de nous, à seulement 2 millions d’années-lumière, ce qui est peu à l’échelle de l’Univers, la grande galaxie spirale d'Andromède (M31) se rapproche inexorablement de la Voie lactée. Les rencontres répétées de galaxies à l'échelle du temps cosmique aboutissent finalement à une fusion en une seule galaxie d'étoiles. De notre point de vue, les noyaux brillants des galaxies Arp 273 ne sont séparés que par un peu plus de 100 000 années-lumière. (Image Credit & Copyright: Dave Doctor)
9 janvier 2025

Dans quelques milliards d’années, il ne restera à cet endroit qu’une seule galaxie. D’ici là, les galaxies spirales NGC 2207 et IC 2163 fusionneront lentement, créant des marées de matière, des nappes de gaz en collision, des bandes sombres de poussières, des sursauts de formation d’étoiles et des flots d’étoiles et de gaz expulsés. Cette image en fausses couleurs provient de données captées par les télescopes spatiaux Hubble en lumière visible et Webb dans le domaine de l’infrarouge. Selon les prédictions des astronomes, NGC 2207, la plus vaste galaxie à droite, va engloutir IC 2163. La plus récente rencontre a culminé il y a environ 40 millions d’années, mais depuis, la plus petite galaxie, se déplaçant autour de la plus vaste dans le sens antihoraire, est maintenant légèrement derrière NGC 2207. L'espace entre les étoiles est si vaste que lorsque des galaxies entrent en collision, les étoiles qui les composent n'entrent que très rarement en collision. (Image Credit: NASA, ESA, CSA, STScI)
6 janvier 2025

Quel est le type de cette étrange galaxie? La structure de cette galaxie est rare et on lui a donné le nom de galaxie à anneau polaire. Elle semble avoir deux anneaux différents de gaz et d’étoiles. Pour NGC 660, un anneau d’étoiles, de gaz de poussière sombre apparaît presque vertical, tandis qu’un autre anneau similaire, mais plus court s'étend en diagonale. L’origine de la structure des galaxies à anneau polaire est un sujet de recherche, mais la théorie la plus probable est que cela vient d’une collision entre deux galaxies possédant des plans centraux d’anneau différents. Le diamètre de NGC 650 est d’environ 39,6 parsecs (129 années-lumière) (la donnée de l’APOD est erronée) et elle est à 13,6 Mpc (44 années-lumière) de la Voie lactée en direction de la constellation des Poissons. Cette image a été captée récemment à l'Observatoire El Sauce au Chili. (Image Credit & Copyright: Mike Selby)
18 décembre 2024

M51 est une paire de galaxies en interaction fascinante et c’est la 51e entrée du célèbre catalogue de Charles Messier. Cette galaxie, sans doute une structure spirale en forme de tourbillon vue presque de face originalement, est aussi désignée dans le New General Catalogue par NGC 5194. Ses bras spiraux et ses bandes de poussières obscurcissent sa compagne, la plus petite galaxie lenticulaire NGC 5195. M51 est à environ 27,4 millions d’années-lumière de la Voie lactée à l’intérieur des frontières de la constellation des Chiens de chasse. Vue à l’œil nu ou directement dans un télescope, M51 semble assez floue, mais cette remarquable image montre d’étonnants détails en vives couleurs de cette paire de galaxies et des courants de marée provoqués par leur rencontre. L’image comprend des données captées à travers un filtre à bande étroite pour mettre en évidence un vaste nuage rougeâtre de gaz d'hydrogène ionisé récemment découvert dans le système M51 et connu par certains sous le nom de falaises H-alpha. L’image montre aussi des nuages de poussière de la Voie lactée et des galaxies lointaines captés dans une vue à large champ. Cette image est une collaboration de plusieurs astronomes amateurs qui s’est prolongée pendant l’équivalent de trois semaines de temps d’exposition. (Image Credit & Copyright: The Deep Sky Collective - Tim Schaeffer, Carl Björk, Steeve Body, Fabian Neyer, Aki Jain, Ryan Wierckx, Paul Kent, Brian Valente, Antoine & Dalia Grelin, Nicolas Puig, Stephen Guberski, Mike Hamende, Julian Shapiro, John Dziuba, Mikhail Vasilev, Bogdan Borz, Adrien Keijzer)
13 décembre 2024

Les vingt galaxies de cette image font partie d’un ambitieux relevé astronomique des courants stellaires de marée. Chaque panneau présente une vue composite soit une image profonde et inversée tirée d'études d'imagerie accessibles au public d'un champ qui entoure une image des galaxie massives proches. Les images inversées révèlent des structures cosmiques faibles, des courants stellaires de plusieurs centaines de milliers d'années-lumière de diamètre, qui résultent de la perturbation gravitationnelle et de la fusion éventuelle de galaxies satellites dans l'univers local. De telles études de fusions et d'interactions gravitationnelles de marée entre des galaxies massives et leurs galaxies satellites naines sont des guides essentiels pour les modèles actuels de formation des galaxies et de cosmologie. Évidemment, la détection de courants stellaires dans la galaxie voisine d'Andromède et dans notre propre Voie lactée offre également des preuves spectaculaires de la perturbation continue des galaxies satellites au sein de notre Groupe local de galaxies. (Image Credit: David Martinez Delgado et al.)
27 septembre 2024

Pour certains, cette formation ressemble à un pingouin. Mais, pour les astronomes, c’est un exemple intéressant de deux grandes galaxies en interaction gravitationnelle. Il y a quelques centaines de millions d’années, la galaxie NGC 2936 en haut de cette image était probablement une galaxie spirale normale en rotation qui créait des étoiles et vaquait à ses occupations. Puis, elle s’est trop rapprochée de la galaxie elliptique massive NGC 2937 située en dessous. Elle a plongé à l’intérieur de celle-ci. Ces deux galaxies aussi connues sous la désignation d’Arp 142, elles sont les vedettes de cette nouvelle image du télescope spatial James Webb en lumière infrarouge et du télescope spatial Hubble en lumière visible, qui apparaît lorsque passe le pointeur au-dessus de l’image. NGC 2936 est non seulement déviée, mais aussi déformée par cette rencontre rapprochée. Lorsque des galaxies massives se croisent, certaines de leur région gazeuse sont compressées et de nouvelles étoiles naissent dans celles-ci. D’ailleurs, comme on peut le voir sur l’image, un jeune groupe d’étoiles est visible dans le nez du pingouin dans la partie supérieure droite, tandis qu’au centre de brillantes étoiles ressemblent à son œil. D’ici un milliard d’années, peut-être davantage, les deux galaxies fusionneront probablement en une seule galaxie plus vaste. . (Image Credit: NASA, ESA, CSA, STScI; Hubble Rollover Reprocessing & Copyright: Raul Villaverde)
30 juillet 2024

NGC 3169 est la galaxie spirale qui est à gauche de ce joli paysage cosmique. Cette galaxie qui semble emmêlée comme boule de fil est à environ 70 millions d’années-lumière de nous dans la petite constellation du Sextant, juste sous Régulus, l'étoile alpha de la constellation du Lion. Ses bras spiraux sont fortement déformés en plusieurs endroits par la gravité de sa voisine à gauche NGC 3166, une interaction assez répandue dans l'Univers et même dans la partie que la Voie lactée occupe. Cette image s'étend sur un angle de 20 minutes d'arc, soit environ 400 000 années-lumière. Ces deux galaxies de même que NGC 3165, la petite galaxie à droite, font partie du groupe galactique du Lion II. Les radiations émises par NGC 3169 couvrent tout le spectre électromagnétique, des ondes radio jusqu'au rayon X. C'est donc une galaxie à noyau actif (GNA) qui abrite un trou noir supermassif dans son cœur. (Image Credit & Copyright: Christophe Vergnes, Aziz Kaeouach)
23 mai 2024
REPRISE du texte du 2 mars 2023, du 6 novembre 2015 et du 28 mars 2013.

Quelque chose d’étrange est arrivé à cette galaxie, mais quoi? Connue sous le nom de Galaxie du Cigare et cataloguée sous le nom de M82, du gaz et de la poussière rougeoyants sont projetés depuis le centre. Bien que cette galaxie témoin d’un sursaut de formation d’étoiles ait sûrement été agitée par un passage récent près de sa voisine, la grande galaxie spirale M81, cela n'explique pas complètement la source du gaz et de la poussière en expansion vers l'extérieur, qui brillent en rouge. Les preuves indiquent que cette matière est chassée par les vents de particules émergents combinés de nombreuses étoiles, créant ensemble un super vent galactique. L’image à gauche a été captée en lumière visible par le télescope spatial Hubble, alors que celle de droite en infrarouge provient du télescope spatial James Webb nous montre la région centrale de la galaxie. Une inspection détaillée de la nouvelle image Webb montre, de manière inattendue, que cette poussière rougeoyante est associée au plasma chaud. Les recherches sur la nature de cette étrange galaxie voisine se poursuivront sûrement. (Image Credit: NASA, ESA, CSA, STScI, Alberto Bolatto (UMD))
15 avril 2024

Au cœur de l’amas de la Vierge se trouve un alignement de galaxies connu sous le nom de chaîne de Markarian. Celles que l’on désigne comme les Yeux de Markarian sont deux des galaxies en interaction de cette chaîne, NGC 4438 (à gauche) et NGC 4435. Situées à environ 50 années-lumière, ces deux galaxies semblent être séparées de 100 000 années-lumière dans ce gros plan, mais elles se sont probablement rapprochées à quelque 16 000 années-lumière dans le passé. Les marées gravitationnelles résultant de cette rencontre ont arraché quelques-unes de leurs étoiles, de leur gaz et de leur poussière. C’est la plus massive des deux, NGC 4438, qui a été la grande vainqueur de cette collision au profit de NGC 4435. On peut apercevoir sur cette image plusieurs galaxies lointaines. (Image Credit & Copyright: Mike Selby)
20 mars 2024

Est-ce que cette galaxie se précipite dans un anneau géant d'étoiles? Probablement pas. Même si la dynamique précise de la configuration illustrée sur cette image n'est pas connue avec certitude, on est convaincu que NGC 7714 a été étirée et déformée par une récente collision entre deux galaxies voisines. La galaxie voisine plus petite, NGC 7715, située à gauche hors du champ de cette image, serait passée directement au travers de NGC 7714. Des observations montrent que l'anneau doré est constitué de millions d'étoiles âgées du même type que le Soleil qui se déplace probablement avec les étoiles bleues à l'intérieur. Cela contraste avec le centre brillant de NGC 7714 qui semble être le siège d'un sursaut de formation de jeunes étoiles. NGC 7714 est à environ 100 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation des Poissons. Les interactions entre ces deux galaxies ont sans doute débuté il y a environ 150 millions d'années et elles devraient continuer pour plusieurs centaines de millions. Il n'y aura finalement qu'une seule galaxie centrale visible. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble Legacy Archive; Processing & Copyright: Rudy Pohl)
17 mars 2024
REPRISE 9 octobre 2019

Combien d’étoiles naissent lorsque deux galaxies entrent en collision? Cette image de la galaxie AM 1054-325 a été publiée récemment et pour celle-ci, la réponse est des millions. On pourrait penser que des étoiles sont détruites, mais elles ne se rencontrent que très rarement. La galaxie AM 1054-325 et une galaxie rapprochée tournent l’une autour de l’autre et leur interaction gravitationnelle a déclenché des mouvements des nuages gazeux, produisant ainsi des zones de compressions qui ont donné naissance à des étoiles. Le taux de naissance d’étoiles est très élevé dans les débris gazeux qui s’étendent du corps jaunâtre d’AM 1054-35 vers l’autre galaxie. L’hydrogène qui entoure les nouvelles étoiles brille en rose, alors que les étoiles nouvellement nées brillent en bleu, presque blanc, en se regroupant en pépinières compactes de milliers, voire de millions d’individus. AM 1054-325 est parsemé de plus d’une centaine d’amas stellaires presque ponctuels d’un bleu intense, dont quelques-uns ressemblent à un collier de perles. L’analyse des radiations ultraviolettes de cette galaxie a permis de déterminer que la plupart des étoiles sont âgées de moins de 10 millions d’années, des bébés stellaires. Plusieurs de ces amas pourraient se transformer en amas globulaires. Le groupe d’étoiles situé à l’extrémité inférieure de cette image pourrait même se détacher et former une petite galaxie. (Image Credit: NASA, ESA, STScI; Processing: J. English (U. Manitoba); Science: M. Rodruck (Penn State U. & Randolph-Macon C.) et al.; Text: Jayanne English (U. Manitoba).)
20 février 2024

S’agit-il d’une ou de deux galaxies? Cette question est née en 1950 lorsque l’astronome Arthur Hoag a par chance découvert ce mystérieux objet extragalactique. L’extérieur de cet objet est un anneau dominé par de brillantes et jeunes étoiles bleues, alors qu’on trouve en son centre une boule d’étoiles beaucoup plus rouges, des étoiles beaucoup plus anciennes. Entre les deux se trouve un vide presque entièrement noir. La manière dont l’objet de Hoag s’est formé avec son anneau d’étoiles et de gaz presque parfaitement circulaire demeure inconnue. Parmi les hypothèses de son origine, on pense qu’il pourrait s’agir d’une collision galactique il y a des milliards d’années et qu’alors l’effet gravitationnel d’une barre centrale aurait depuis disparu. Cette photographie avait été d’abord prise par le télescope spatial Hubble et elle a récemment été retraitée en utilisant un algorithme issu de l’intelligence artificielle pour réduire le bruit de fond. Des observations en ondes radio montrent qu’aucune galaxie ne s’est ajoutée à l’objet de Hoag au cours du dernier milliard d’années. L’envergure de l’objet de Hoag est d’environ 100 000 années-lumière et il est à quelque 600 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Serpent. On peut voir plusieurs galaxies lointaines dans les environs de l’objet de Hoag et, par pure coïncidence, une autre galaxie à anneau dans le vide à environ sept heures. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble; Processing: Benoit Blanco)
18 février 2024
REPRISE du 27 novembre 2019

Est-ce que ces deux galaxies sont réellement reliées entre elles? Certainement, elles le sont par la gravité. Le résultat de cette fusion partielle ressemble à un énorme cœur cosmique, du moins pour le moment. Cette paire, NGC 4038 et NGC 4039, est connue sous le nom des galaxies des Antennes. Comme elles sont à seulement 60 millions d’années-lumière, ce qui est près de nous à l’échelle intergalactique, elle est l’une des paires en interaction gravitationnelle la plus étudiée. Leur forte attraction a commencé il y a environ un milliard d’années, alors qu’elles passaient inhabituellement près l’une de l’autre. Lorsque deux galaxies fusionnent ainsi, leurs étoiles entrent rarement en collision, mais de nouvelles étoiles naissent lorsque leurs gaz et leurs nuages de poussière s’entrechoquent. Par exemple, de nouvelles étoiles se sont déjà formées dans les longues antennes de ce duo. Des milliards d’étoiles se seront sans doute formées lorsque la fusion des deux comparses sera terminée dans plus d’un milliard d’années. (Image Credit & Copyright: Kent E. Biggs)
7 février 2024

C'est une danse à la mort. Alors que se déroule ce duel entre ces deux grosses galaxies, un pont cosmique d'étoiles, de gaz et de poussière de 75 000 années-lumière s'est formé et les a réunies. Ce pont témoigne de la rencontre rapprochée entre ces deux immenses systèmes d'étoiles et des violents effets de marée alors provoqués par leur gravité mutuelle. La galaxie spirale vue de face à droite est NGC 3808A et elle arbore plusieurs jeunes amas d'étoiles bleues qui sont nées lors du sursaut de formation d'étoiles induit par cette rencontre. L'autre galaxie spirale vue de face à gauche est NGC 3808B. Elle semble enveloppée dans le pont de matière reliant les galaxies et entourée d'un étrange anneau polaire. Réunies, ces deux galaxies ont été classifiées dans le catalogue des galaxies particulières d'Halton Arp sous la cote Arp 87. Ces interactions gravitationnelles se déroulent sur des milliards d'années, mais des rencontres répétées à courte distance devraient ultimement résulter dans la mort d'une des galaxies, car l'une d'elles sera finalement absorbée par l'autre. Même si ce scénario semble bien particulier, on pense que les fusions de galaxies sont très courantes. Arp 87 est un avant-goût d'une telle fusion. La paire de galaxies d'Arp 87 est à environ 300 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Lion. La galaxie spirale à gauche et sous NGC 3808B est beaucoup plus éloignée et elle ne participe pas à la fusion galactique d'Arp 87. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble; Processing: Harshwardhan Pathak))
24 octobre 2023
REPRISE du texte du 9 décembre 2015 et du 11 aout 2019

Qu’est-il arrivé à cette galaxie spirale? Il y a quelques centaines de millions d'années, la plus grosse galaxie de l’image (NGC 2936) était probablement une galaxie spirale ordinaire tournant sur elle-même, créant des étoiles et s'occupant de ses affaires. Mais elle s'est rapprochée trop près de la galaxie elliptique massive NGC 2937 et elle a plongé lentement vers celle-ci. Elle a non seulement été déviée de sa course, mais elle a aussi été fortement déformée par la gravité de NGC 2937. À cause de la forme de NGC 2936, certains lui ont donné le nom de galaxie du Marsouin. Vers la partie supérieure gauche de NGC 2936, c'est un sursaut de formation de jeunes étoiles bleues qui forme le bec du marsouin, alors que son œil est un peu plus haut à gauche. On peut aussi s'imaginer que cette paire de galaxies qui porte le numéro 142 dans le catalogue Arp des galaxies particulières est un pingouin qui protège son œuf. Peu importe l'image que l'on s'en fait, on voit bien que cette galaxie déformée est parcourue vers le bas par des rubans sombres complexes de poussière parsemés de jeunes étoiles bleues. Arp 142 est à environ 300 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation de l'Hydre. Ces deux galaxies n'en formeront plus qu'une dans environ un milliard d'années. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Processing & Copyright: Basudeb Chakrabarti)
25 septembre 2023
REPRISE du texte du 10 mai 2020

Cette image nous montre deux grandes galaxies qui sont en train de fusionner. Dans l’Atlas of Peculiar Galaxie de Halton Arp, cette paire de galaxies porte le numéro 93. Arp 93 est à environ 200 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Verseau. Les deux galaxies sont NGC 7284 (à gauche) et NGC 7285. Il y a encore 20 000 années-lumière entre leur noyau, mais le vaste courant de marée provenant de leur interaction gravitationnelle s’étend vers le bas de l’image sur plus de 200 000 années-lumière. Les galaxies en interaction prennent un aspect particulier, mais on pense maintenant qu’elles sont très répandues dans l’Univers. D’ailleurs, plus près de nous, la grande galaxie spirale d’Andromède s’approche de la Voie lactée. Arp 93 pourrait sans doute ressembler à ce que deviendront les deux plus grosses galaxies du Groupe local. (Image Credit & Copyright: Mike Selby, Observatorio El Sauce)
16 aout 2023

La 51e entrée dans le célèbre catalogue de Charles Messier est une paire de galaxies en interaction gravitationnelle. M51, la grande galaxie spirale vue presque de face, est aussi désignée comme NGC 5194 dans le catalogue de John Dreyer, le New General Catalogue. Ses bras spiraux parsemés de pouponnières rosâtres d’étoiles et ses couloirs de poussière s’étendent jusqu’à l’avant de sa galaxie compagne, NGC 5195. À environ 27,4 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation des Chiens de chasse, la galaxie du Tourbillon, autre nom donné à M51, semble pâle et floue lorsqu’on la regarde directement dans l’oculaire d’un télescope. Cette magnifique image montre cependant les couleurs époustouflantes de la paire de galaxies et du vaste nuage de débris de marée qui les accompagne. Cette image a été réalisée grâce à la collaboration d’astrophotographes qui ont pendant dix nuits recueilli pendant plus de 118 heures des données à travers des filtres optiques à bande étroite. L’image montre également un vaste nuage lumineux d’hydrogène gazeux rougeâtre découvert récemment dans M51. (NDT Ce nuage est à environ 13 minutes d’arc au nord des deux galaxies, qui est à la droite sur cette image.) (Image Credit & Copyright: The Deep Sky Collective - Carl Björk, Thomas Bähnck, Sebastian Donoso, Jake Gentillon, Antoine and Dalia Grelin, Stephen Guberski, Richard Hall, Tino Heuberger, Jason Jacks, Paul Kent, Brian Meyers, William Ostling, Nicolas Puig, Tim Schaeffer, Felix Schöfbänker, Mikhail Vasilev)
11 aout 2023

Les grandes galaxies peuvent grossir en mangeant les plus petites. Même notre galaxie, la Voie lactée, pratique ce cannibalisme en absorbant grâce à sa force gravitationnelle les petites galaxies qui s’en approchent de trop près. En fait, cette pratique très répandue dans l’Univers est bien illustrée par la paire de galaxies de cette photo. Ces galaxies sont situées dans la constellation de l’Éridan, la Rivière Céleste. Située à plus de 50 millions d’années-lumière, la grosse galaxie spirale déformée, NGC 1532, est en lutte gravitationnelle avec la galaxie naine NGC 1531. Ces deux galaxies qui fusionneront fort probablement sont été capturées sur cette image très nette et détaillée par l’instrument Dark Energy Camera installé sur le télescope Víctor M. Blanco de quatre mètres de l’Observatoire interaméricain du Cerro Tololo au Chili. La paire NGC 1531/1532 est assez similaire à la paire de galaxies de M51 (NGC 5194/5195). (Image Credit & License: CTIO/NOIRLab/DOE/NSF/AURA; R. Colombari, M. Zamani & D. de Martin (NSF’s NOIRLab))
27 juillet 2023

Cette galaxie déformée, c’est NGC 2442 (aussi désignée comme NGC 2443) et elle est dans la constellation du Poisson volant. Distance que quelque 75 millions d’années-lumière, cette galaxie possède deux bras spiraux qui partent d’une barre centrale et qui lui donne l’apparence d’un crochet comme on peut la voir sur cette image télescopique. Parsemée d’étoiles de notre galaxie, l’image montre aussi les rubans sombres de poussière de cette galaxie ainsi que des amas de jeunes étoiles bleues et des pouponnières rougeâtres d’étoiles entourant son noyau jaunâtre où habitent des étoiles plus anciennes. Les régions rougeâtres de formation d’étoiles semblent cependant plus concentrées et plus nombreuses le long du bras étiré en haut à droite. La déformation de cette galaxie est sans doute le résultat d’une ancienne rencontre rapprochée avec la galaxie plus petite (PGC 21457) située en haut à gauche de l’image. La distance entre ces deux galaxies en interaction est estimée à environ 2 millions d’années-lumière. (Image Credit & Copyright: Nicolas Rolland, Martin Pugh)
1er avril 2023

NGC 3169 et  NGC 3166. Voir le texte du 23 mai 2024. (Image Credit & Copyright: Mike Selby & Mark Hanson)
2 mars 2023
REPRISE du texte du 6 novembre 2015 et du 28 mars 2013.

La galaxie particulière Arp 78 est située dans la constellation du Bélier, à quelque 100 millions d’années-lumière à l'arrière des étoiles et des nébuleuses de notre galaxie, la Voie lactée. Cette galaxie porte aussi le numéro de catalogue NGC 772 et elle a un diamètre de plus de 200 000 années-lumière. Elle est dotée d'un bras spiral qui se projette vers l'extérieur de façon notable. Ce bras spiral apparaît en gros plan sur cette image. Ce bras spiral avec ses vastes voies poussiéreuses et ses nombreux amas ouverts de jeunes étoiles bleues nous montre que la galaxie Arp 78 subit sans doute des effets de marée gravitationnelle à l’échelle galactique. La galaxie rapprochée NGC 770 à droite et au-dessus de NGC 772 est sans doute à l’origine de cette interaction gravitationnelle. On peut aussi voir sur l’image d’autres galaxies plus distantes. Intégrée dans un pâle flux d’étoiles que l’on ne voit que sur de longues expositions télescopiques, l’apparence floue et elliptique de NGC 770 contraste avec les teintes jaunâtres des étoiles hérissées de la Voie lactée visibles au premier plan. (Image Credit & Copyright: Josep Drudis)
23 février 2020

La photographie du jour nous montre une collision entre deux galaxies spirales. Il n’y a pratiquement pas de collision entre les étoiles lors d’une rencontre entre deux galaxies, car une galaxie est essentiellement constituée de vide, le volume des étoiles étant négligeable. Mais pendant la collision, l’interaction gravitationnelle entre les galaxies produit une déformation considérable de celles-ci. Les gaz et la poussière des galaxies se mélangent et produisent des ondes de choc propices à la création de pouponnières stellaires. On pense qu’il est même possible d’assister à la fusion des trous noirs supermassifs de cœur des galaxies comme cela semble être le cas pour NGC 6240. Mais ces événements concernent des structures aux dimensions si grandes qu’elles se déroulent à une échelle de temps hors de la portée des observations des astronomes, des centaines de millions d’années. La petite galaxie à gauche fait aussi partie de ce trio galactique et elle est aussi connue sous la désignation NGC 5679. Ce trio aussi connu sous le nom d’Arp 274 s’étend sur une distance d’environ 200 000 années-lumière et est à 400 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de la Vierge. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble; Processing & Copyright: Mehmet Hakan Özsaraç)
23 janvier 2023
REPRISE du texte du 7 avril 2009

Ces deux galaxies sont très éloignées, à environ 12 millions d’années-lumière en direction de la constellation de la Grande Ourse, mais en termes de distance cosmique elles sont très rapprochées de la Voie lactée et on les considère même comme des voisines du Groupe local de galaxies. À droite, on peut admirer les grands bras spiraux et le noyau jaunâtre de la galaxie M81 aussi connue sous le nom de galaxie de Bode du nom de son découvreur Johann Elert Bode. Sa taille approche les 100 000 années-lumière. À gauche, caractérisée par des gaz rouges et des nuages de poussière trône la galaxie irrégulière M82, aussi connue sous le nom de galaxie du Cigare. Ces deux galaxies sont engagées dans un combat gravitationnel depuis un milliard d’années. La gravité de chacune a profondément affecté l’autre lors d’une série de rencontres rapprochées. Leur dernière approche s’est éternisée sur environ 100 millions d’années et a fort probablement engendré des ondes de densités dans M81 qui ont formé ses bras spiraux densément peuplés de jeunes étoiles. La rencontre a aussi perturbé M82 qui a alors connu des régions de formation d’étoiles très actives. Les collisions engendrées entre les nuages de gaz de M82 ont été si violentes qu’elles ont provoqué une émission en rayons X de la galaxie. On pense que dans les prochains milliards d’années, leurs rencontres répétées entraineront une fusion qui entrainera la création d’une seule galaxie. Il y a aussi d’autres membres du groupe de M81 qui, dans une moindre mesure, participent à ce scénario. En dessous à droite de M81, on aperçoit la galaxie NGC 3077 qui est en interaction gravitationnelle à la fois avec M81 et M82, alors qu’en haut à droite se trouve la galaxie NGC 2976. Cette image a été réalisée pendant une nuit sombre dans les Alpes autrichiennes. Au premier plan de l’image, on distingue comme un voile brumeux. Il s’agit de nébuleuses à flux intégrées. Ce sont des nuages de poussière de faible densité situés au-dessus du plan de notre galaxie qui reflètent la lumière des étoiles. (Image Credit & Copyright: Andreas Aufschnaiter)
20 janvier 2023

Cette paire de galaxies brillantes en infrarouge est en train de fusionner à quelque 500 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Dauphin. Cette image provenant du télescope spatial James Webb nous montre ce méli-mélo cosmique sur fond de plusieurs galaxies encore plus éloignées et de quelques étoiles présentant des aigrettes de diffraction. Ensemble, ces deux galaxies s’étendent sur environ 100 000 années-lumière. L’image a été réalisée en utilisant les données recueillies par les instruments NIRCam (« Near-InfraRed Camera ») et MIRI (« Mid-InfraRed Instrument ») du télescope Webb. La réunion de ces deux domaines du spectre électrométrique permet de suivre la restructuration de l’échelle galactique qui a engendré ce fouillis sauvage de régions poussiéreuses, de pouponnières d’étoiles et de bras spiraux déformés. (Image Credit: ESA/Webb, NASA & CSA, L. Armus, A. Evans)
2 décembre 2022

Combien de galaxies interagissent entre elles ici? Ce regroupement de galaxies est appelé le Triplet de Wild (« Wild's Triplet ») en l’honneur de Paul Wild, un astronome qui l’a découvert au début des années 1950. Traduit en français, on pourrait le nommer le Triplet sauvage, ce qui lui convient assez bien, vu le nombre de galaxies brillantes dans cette région. On croyait que les trois plus vastes galaxies de cette image, cataloguées sous la désignation Arp 248, étaient en interaction. Des recherches plus récentes ont révélé que seules les deux plus grosses galaxies, celles du haut et du bas, s’affrontent dans un combat gravitationnel. La galaxie spirale du milieu est en réalité beaucoup plus éloignée comme sa voisine rougeâtre ainsi que les nombreuses autres galaxies de cette image réalisée en utilisant le télescope spatial Hubble. Un résultat impressionnant de cette joute de ces géants et l’énorme pont lumineux d’étoiles, de gaz et de poussière qui les relie sur près de 200 000 années-lumière. La lumière que nous voyons aujourd'hui d’Arp 248 a été émise il y a environ 200 millions d’années-lumière, alors que les dinosaures régnaient sur Terre. Les deux galaxies fusionneront probablement dans environ un milliard d’années pour former une seule grande galaxie spirale. (Image Credit: ESA/Hubble, NASA, Dark Energy Survey / DOE/ FNAL/ DECam /CTIO /NOIRLab /NSF/ AURA, J. Dalcanton)
8 novembre 2022

Suivez la poignée de la «grande casserole» et déplacez votre télescope juste un peu vers le sud-ouest de la dernière étoile brillante et vous pourrez admirer cette paire de galaxies en interaction cataloguée sous l'entrée M51 dans le célèbre catalogue de Charles Messier. La galaxie spirale qui occupe la majeure partie de cette image est aussi cataloguée sous l'entrée NGC 5194 et son nom populaire est la galaxie du Tourbillon. Ses bras spiraux et ses lignes sombres de poussière sont clairement devant sa galaxie compagne NGC 5195 (en haut). Cette paire de galaxies est à quelque 31 millions d’années-lumière de nous et est située à l'intérieur des frontières définies par l'UIA de la constellation des Chiens de chasse. Dans un petit télescope, M51 prend l'apparence d'une petite tache floue, mais des photos à longue exposition comme celle-ci nous montrent même les débris produits par les forces gravitationnelles de marée qui entourent la petite galaxie. Cette image a nécessité 90 heures de temps d’exposition à travers des filtres à bande étroite et elle nous révèle un vaste nuage rougeâtre d’hydrogène ionisé gazeux découvert dans le système de M51. (Image Credit & Copyright: Fabian Neyer)
2 septembre 2022
REPRISE du texte du 2 septembre 2021, du 19 octobre 2017 et du 2 mai 2015

Pour certains, cette galaxie ressemble à une roue de chariot. En effet, son anneau extérieur relié à son noyau central brillant par ce qui ressemble aux rayons d’une roue lui a valu le nom de galaxie de la Roue de chariot (ESO 350-40). Pour d’autres cependant, cela évoque une interaction complexe entre des galaxies qui demande plus d’explication. En compagnie des deux galaxies à gauche, la Roue de chariot est une partie d’un groupe de galaxies qui est à environ 500 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Sculpteur. Le diamètre de la jante de la roue est d’environ 188 000 années-lumière. Cette jante est composée de pouponnières d’étoiles contenant de multiples étoiles massives extrêmement brillantes. L’origine de l’anneau de cette galaxie provient d’une perturbation gravitationnelle causée par le passage d’une plus petite galaxie à travers elle. Ce passage a comprimé les gaz et la poussière interstellaire provoquant ainsi la création d’une onde de formation d’étoiles, similaire à une ondulation à la surface d’un étang. Cette récente image captée par le télescope spatial James-Webb nous révèle de nouveaux détails non seulement aux endroits où les étoiles naissent, mais aussi sur l’activité du trou noir supermassif au centre de la galaxie. (Image Credit: NASA, ESA, CSA, STScI, Webb ERO Production Team)
24 aout 2022

La galaxie du Tourbillon est une spirale classique. À moins de 30 millions d’années-lumière de distance et avec un diamètre de plus de 75 000 années-lumière, la galaxie M51 aussi désignée comme NGC 5194 est l’une de plus brillantes et des plus pittoresques du ciel de la Terre. Cette image est une composition numérique de plusieurs photos prises dans différentes couleurs par le télescope spatial Hubble et elle met en valeur plusieurs caractéristiques de M51 avec ses bras spiraux parsemés de pouponnières rosâtres où naissent des étoiles ainsi qu’avec ses nombreux amas ouverts de jeunes étoiles bleues. N’importe qui avec de bonnes jumelles peut apercevoir M51, mais avec moins de détails et sans les couleurs de l’image. M51 est une galaxie spirale de type Sc et elle est située dans la constellation des Chiens de chasse. M51 est la galaxie dominante d’un groupe de galaxie qui porte son nom. Le groupe de M51 compte au moins dix membres. Les astronomes pensent que l’interaction gravitationnelle avec la petite galaxie voisine (NGC 5195) est à l’origine de la structure spiralée de M51. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Processing & Copyright: Bernard Miller)
13 juin 2022

Notre galaxie, la Voie lactée, entrera-t-elle un jour en collision avec la galaxie d’Andromède (M31) ? Fort probablement, oui. Un relevé très précis des légers déplacements des étoiles de M31 par rapport aux autres galaxies sur les images récentes du télescope spatial Hubble montre que le centre de M31 pourrait être sur une trajectoire de collision frontale avec le centre de notre galaxie. Cependant, les incertitudes de mesure des vitesses latérales semblent assez élevées pour que le centre des deux galaxies ne se rencontre pas directement. Elles deviendraient alors suffisamment rapprochées pour que leurs halos s’entremêlent. Les deux galaxies deviendront alors liées gravitationnellement et après avoir tourné l’une autour de l’autre, elles finiront par fusionner pour devenir une grande galaxie elliptique. Mais, il faudra attendre quelques milliards d’années pour assister à ce lent spectacle. Cette image est une superposition d’images représentant le ciel d’une planète (la Terre ?) dans un avenir lointain lorsque la collision entre ces deux galaxies débutera. L’avenir incertain de notre Voie lactée et des autres galaxies du Groupe local demeurera probablement un sujet de recherche pour les années à venir. (Image Credit: NASA, ESA, Z. Levay and R. van der Marel (STScI); T. Hallas; and A. Mellinger)
6 juin 2022
REPRISE du texte du 4 juin 2012

Lorsqu’on veut comprendre comment une galaxie peut présenter la forme de celle de l’image du jour, il faut mener une enquête digne d’un détective. La grosse galaxie au centre est NGC 1316, une énorme galaxie elliptique qui a commencé, il y a environ 100 millions d’années, à dévorer la petite galaxie spirale NGC 1317 située en haut de la photo. Les ailes formées d’étoiles de part et d’autre de NGC 1316 et les veines sombres de poussière visibles sur la photo supporteraient cette hypothèse. Cependant, le peu d’amas globulaires visibles sur cette photo surprend les astronomes : une grosse galaxie elliptique a habituellement des amas globulaires plus nombreux et plus gros. De plus, ces amas sont beaucoup plus anciens que la collision entre les deux galaxies. On pense que ces amas viennent d’une galaxie encore plus ancienne et qu’ils auraient été intégrés pour la plupart à NGC 1316. Une autre caractéristique de NGC 1316 aussi connu comme Formax A étonne également les astronomes : ses lobes gazeux géants qui émettent quantité d'ondes radio. (Image Credit & Copyright: Capture: Greg Turgeon; Processing: Kiko Fairbairn)
17 mai 2022
REPRISE du texte du 9 septembre 2015

À quelque 60 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation australe du Corbeau, on peut observer une collision entre deux grosses galaxies, NGC 4038 et NGC 4039. Mais les étoiles de ces deux galaxies entrent très rarement en collision durant ce long processus de fusion qui peut durer un milliard d’années ou plus. Cependant, les grands nuages moléculaires et les nuages de poussière de ces deux galaxies peuvent en se pénétrant engendrer des épisodes intenses de formation d’étoiles en leur sein. S’étendant sur environ 500 années-lumière, cette magnifique photo nous montre aussi des amas d’étoiles et les longues traînées de matière qui s’étendent très loin du lieu de la collision. Ce sont évidemment ces longues traînées de matière qui ont inspiré le nom donné à cette galaxie, la galaxie des Antennes. Cette remarquable image prise depuis le sol de notre planète a été réalisé grâce à 88 heures d’exposition durant les années 2012 à 2021 et on peut y admirer les queues de marée des galaxies ainsi que d’autres galaxies en arrière-plan. (Image Credit & Copyright: Dietmar Hager, Eric Benson)
31 mars 2022
REPRISE du texte du 27 mars 2021

La galaxie particulière Arp 78 est située dans la constellation du Bélier, à quelque 100 millions d’années-lumière à l'arrière des étoiles et des nébuleuses de notre galaxie, la Voie lactée. Cette galaxie porte aussi le numéro de catalogue NGC 772 et elle a un diamètre de plus de 100 000 années-lumière. Elle est dotée d'un bras spiral qui se projette vers l'extérieur de façon notable. Ce bras spiral apparaît en gros plan sur cette image captée par le grand télescope de l’observatoire Gemini North niché au somme du volcan endormi Mauna Kea de l’île Hawaï. Ce bras spiral avec ses vastes voies poussiéreuses et ses nombreux amas ouverts de jeunes étoiles bleues nous montre que la galaxie Arp 78 subit sans doute des effets de marée gravitationnelle à l’échelle galactique. La galaxie rapprochée, mais hors du champ de vision de cette image, NGC 770 est sans doute à l’origine de cette interaction gravitationnelle. On peut aussi voir sur l’image d’autres galaxies plus distantes. (Image Credit & License: International Gemini Observatory / NOIRLab / NSF / AURA, Processing: T.A. Rector (Univ. Alaska Anchorage), J. Miller (Gemini Observatory/NOIRLab), M. Zamani & D. de Martin)
24 mars 2022

Les étoiles de cette image qui présentent des pics de diffraction sont à l'intérieur de la Voie lactée, alors que les deux galaxies sont extrêmement plus loin, à quelque 300 millions d’années-lumière. Les forces gravitationnelles de ces deux galaxies les attirent inexorablement l'une vers l'autre. Elles finiront éventuellement par fusionner pour ne former qu'une seule galaxie. Ces deux galaxies ont fait leur entrée en 1966 sous le numéro 273 dans l'atlas Arp des galaxies particulières construit par l'astronome américain Halton Arp. À l'époque, ces deux galaxies avaient surement une apparence hors de l'ordinaire, mais nous savons aujourd'hui qu'il existe de nombreux cas de rencontres galactiques dans l'Univers. Il se pourrait même la Voie lactée et la galaxie d'Andromède (M31) connaissent le même sort, car elles se rapprochent l'une de l'autre à une vitesse d'environ 300 km/s. Puisque M31 est à 2,5 millions d’années-lumière de la Voie lactée, un calcul rapide indique qu'elles se rencontreront dans 2,5 milliards d'années, soit avant que le Soleil ne se transforme en géante rouge après avoir épuisé son carburant, l'hydrogène. Dans le catalogue Uppsala (Uppsala General Catalogue), elles sont désignées sous la cote UGC 1810 et UGC 183 (la plus petite galaxie) alors que dans le PGC (Principal Galaxies Catalogue), c'est la cote PGC 8961 et PGC 8970. Les noyaux de ces deux galaxies ne sont distants que d'environ 100 000 années-lumière, soit une distance comparable au diamètre de notre galaxie. (Image Credit & Copyright: Jason Guenzel)
19 février 2022
REPRISE du texte du 5 janvier 2017 et du 21 avril 2011

Il pleut des étoiles. Ce qui ressemble à un parapluie cosmique gigantesque est en réalité un courant de marée d’étoiles provenant du dépouillement d’une petite galaxie satellite par la grosse galaxie NGC 4651. Cette galaxie spirale aussi appelée la galaxie du Parapluie est à peu près de la même taille que notre galaxie, la Voie lactée, mais son parapluie cosmique lui procure une extension de quelque 100 années-lumière au-dessus de son disque. Une petite galaxie a probablement été déchiquetée par des rencontres répétées sur des orbites excentriques alors qu’elle passait de l’avant à l’arrière de NGC 4651. Les étoiles qui ont survécu vont sûrement s’approcher et s’intégrer à une galaxie qui deviendra plus grande au cours des prochains millions d’années. Cette image a été captée à l’observatoire Canada-France-Hawaï (OCFH). La galaxie du Parapluie est à environ 50 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation de la Chevelure de Bérénice. (Image Credit & Copyright: CFHT, Coelum, MegaCam, J.-C. Cuillandre (CFHT) & G. A. Anselmi (Coelum))
7 février 2022

Quand ces galaxies se sont-elles engagées dans ce grand ballet gravitationnel? En réalité, seuls quatre membres du Quintette de Stephan sont emprisonnés dans un tango cosmique constitué de rencontres rapprochées et répétées qui se déroulent à quelque 300 millions d’années-lumière de la Voie lactée. L’intruse est facile à repérer sur cette récente image retraitée prise par le télescope spatial Hubble. Lest galaxies en interaction ont une couleur dominante plus jaunâtre. De gauche à droite, ce sont NGC 7319, 7318B, 71318A et 7317, en bas à droite. Ces galaxies ont aussi tendance à présenter des boucles et des queues déformées provenant des effets perturbateurs de marées gravitationnelles. La galaxie à dominante bleuâtre est NGC 7320. Elle est à 40 millions d’années-lumière de la Voie lactée et elle ne participe donc pas à la danse cosmique des quatre autres galaxies. Les données et les modèles développés montrent que NGC 7318B est entré dans la danse dans un passé relativement récent. On a découvert récemment un halo de vieilles étoiles rouges autour du Quintette de Stephan. La présence de ces vieilles étoiles indique que l’interaction de certaines de ces quatre galaxies a commencé il y a plus d’un milliard d’années. On peut observer le Quintette de Stephan avec un télescope de taille moyenne en le pointant vers la constellation de Pégase. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble Legacy Archive; Processing & Copyright: Bernard Miller)
18 décembre 2021
Reprise du 3 juin 2019

Ces deux galaxies sont en train de fusionner en une seule après, croit-on, avoir passé l’une à travers l’autre. À cause de leur longue queue, on les surnomme quelquefois les « Souris ». Cette collision a créé la forme particulière de cette galaxie dont le numéro de catalogue est NGC 4676. Cette galaxie est située à 300 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de la Chevelure de Bérénice. Cette photographie a été prise par l’appareil photo ACS («Advanced Camera for Surveys») du télescope Hubble. Cette caméra est plus sensible que les précédentes et la largeur de son champ de vision est supérieure. Plusieurs autres galaxies sont aussi visibles sur la photographie. (Image Credit: ACS Science & Engineering Team, Hubble Space Telescope, NASA )
4 octobre 2021
REPRISE 14 juin 2019, 1er février 2015, 26 avril 2009, 24 février 2008, 12 juin 2004 et 6 mai 2002

Est-ce une ou deux galaxies? On pense que ce fouillis de gaz, d’étoiles et de poussière de la galaxie NGC 520 provient des restes de la fusion de deux galaxies à disques. Une des composantes intéressantes de NGC 520 est sa bande de poussière entrelacée de manière complexe qui se déploie sur cette image du télescope spatial Hubble verticalement le long de l’axe des galaxies en collision. Une collision semblable se produira sans doute dans quelques millions d’années entre notre Voie lactée et la grande galaxie d’Andromède (M31). La collision qui a créé NGC 520 a commencé il y a environ 300 millions d’années. NGC 520 figure aussi dans l’« Atlas of Peculiar Galaxies » de Halton Arp comme Arp 157. Cette galaxie est à environ 100 millions d’années-lumière de nous et dans sa plus grande dimension elle s’étend sur un peu plus de 100 000 années-lumière. On peut l’observer avec un petit télescope en le pointant vers la constellation des Poissons. Les vitesses des étoiles dans NGC 520 sont rapides, mais cette paire de galaxies en fusion ne changera sûrement pas de forme au cours de nos vies. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble; Processing & Copyright: William Ostling (The Astronomy Enthusiast))
7 Septembre 2021

Suivez la poignée de la «grande casserole» et déplacez votre télescope juste un peu vers le sud-ouest de la dernière étoile brillante et vous pourrez admirer cette paire de galaxies en interaction cataloguée sous l'entrée M51 dans le célèbre catalogue de Charles Messier. La galaxie spirale qui occupe la majeure partie de cette image est aussi cataloguée sous l'entrée NGC 5194 et son nom populaire est la galaxie du Tourbillon. Ses bras spiraux et ses lignes sombres de poussière sont clairement devant sa galaxie compagne NGC 5195 (en haut). Cette paire de galaxies est à quelque 31 millions d’années-lumière de nous et est située à l'intérieur des frontières définies par l'UIA de la constellation des Chiens de chasse. Dans un petit télescope, M51 prend l'apparence d'une petite tache floue, mais des photos à longue exposition comme celle-ci nous montrent même les débris produits par les forces gravitationnelles de marée qui entourent la petite galaxie. (Image Credit & Copyright: Josep Drudis)
2 septembre 2021
REPRISE du texte du 19 octobre 2017 et du 2 mai 2015

Comment ces galaxies peuvent-elles émettre des jets qui ressemblent à des fantômes? Et de plus, pourquoi ont-ils l’air de danser? Ces jets moelleux et enroulés provenant de deux trous noirs supermassifs situés au centre de deux galaxies (en haut au centre et en bas à gauche du centre) ne ressemblent en rien de ce que l’on a observé auparavant. Ces galaxies ont été dénichées par des astronomes en utilisant le réseau de radiotélescopes australien ASKAP (Australian Square Kilometer Array Pathfinder) lors de la création de cartes servant à l’étude de l’évolution des galaxies. Les images précédentes du projet EMU (Evolutionary Map of the Universe) ne montraient que des taches amorphes. On a réussi à démontrer, en comparant les quantités d’énergie émise, que les structures allongées incandescentes proviennent des émissions d’électrons tournoyant autour des lignes de champ magnétique. La superposition des données radio et d’une image en lumière visible du ciel (Dark Energy Survey) a confirmé que le flux d’électrons provenait du centre de chacune des galaxies actives. Habituellement, ces galaxies actives produisent des jets linéaires de matière. L’hypothèse retenue pour les formes exceptionnelles de ces deux galaxies fait appel à l’écoulement à grande échelle de vents intergalactiques. (Image Credit: Jayanne English & Ray Norris, EMU-ASKAP, DES; Text: Jayanne English (U. Manitoba))
1er s
eptembre 2021

Le diamètre de l’immense anneau bleu qui entoure cette galaxie est d’environ 150 000 années-lumière. Cet anneau est composé d’innombrables étoiles massives très brillantes et nouvellement nées. AM 0644-741 est une galaxie à anneau qui s’est formée à la suite d’une gigantesque collision galactique. Lors de collisions galactiques, les étoiles ont peu de chance de se rencontrer. Cependant, l’interaction gravitationnelle entre les deux galaxies les déforme, leur donnant souvent des apparences surprenantes comme celle d’un anneau qui est probablement le résultat d’une petite galaxie qui passe directement au travers d’une plus grosse. Ces collisions produisent aussi des ondes de choc comme celles produites par un caillou qui tombe dans l’eau. Ces ondes donnent naissance à des zones de formation d’étoiles où peuvent naître de grosses étoiles bleues dont la longévité est fort brève, quelques centaines de millions d’années. La petite galaxie qui a produit la galaxie cet anneau de feu est sorti depuis longtemps de la grosse galaxie, mais elle est visible dans le champ de cette photo prise par Hubble à droite et près du haut de l’image. La galaxie AM 0644-741 est à 300 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation australe du Poisson volant. (Credit : Hubble Heritage Team)
28 juillet 2021

M82 est une galaxie à sursaut d’étoiles dotée d’un super vent galactique. En fait, les supernovas et les puissants vents des étoiles massives engendrent une prodigieuse formation d’étoiles qui est à l’origine de cette expulsion galactique de matière. L’existence du super vent galactique en provenance de la région centrale est évidente sur cette image télescopique très nette. Cette image composite met en évidence les longs filaments d’hydrogène rougeâtre expulsés du centre galactique. Une partie des gaz expulsés enrichis en éléments lourds pourraient devenir les composants d’étoiles massives qui seront éventuellement expulsées dans l’espace intergalactique. Déclenché par une rencontre rapprochée avec la grande galaxie voisine M81, le furieux sursaut de formation d’étoiles de M82 devrait durer encore environ 100 millions d’années. Aussi connu sous le nom de la galaxie du Cigare pour son aspect visuel allongé, M82 s’étend sur quelque 30 000 années-lumière et elle est à environ 12 millions d’années-lumière en direction de la constellation de la Grande Ourse. (Image Credit & Copyright: Team ARO, Alentejo Remote Observatory)
9 juillet 2021

D’où vient la longue queue de cette galaxie spirale (Arp 188) qui a reçu le nom de galaxie du Têtard? Cette magnifique photographie provient de l’instrument ACS du télescope Hubble. Arp 188 est à quelque 420 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Dragon. La queue du Têtard s’étend sur plus de 280 millions d’années-lumière et elle contient plusieurs amas ouverts de jeunes étoiles massives et bleues. On pense qu’une galaxie plus compacte est passée devant Arp 188, de gauche à droite sur cette image, et qu’elle est à l’origine de cette longue queue. Cette galaxie est à environ 300 années-lumière derrière Arp 188. On peut la voir à travers le bras d’Arp 188, dans le coin inférieur gauche. (Si elle a traversé Arp 188 de gauche à droite, comment peut-elle maintenant se retrouver à gauche? La petite galaxie mentionnée dans le texte de l’APOD est VV-29c ; cet article l’Université Nationale de l’Australie (ANU) en fait mention.). À l’instar du têtard que l’on trouve dans nos étangs, ce têtard céleste perdra sûrement sa queue alors que la galaxie vieillira. (Image Credit: Hubble Legacy Archive, ESA, NASA; Processing: Amal Biju)
21 juin 2021
REPRISE du texte du 11 décembre 2018, du 25 aout 2014, du 8 novembre 2012, du 26 septembre 2010 et du 8 janvier 2006

Elle était au plus près du Soleil le 1er mars et de la Terre le 23 avril. La comète ATLAS (C/2020 R4) nous montre maintenant une coma verdâtre et une courte queue sur cette jolie image télescopique captée le 5 mai alors qu’elle se trouvait à l’intérieur des limites de la constellation des Chiens de chasse près de deux intrigantes galaxies connues sous les noms populaires de galaxie de la Baleine (NGC 4631) et du bâton de hockey. NGC 4631 a peut-être l’apparence d’un cétacé, mais en réalité elle est de la taille de la Voie lactée. C’est la galaxie spirale vue par la tranche qui occupe le coin supérieur droit de l’image et elle est à environ 25 millions d’années-lumière de nous. NGC 4656/57 (NGC 4657 est une région de formations d’étoiles de NGC 4656) arbore la forme d’un bâton de hockey. C’est une galaxie en interaction avec les galaxies NGC 4627 et NGC 4631. La galaxie NGC 4627 est aussi visible sur cette image, c’est la petite tache lumineuse juste au-dessus de la galaxie de la Baleine. D’ailleurs, les distorsions et les traînées gazeuses détectées à d’autres longueurs d’onde suggèrent que les deux grosses galaxies (NGC 4631 et NGC 4656) ont eu des rencontres étroites dans un passé lointain. Tant qu’à la comète ATLAS (C/2020 R4), elle n’est qu’à sept minutes-lumière de la Terre et elle devrait rendre visite au système solaire interne dans un peu moins de 1000 ans. (Image Credit & Copyright: Grand Mesa Observatory, Terry Hancock / Tom Masterson)
13 mai 2021

Quand deux galaxies entrent en collision, comment se comporte leur champ magnétique? Pour nous aider à le déterminer, la NASA a scruté la galaxie Centaurus A à l’aide de SOFIA (Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy), son observatoire astronomique volant à bord d’un 747. On a observé les émissions infrarouges des poussières polarisées déterminant ainsi la direction des lignes de champ magnétique de la galaxie. La forme inhabituelle de Centaurus A résulte de la fusion de deux galaxies ainsi que de la présence de jets de matière provenant de l’accrétion de gaz par le trou noir supermassif du centre de la galaxie. Sur cette image, les lignes de champ magnétique déduites des observations de SOFIA sont superposées à l’image en lumière visible de l’ESO (en blanc), aux données de l’infrarouge lointain d’APEX (en orange), aux données en rayons X de Chandra (en bleu) et finalement aux données en infrarouge de Spitzer (en rouge). On a découvert que les lignes de champ magnétique sont parallèles aux voies de poussière à la périphérie de la galaxie et qu’elles sont déformées près de son centre. La gravité extrême près du trou noir central accélère les ions augmentant ainsi l’intensité du champ magnétique. En conclusion, la collision a non seulement réuni les masses des deux galaxies, mais elle a aussi amplifié leurs champs magnétiques. Ces résultats nous fournissent un nouvel éclairage sur l’évolution des champs magnétiques dans le jeune univers alors que les fusions galactiques étaient beaucoup plus fréquentes. (Image Credit: Optical: European Southern Observatory (ESO) Wide Field Imager; Submillimeter: Max Planck Institute for Radio Astronomy/ESO/Atacama Pathfinder Experiment (APEX)/A.Weiss et al; X-ray and Infrared: NASA/Chandra/R. Kraft; JPL-Caltech/J. Keene; Text: Joan Schmelz (USRA))
21 avril 2021

Voir le texte du 31 mars 2022. (Image Credit & Copyright: Bernard Miller)
27 mars 2021

Comment cette étrange galaxie a-t-elle pu se former? Lorsqu’on veut comprendre comment une galaxie peut présenter la forme de celle de l’image du jour, il faut mener une enquête digne d’un détective pour comprendre comment une énorme galaxie elliptique comme NGC 1316 peut contenir des régions poussiéreuses que l’on trouve habituellement dans une galaxie spirale. Des images très révélatrices prises par le télescope spatial Hubble présentent des détails qui nous aident à reconstruire l’histoire de ce gigantesque enchevêtrement. Les images globales de la région nous montrent d’énormes coquilles provenant de collisions entre deux galaxies, l’autre étant NGC 1317. D’autres images de la région centrale de NGC 1316 indiquent la présence d’amas globulaires. De telles caractéristiques sont attendues dans des galaxies qui ont subi des collisions ou qui ont fusionné avec d’autres galaxies dans les derniers milliards d’années. Les grumeaux sombres et les lignes de poussières très visibles dans cette image nous révèlent qu’une ou plusieurs galaxies dévorées par NGC 1316 étaient des galaxies spirales. La taille de NGC 1316 est d’environ 260 000 années-lumière et elle est à quelque 80 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Fourneau. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble; Processing & Copyright: Daniel Nobre)
26 janvier 2021

À soixante-dix millions d’années-lumière, en direction de la constellation du Corbeau, ces deux vastes galaxies sont en collision. Comme on peut le voir sur cette image, les débris de l’épave produits par cette collision sur une période de centaines de millions d’années ont été captés avec des détails sans précédent par le télescope spatial Hubble. Les étoiles de ces deux galaxies, cataloguées NGC 4038 et NGC4039, entrent cependant rarement en collision. Les gros nuages de gaz moléculaire et de poussière de ces deux galaxies ont déclenché lors de la collision de furieux épisodes de formation d’étoiles près du centre de l’épave. De nouveaux amas d’étoiles et de matière interstellaire se sont mélangés et ont été expulsés loin du lieu de la collision par les forces gravitationnelles. Selon la distance estimée de ces galaxies, ce gros plan des galaxies mesure environ 50 000 années-lumière. Sur des images à plus large champ, les galaxies présentent deux arcs qui s’étendent à des milliers d’années-lumière, structure qui leur a valu le nom populaire de galaxie des Antennes. (Image Credit: ESA/Hubble NASA)
3 décembre 2020

La galaxie particulière Arp 78 est située dans la constellation du Bélier, à quelque 100 millions d’années-lumière à l'arrière des étoiles et des nébuleuses de notre galaxie, la Voie lactée. Cette galaxie qui porte aussi le numéro de catalogue NGC 772 a un diamètre de plus de 100 000 années-lumière possède un bras spiral qui se projette résolument vers l'extérieur au lieu de s'enrouler comme c'est d'habitude le cas pour une galaxie spirale. On voit aussi sur cette image la petite galaxie elliptique NGC 770 juste en haut de Arp 78. Ce bras très bleu et donc riche en jeunes étoiles massives s'étend vers l'extérieur probablement à cause d'interaction gravitationnelle avec ce compagnon comme semble le montrer un jet pâle de matière dirigé vers cette petite galaxie. (Image Credit & Copyright: Bernard Miller)
18 septembre 2020
REPRISE du texte du 7 juillet 2011

Ces deux galaxies sont très éloignées, à environ 12 millions d’années-lumière en direction de la constellation de la Grande Ourse, mais en termes de distance cosmique elles sont très rapprochées de la Voie lactée et on les considère même comme des voisines du Groupe local de galaxies. À gauche, on peut admirer les grands bras spiraux et le noyau jaunâtre de la galaxie M81 dont la taille approche les 90 000 années-lumière. À droite, caractérisée par des gaz rouges et des nuages de poussière trône la galaxie irrégulière M82. Ces deux galaxies sont engagées dans un combat gravitationnel depuis un milliard d’années. La gravité de chacune a profondément affecté l’autre lors d’une série de rencontres rapprochées. Leur dernière approche s’est éternisée sur environ 100 millions d’années et a fort probablement engendré des ondes de densités dans M81 qui ont formé ses bras spiraux densément peuplés de jeunes étoiles. La rencontre a aussi perturbé M82 qui a alors connu des régions de formation d’étoiles très actives. Les collisions engendrées entre les nuages de gaz de M82 ont été si violentes qu’elles ont provoqué une émission en rayons X de la galaxie. On pense que dans les prochains milliards d’années, leurs rencontres répétées entraineront une fusion qui entrainera la création d’une seule galaxie. (Image Credit & Copyright: Dietmar Hager, Torsten Grossmann)
15 mai 2020

NGC 2936 et NGC 2937. Voir le texte du 25 septembre 2023.  (Image Credit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Reprocessing & Copyright: Raul Villaverde)
10 mai 2020
REPRISE du 6 février 2017 et du texte du 24 juin 2013.

Si vous aimez les danses lentes, vous apprécierez peut-être celle-ci. Un seul tour de cette danse prend plusieurs centaines de millions d’années. Ces deux galaxies, NGC 5394 et NGC 5395, tournent lentement l’une autour de l’autre dans une danse gravitationnelle qui déclenche une floraison d’étincelles sous la forme de nouvelles étoiles. Cette image a été captée par le télescope de 8 mètres de l’observatoire Gemini North juché sur le Mauna Kea à une altitude de 4205 m. On a réuni quatre ensembles distincts de données prises à travers des filtres pour réaliser cette image. Les émissions de l’hydrogène colorées en rouge marquent l’emplacement des pouponnières d’étoiles où de nouvelles étoiles influencent grandement l’évolution des galaxies. On peut aussi voir sur l’image de nombreux rubans sombres qui donneront certainement naissance à de nouvelles pouponnières. Si vous regardez attentivement cette image, vous verrez en arrière-plan beaucoup plus de galaxies, dont certaines sont aussi engagées dans leur propre ballet cosmique. (Image Credit: Gemini, NSF, OIR Lab, AURA; Text: Ryan Tanner (NASA/USRA))
4 mars 2020

La grosse galaxie spirale déformée, NGC 1532, est en lutte gravitationnelle avec la galaxie naine NGC 1531, à droite du centre. Voir le texte du 11 décembre 2025. (Image Credit & Copyright: Star Shadows Remote Observatory, PROMPT, CTIO)
8 janvier 2020
REPRISE du texte 10 mai 2018 et du 10 février 2016

Qu’est-il arrivé à ces galaxies spirales? Même si on ne connait pas tous les détails, c'est sans doute un combat qui se déroule avec une plus petite galaxie voisine qui en est la cause. La galaxie du haut porte le numéro 1810 dans le catalogue UGC (Uppsala General Catalogue), mais avec sa partenaire (UGC 1813) elle figure l'atlas d'Halton Arp (Atlas of Peculiar Galaxies) sous la cote Arp 273. L'origine du bleu intense de l'anneau est la lumière émise par les jeunes étoiles massives et chaudes qui sont nées de cette violente collision dans les derniers millions d'années. L'intérieur d'UGC 1810 est constitué d'étoiles plus jeunes et en conséquence il est plus jaunâtre. Comme dans les autres galaxies spirales, les bras internes sont striés de filaments sombres de poussière. Les étoiles hérissées que l'on voit sur l'image appartiennent à notre galaxie, la Voie lactée. On peut aussi voir sur l'image quelques galaxies lointaines. Arp 273 est à environ 300 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation d'Andromède. Il est fort probable que la galaxie UGC 1813 soit dévorée par UGC 1810 dans le prochain milliard d'années et que cette dernière arborera alors la forme d'une galaxie spirale normale. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble; Processing & Copyright: Rudy Pohl)
20 novembre 2019

Les rubans bleutés qui ceinturent la galaxie spirale NGC 5907 (NGC 5907 sur Wikipédia), située dans la constellation du Dragon à environ 40 millions d’années-lumière de nous, sont en fait des courants d’étoiles nées de l’effet de marée produit par celle-ci. Les arcs formés par ce courant s’éloignent à plus de 150 000 années-lumière de cette galaxie que l’on désigne sous le nom de Splinter en anglais (éclat de bois ou écharde) ou encore de «Tranchant du Couteau». On ne peut voir ces longs rubans que sur des photographies longuement exposées. Ils sont probablement constitués de la matière laissée en arrière par une petite galaxie qui a été graduellement distordue et absorbée par NGC 5907 il y a plus de 4 milliards d’années. Cette remarquable photo prise par un petit observatoire automatisé situé au Nouveau-Mexique renforce le modèle cosmologique de la formation des galaxies spirales incluant celle de la Voie lactée : elles seraient nées de la fusion de plusieurs petites galaxies. (Image Credit & Copyright: R Jay Gabany (Blackbird Observatory) - collaboration; D.Martínez-Delgado(IAC, MPIA), J.Peñarrubia (U.Victoria) I. Trujillo (IAC) S.Majewski (U.Virginia), M.Pohlen (Cardiff))
16 novembre 2019
REPRISE du 19 juin 2008

Voir le texte du 24 octobre 2023.  (Image Credit: NASA, ESA, Hubble Heritage Team (STScI, AURA))
11 aout 2019
REPRISE du texte du 9 décembre 2015
Comment une galaxie peut-elle prendre la forme d'un anneau? L'anneau bleu sur cette image est une immense structure de 150 000 années-lumière de diamètre composée de jeunes étoiles massives extrêmement lumineuses. La désignation de cette galaxie reconnue comme étant une galaxie à anneau est AM 0644-741. Les galaxies à anneau se forment lors d'une immense collision galactique. Lorsque deux galaxies se rencontrent, elles s'interpénètrent, mais leurs étoiles entrent rarement en collision. La formation de l'anneau vient des importantes perturbations gravitationnelles produites par un petit intrus galactique sur une plus grosse galaxie. Ces perturbations produisent des zones d'effondrement des gaz et des poussières et ainsi des vagues de formation d'étoiles à partir du point d'impact de la petite galaxie, un peu comme une ondulation circulaire à la surface d'un étang. L'intrus est probablement la petite galaxie visible à gauche de cette image qui est une combinaison des données captées en lumière visible par le télescope spatial Hubble et en rayon X par l'observatoire spatial Chandra. Les données en rayon X sont représentées en rose en des endroits où se sont probablement formés des trous noirs ou encore des étoiles à neutrons peu de temps après la collision galactique. (Image Credit: X-ray: Chandra (NASA, CXC, INAF, A. Wolter et al.); Optical: Hubble (NASA, STScI))
17 septembre 2018
La galaxie spirale ESO 137-001 se précipite violemment dans le massif amas galactique Abell 3627 qui est à quelque 220 millions d’années-lumière de nous. Cette image composite provenant de Hubble et de Chandra nous montre cette galaxie lointaine à travers les étoiles de la Voie lactée dans la région du Triangle austral. Comme cette galaxie spirale se déplace à près de 7 millions de kilomètres par heure, ses gaz et ses poussières lui sont arrachés par la pression créée par la collision avec les gaz intergalactiques chauds de l'amas. Même si ces gaz sont très ténus, leur pression finit par l'emporter sur la gravité de la galaxie ESO 137-001. Comme on le voit bien sur la photo d'Hubble capté en proche infrarouge, des étoiles brillantes se sont formées dans la matière arrachée à la galaxie le long des brillantes traînées bleues. Les données captées par Chandra dans le domaine des rayons X montrent l'énorme étendue de la matière arrachée à la galaxie. La queue bleue de gaz diffus s'étend sur plus de 400 000 années-lumière vers le bas à droite de l'image. Cette perte de gaz et de poussière rendra difficile la formation de nouvelles étoiles pour la galaxie ESO 137-001. Une galaxie elliptique jaunâtre, sans gaz et sans poussière, est à droite de la galaxie ESO 137-001. (Stripping ESO 137-001 NASA, ESA, CXC)
25 aout 2018
REPRISE du 1er aout 2015 et du 28 mars 2014.

Caractérisée par une région centrale exceptionnellement brillante, par des lignes tourbillonnantes de poussière et des queues de marée très longues, la galaxie NGC 3256 est vraiment le résultat d'une collision cosmique qui a débuté il y a quelque 500 millions d'années. Cette image très nette captée par le télescope spatial Hubble s'étend sur environ 100 000 années-lumière. Lors d'une collision entre deux galaxies, il est rare que deux étoiles entrent aussi en collision, mais les nuages géants de gaz moléculaire et de poussière le font et ils peuvent alors être à l'origine de spectaculaires sursauts de formation d'étoiles comme ceux de NGC 3256. Les deux galaxies de cette collision avaient des masses similaires. Les deux disques ne sont plus distincts et les deux noyaux sont cachés par la poussière. Sur une échelle de temps de quelques centaines de millions d'années, les noyaux fusionneront probablement et NGC 3256 deviendra alors une seule grande galaxie elliptique. NGC 3256 est presque à 100 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation des Voiles. On peut aussi voir sur cette image des galaxies situées encore plus loin ainsi que des étoiles présentant des pics de diffraction. (Image Credit & License: NASA, ESA, Hubble Space Telescope)
7 juin 2018

Cette galaxie connaît un millénaire agité. En fait, les derniers 100 millions d’années ont également été agitées et les prochains milliards d’années risquent d’être passablement tumultueux. NGC 4038, dans le coin gauche de cette image, était autrefois une galaxie spirale normale dont les propriétés étaient semblables à celle de notre Voie lactée. Mais, cette tranquille quiétude a pris fin lorsque NGC 4039 lui est rentrée dedans. L’épave en évolution constante de cette collision est connue sous le nom de galaxie des Antennes. Alors que la gravité changeait l’aspect de chacune d’elle, des nuages de gaz sont entrés en collision, des grumeaux de formation d’étoiles naissantes sont apparus, des étoiles massives ont vu le jour et ont explosé et des filaments de poussières sombres se sont dispersés. Éventuellement, les deux galaxies fusionneront pour former une plus grosse galaxie spirale. De telles collisions ne sont pas rares, même notre galaxie a subi plusieurs fois dans le passé. On prédit même qu’elle entrera en collision avec la galaxie d’Andromède dans quelques milliards d’années. Les photos utilisées pour construire cette image proviennent d’astronomes professionnels qui ont utilisé le télescope Hubble afin de mieux comprendre les collisions galactiques. Ces photos, ainsi que plusieurs autres images du ciel profond captées par Hubble, ont depuis été rendues publiques. Tout amateur peut donc les télécharger et les utiliser pour réaliser des images comme celle-ci. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble, HLA; Processing & Copyright: Domingo Pestana)
23 mai 2018
REPRISE du texte du 12 aout 2012
NGC 1531 et NGC 1532. Voir le texte du 8 janvier 2020. (Image Credit & Copyright: Michel Meunier, Laurent Bernasconi, Janus Team)
10 mai 2018
REPRISE du texte du 10 février 2016
C’est une collision entre deux galaxies qui a créé cette forme que plusieurs amateurs d’astronomie peuvent aisément reconnaitre : la galaxie de la Roue de Chariot (Cartwheel en anglais) classifiée sous ESO 350-40. Elle fait partie d’un groupe de galaxies situées à environ 500 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation du Sculpteur. Deux autres galaxies de ce groupe sont visibles à droite. Le bord de cette galaxie est un anneau de plus de 150 000 années-lumière dont plusieurs régions sont propices à la formation d’étoiles. On y trouve d’ailleurs plusieurs étoiles très massives et très lumineuses. Lors de colliysion entre deux galaxies, la probabilité de collision entre deux étoiles est extrêmement faible. Cependant, les champs gravitationnels des galaxies sont fortement perturbés par la collision. En fait, la forme en anneau de certaines galaxies provient d’une plus petite galaxie passant à travers une plus grosse, produisant ainsi une compression des gaz et de la poussière interstellaire. Cette compression produit à partir du point d’impact une zone de formation d’étoiles qui se déplacent vers la périphérie de la galaxie comme une vague à la surface d’un étang. Dans le cas de cette galaxie, il se pourrait que la plus grosse galaxie ait été à l’origine une spirale comme la Voie lactée et qu’elle ait pris la forme d’un anneau suite à une collision. Mais, on se demande ce qu’il est advenu de la plus petite galaxie. ( Image Credit: ESA, NASA)
25 janvier 2018
Où sont situées les zones de formation d’étoiles lors d’une collision entre deux galaxies? Afin d’obtenir des informations pour répondre à cette question, les astronomes ont pointé le télescope Hubble en 2007 vers la galaxie NGC 2623, un exemple de fusion de deux galaxies relativement près de nous. Les analyses de NGC 2623 à partir des images d’Hubble, des images en infrarouge du télescope spatial Spitzer, des données en rayon X obtenues du satellite XMM-Newton et finalement des images en ultraviolet de l’observatoire spatial GALEX ont permis d’établir que les noyaux des deux galaxies spirales qui ont formé NGC 2623 forment maintenant un seul noyau actif. NGC 2623 est une galaxie à noyau actif (GNA). La formation d’étoiles se poursuit autour de ce nouveau noyau central ainsi que dans les deux queues que l’on voit de chaque côté. Il y a aussi une autre région en haut à gauche de l’image où l’on voit plusieurs amas d’étoiles bleues. Les collisions galactiques sont cependant beaucoup plus lentes que celles que nous pouvons  observées sur la Terre, des centaines de millions d’années en fait. NGC 2623 qui est aussi connue sous l’appellation Arp 243 est à environ 250 millions d’années-lumière de nous dans la constellation du Cancer. Refaire l’histoire de la fusion de deux galaxies avec un modèle théorique est assez complexe, voire même souvent impossible. Mais, ce domaine de recherche est important pour comprendre comment notre Univers a évolué depuis sa création. (Image Credit: ESA/Hubble & NASA)
10 janvier 2018
REPRISE du texte du 9 novembre 2009
 M51 et NGC 5195. Voir le texte du 2 septempbre2021.
(Image Credit & Copyright: Kerry-Ann Lecky Hepburn (Weather and Sky Photography))

19 octobre 2017
REPRISE du texte du 2 mai 2015
À quelque 60 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation australe du Corbeau, on peut observer une collision entre deux grosses galaxies, NGC 4038 et NGC 4039. Mais les étoiles de ces deux galaxies n’entrent pas en collision durant ce long processus de fusion qui peut durer un milliard d’années ou plus. Cependant, les grands nuages moléculaires et les nuages de poussière de ces deux galaxies peuvent en se pénétrant engendrer des épisodes intenses de formation d’étoiles en leur sein. S’étendant sur environ 500 années-lumière, cette magnifique photo nous montre aussi des amas d’étoiles et les longues traînées de matière qui s’étendent très loin du lieu de la collision. C’est évidemment ces longues traînées de matière qui ont inspiré le nom donné à cette galaxie, la galaxie des Antennes. Cette mosaïque a été construite en utilisant les photos prises par de petits et grands télescopes terrestres pour faire ressortir les grandes structures pâles produites par les marées gravitationnelles. On a ajouté à ces photos celles du noyau pris par le télescope spatial Hubble. (Image Credit & Copyright: Data; Subaru, NAOJ, NASA/ESA/Hubble - Assembly and Processing; Roberto Colombari)
28 avril 2017
REPRISE du texte du 12 février 2015, du 29 avril 2011 et du 7 mai 2013

C’est la galaxie NGC 660, située dans la constellation des Poissons près de la frontière qui la sépare de la constellation du Bélier, qui est la vedette de la photographie du jour. NGC 660 est une galaxie à anneau polaire, un type de galaxie plutôt rare où des étoiles et du gaz forment un anneau presque perpendiculaire au plan du disque d’une galaxie. Ce type de galaxie provient de la fusion de deux galaxies. On utilise la dynamique des galaxies à anneau polaire, par des mesures de la rotation de l’anneau et du disque, pour étudier la distribution de la matière sombre. Le diamètre de l’anneau polaire de NGC 660 est d’environ 40 000 années-lumière ce qui est plus supérieur à celui de son disque. (Image Credit & Copyright: CHART32 Team, Processing - Johannes Schedler)
17 février 2017
REPRISE du texte du 8 novembre 2014

Un exemple de la violence à l’échelle cosmique nous est donné par l’énorme galaxie elliptique NGC 1316 qui est à environ 75 millions d’années-lumière en direction de la constellation australe du Fourneau. En regardant des images comme celle-ci, les astronomes soupçonnent qu’une collision avec NGC 1317 la plus petite galaxie visible en haut de l’image, est à l’origine des boucles et des coquilles d’étoiles. La lumière de cette collision titanesque a atteint la Terre il y a environ 100 millions d’années. La séparation entre les régions centrales de NGC 1316 et NGC 1317 est d’environ 100 000 années-lumière. Des rubans complexes de poussière à l’intérieur de NGC 1316 nous indiquent que cette galaxie est aussi le résultat de fusions antérieures de galaxies. Située à la périphérie de l’amas galactique du Fourneau, NGC 1316 est aussi connu sous les noms de Fourneau A ou encore de Fornax A. Cette galaxie très jolie en lumière visible est aussi très impressionnante dans le domaine des ondes radio. C’est en effet l’une des plus intenses et larges sources radio. Ses émissions s’étendent loin en dehors de cette image télescopique, sur plusieurs degrés dans le ciel. (Image Credit & Copyright: Steve Mazlin, Warren Keller, and Steve Menaker (SSRO / UNC / PROMPT / CTIO))
2 février 2017

Arp 273. Voir le texte du 19 février 2022. (Image Credit & Copyright: Wolfgang Ries/Stefan Heutz (Astrokooperation))
5 janvier 2017
REPRISE du texte du 21 avril 2011
Pour certains, l’objet céleste à droite de cette image ressemble à la roue d’un charriot à cause de son anneau externe presque circulaire, de la présence d’une galaxie centrale et de leurs connexions semblables aux rayons d’une roue. On l’a donc nommée la galaxie de la Roue de charriot (PGC 2248). D’autres cependant y voient une interaction complexe entre galaxies qui attend encore d’être expliquée plus en détail. En compagnie des deux galaxies à gauche, PGC 2248 fait partie d’un groupe de galaxies distant d’environ 400 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Sculpteur. Le diamètre de la jante de PGC 2248 est d’environ 100 000 années-lumière. Elle est constituée de plusieurs régions de formation d’étoiles contenant des étoiles extrêmement brillantes et très massives. L’origine d’anneaux externes autour de certaines galaxies viendrait de la perturbation gravitationnelle produite par le passage d’une petite galaxie à travers une plus grosse. Ce passage produirait une compression des gaz et des poussières interstellaires engendrant une zone de formation d’étoiles qui se déplacerait vers l’extérieur à la façon d’une vague à la surface d’un étang. (Image Credit: ESA, NASA, Hubble)
18 décembre 2016
Pourquoi y a-t-il un pont entre ces deux galaxies spirales? Fait de gaz et d’étoiles, ce pont témoigne du passage de ces systèmes géants d’étoiles à proximité l’un de l’autre et de la violence des interactions gravitationnelles qu’ils ont alors subie. Ces deux galaxies sont NGC 5257 et NGC 5258 et ensemble elles sont répertoriées dans le catalogue d’Halton Arp sous l’entrée Arp 240. Des modèles numériques et l’âge des amas d’étoiles montrent que les deux galaxies se sont rencontrées il y a seulement environ 250 millions d’années. Non seulement les effets de marées gravitationnelles ont poussé la matière des galaxies au loin, mais elles ont aussi créé des zones de formation d’étoiles et elles ont formé ce pont inhabituel. On pense que la fusion de galaxies est un phénomène répandu et que le cas d’Arp 240 représente un instantané d’un stage bref de cet inévitable processus. Ces deux galaxies sont à environ 300 millions d’années-lumière de la Voie lactée et on peut les observer avec un petit télescope en le pointant vers la constellation de la Vierge. Les passages répétés de ces deux galaxies à proximité l’une de l’autre produiront ultimement une seule galaxie. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble Space Telescope; Processing & Copyright: Chris Kotsiopoulos)
28 novembre 2016
Y a-t-il un ou deux trous noirs qui crachent des radiations de haute énergie? Pour le savoir, les astronomes de la NASA ont pointé les télescopes orbitaux NuSTAR et Chandra sur les énigmatiques galaxies d'Arp 299, sources d'intenses radiations. Les deux galaxies en collision d'Arp 299 se sont engagées dans un combat gravitationnel qui dure depuis des millions d'années. Bientôt, les deux trous noirs commenceront leur combat. Sur cette image, la partie en haute résolution et en lumière visible provient du télescope spatial Hubble et la radiation diffuse de rayons X, superposée en fausses couleurs (rouge, vert et bleu), provient de NuSTAR. Les observations de NuSTAR montrent qu'un seul des trous noirs centraux se fraie un chemin dans une région de gaz et de poussière, absorbant ainsi de la matière et émettant des rayons X. Ces intenses radiations proviennent du centre de la galaxie à droite de l'image. Elles sont créées près de l'horizon du trou noir, mais surement à l'extérieur de celui-ci, car elles ne pourraient alors s'en échapper. Dans un milliard d'années, une seule galaxie restera de cette collision et évidemment un seul trou noir supermassif central. Mais, il se pourrait qu'une galaxie entre dans cette danse cosmique après cette fusion. (Image Credit: NASA, JPL-Caltech, GSFC, Hubble, NuSTAR)
1er novembre 2016
En vous éloignant du chaudron de la Grande Casserole, suivez sa poignée jusqu'à Alkaïd, sa dernière étoile brillante. Puis, déplacez lentement votre télescope vers le sud et l'ouest et vous pourrez sans doute observer une superbe paire de galaxies en interaction gravitationnelle. Il s'agit de la 51e entrée du célèbre catalogue de Charles Messier, la galaxie du Tourbillon. La plus grosse galaxie du couple, celle avec des bras spiraux nettement définis, est aussi répertoriée dans le New General Catalog sous l'entrée NGC 5194. Ses bras spiraux et ses rubans de poussière s'étendent nettement devant la plus petite galaxie NGC 5195. Les galaxies de cette paire sont à environ 31 millions d’années-lumière de nous à l'intérieur des frontières de la petite constellation des Chiens de chasse. Bien que M51 ait l'apparence d'une tache floue et pâle lorsqu'on l'observe dans un télescope, cette image du ciel profond à long temps de pose a été prise plus tôt cette année et elle montre la complexité et la structure de la galaxie du Tourbillon. Les milliers de points pâles à l'arrière-plan de l'image sont en réalité des galaxies lointaines de notre Univers. (Image Credit & Copyright: Álvaro Ibáñez Pérez)
6 septembre 2016
Est-ce que l'une de ces deux galaxies survivra à cette collision? On pourrait donner le nom de ronde demi-finale à ce tournoi galactique éliminatoire qui met en vedette les deux galaxies spirales de NGC 7318. Ce tableau cosmique a été créé à partir de photos captées par le télescope spatial Hubble. Lorsque deux galaxies entrent en collision, plusieurs évènements peuvent se produire comme des déformations gravitationnelles, des condensations gazeuses conduisant à de nouveaux épisodes de formation d'étoiles et ultimement à la fusion des deux galaxies en une seule. Puisque ces deux galaxies font partie du Quintette de Stephan, l'ultime ronde de la bataille se produira sans doute dans les prochains milliards d'années avec une multitude de naissances d'étoiles et l'émergence d'une nouvelle et unique galaxie. Il sera alors très difficile de voir dans cette galaxie unique les traces de ses anciennes composantes. Le Quintette de Stephan a été le premier groupe galactique clairement identifié comme tel en 1878 par l'astronome français Édouard Stephan. Les galaxies de ce groupe sont à environ 340 millions d’années-lumière de nous et elles sont visibles dans un télescope de taille moyenne dans la direction de la constellation de Pégase. (Image Credit: Hubble Legacy Archive, NASA, ESA; Processing & Copyright: Jose Jimenez Priego)
10 aout 2016
Le trio galactique de ce montage de photos télescopiques est à quelque 90 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation de la Vierge. Les deux étoiles présentant des pics de diffraction font évidemment partie de notre galaxie, la Voie lactée. La grande galaxie spirale dominée par le jaune est NGC 5566. Son diamètre avoisine les 150 000 années-lumière. Juste en dessous d'elle se trouve la petite galaxie spirale bleutée NGC 5569. La troisième galaxie qui trône au centre de l'image est NGC 5569. Sa couleur multicolore, sa distorsion et son étirement montrent qu'elle est en forte interaction gravitationnelle avec NGC 5566. Ce trio galactique fait aussi partie du catalogue des galaxies particulières réalisé en 1966 par l'astronome Halton Arp. Les galaxies qui sont en interaction gravitationnelle sont monnaie courante dans notre Univers. (Image Credit & Copyright: CHART32 Team, Processing - Johannes Schedler)
6 juillet 2016
REPRISE du texte du 13 aout 2010
 

NGC 6872 est une galaxie spirale qui a été passablement étirée, probablement lors de sa rencontre avec la plus petite galaxie IC 4970 que l'on voit juste au-dessus de son centre. En fait, avec ses 700 000 années-lumière, NGC 6872 , aussi connu sous le nom de galaxie du Condor, est l'une des plus longues galaxies spirales barrées connues. Le bras de NGC 6872 situé dans la partie supérieure gauche de cette image montre une concentration inhabituellement élevée de jeunes étoiles bleues. La lumière de NGC 6872 que nous observons aujourd'hui l'a quitté avant l'ère des grands dinosaures, car cette galaxie est à quelque 300 millions d’années-lumière de nous. NGC 6872 est visible dans un petit télescope. Elle est située la constellation du Paon. (Image Credit: FORS Team, 8.2-meter VLT Antu, ESO; Processing & License: Judy Schmidt)
26 avril 2016
REPRISE du texte du 25 mai 1999.

Le party est encore en cours dans la galaxie spirale NGC 3310. Il y a environ 100 millions d'années, NGC 3310 est probablement entrée en collision avec une galaxie plus petite ce qui a produit dans cette grosse galaxie spirale une phase intense de formation d'étoiles. Les variations de gravité pendant la collision créent des ondes de densité qui compressent les nuages gazeux existants déclenchant ainsi le party de formation d'étoiles. Cette image obtenue du télescope Gemini Nord a été utilisée pour déterminer l'âge de plusieurs amas ouverts d'étoiles nées lors de cette collision. À la surprise de plusieurs, certains de ces amas sont très jeunes, ce qui signifie que la phase intense de formation d'étoiles pourrait durer encore quelque temps. Le diamètre de NGC 3310 est d'environ 50 000 années-lumière. Elle est à quelque 50 millions d’années-lumière de nous et on peut la voir avec un petit télescope en le pointant vers la constellation de la Grande Ourse.
(Image Credit & Copyright: AAO ITSO Office, Gemini Obs./AURA & T. A. Rector (U. Alaska Anchorage))
1er mars 2016
REPRISE du texte du 11 septembre 2001

NGC 1532. Voir le texte du 10 mai 2018. (Image Credit & Copyright: CEDIC Team - Processing: Markus Blauensteiner)
10 février 2016

La galaxie elliptique géante M60 (NGC 4649) et la galaxie spirale NGC 4647 forment un drôle de couple sur ce fin portrait capté par le télescope spatial Hubble. Elles sont situées dans une région de l'espace où les galaxies tendent à se regrouper, une région située sur le côté le plus à l'est de l'amas rapproché de la Vierge. Distante d'environ 54 millions d’années-lumière, la forme d'œuf de la brillante M60 provient des orbites aléatoires de ses vieilles étoiles. Comme les autres galaxies spirales, les jeunes étoiles bleues de ses bras, les gaz et la poussière de NGC 4647 sont en orbite dans le plan d'un disque plat autour de son bulbe. Les mesures de la distance de NGC 4647 la place un peu plus loin que M60, soit à environ 63 millions d’années-lumière. Cette paire de galaxies est aussi connue sous la désignation Arp 116 et il se pourrait que celles-ci soient à la veille d'une rencontre gravitationnelle considérable, car le diamètre de M60 est d'environ 120 000 années-lumière. La plus petite NGC 4647 s'étend sur à peu près 90 000 années-lumière, ce qui est semblable à la taille de notre Voie lactée. (Image Credit & Copyright: NASA, ESA, Hubble Heritage Team (STScI/AURA))
28 janvier 2016

Arp 87. Voir le texte du 11 aout 2019. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble Space Telescope; Processing: Douglas Gardner)
9 décembre 2015

Un smiley gravitationnel cosmique. La théorie de la relativité générale d'Albert Einstein a été publiée en novembre 1916. Elle est donc centenaire. Cette théorie prédisait l'effet de lentille gravitationnelle qui donne cette apparence moqueuse à cette galaxie éloignée vue à travers les lorgnettes en rayon X et en lumière visible des télescopes spatiaux Chandra et Hubble. Surnommé le groupe galactique du Chat du Cheshire, il est constitué de deux grosses galaxies elliptiques qui sont entourées d'arcs lumineux lui donnant l'apparence du sourire moqueur du chat du roman d'Alice au pays des merveilles. Les arcs sont des images des galaxies lointaines dont la lumière a été déviée par la masse gravitationnelle du groupe galactique plus rapproché de nous. La masse de ce groupe galactique est constituée en majeure partie de matière sombre. En fait, les yeux du chat galactique sont les galaxies les plus lumineuses de ce groupe et elles sont en train de fusionner, car elles se rapprochent l'une de l'autre. Cette collision se produit à une vitesse de rapprochement de 1350 km/s, un déplacement si rapide qui produit une hausse de température vertigineuse de plusieurs millions de degrés. C'est cette prodigieuse source d'énergie qui est à l'origine des émissions de rayon X représentées sur cette image en des teintes violettes. Pour en savoir plus sur cette collision galactique, vous pouvez consulter cet article. Le sourire du Chat du Cheshire est formé de galaxies situées dans la constellation de la Grande Ourse à quelque 4,6 milliards d’années-lumière de nous. (Image Credit: X-ray - NASA / CXC / J. Irwin et al. ; Optical - NASA/STScI)
27 novembre 2015
Une collision galactique ancienne, qui s'est produite à 200 millions d’années-lumière de la Terre, a projeté dans l'espace intergalactique des débris en provenance de NGC 5291, une galaxie riche en gaz. NGC 5291 et l'intrus supposé, aussi connu sous le nom de la galaxie du Coquillage, sont au centre de ce spectaculaire paysage cosmique. Cette image détaillée a été captée par un télescope terrestre aligné en direction de l'amas galactique Abell 3574 situé dans le sud de la constellation du Centaure. Tout au long de la longue queue de marée de 100 000 années-lumière, on constate la présence de galaxies naines qui ne possèdent pas de vieilles étoiles. Elles sont dominées par de jeunes étoiles et des régions actives de formations d'étoiles. Ces galaxies naines ont une métallicité élevée, c'est-à-dire qu'elles sont riches en éléments plus lourds que l'hydrogène et l'hélium. Ces galaxies naines sont donc nées pendant la collision de NGC 5291 avec la galaxie du Coquillage. (Image Credit & Copyright: CHART32 Team, Processing - Johannes Schedler)
21 novembre 2015
NGC 3169 est la galaxie spirale qui est à gauche de ce joli paysage cosmique. Cette galaxie est à environ 70 millions d’années-lumière de nous dans la petite constellation du Sextant juste sous Régulus, l'étoile alpha de la constellation du Lion. Ses bras spiraux sont fortement déformés en plusieurs endroits par la gravité de sa voisine NGC 3166, une interaction assez répandue dans l'Univers et même dans la partie que la Voie lactée occupe. Cette image s'étend sur un angle de 20 minutes d'arc, soit environ 400 000 années-lumière. Ces deux galaxies de même que NGC 3165, la petite galaxie à droite, font partie du groupe galactique du Lion II. Les radiations émises par NGC 3169 couvrent tout le spectre électromagnétique, des ondes radio jusqu'au rayon X. C'est donc une galaxie à noyau actif (GNA) qui abrite un trou noir supermassif dans son cœur. (Image Credit & Copyright: Warren Keller, Steve Mazlin, Jack Harvey, Steve Menaker (SSRO/ UNC/PROMPT/ CTIO))
6 novembre 2015
REPRISE du texte du 28 mars 2013
Lorsqu’on veut comprendre comment une galaxie peut présenter la forme de celle de l’image du jour, il faut mener une enquête digne d’un détective. La grosse galaxie au centre est NGC 1316, une énorme galaxie elliptique qui a commencé, il y a environ 100 millions d’années, à dévorer la petite galaxie spirale NGC 1317 située en haut de la photo. Les ailes formées d’étoiles de part et d’autre de NGC 1316 et les veines sombres de poussière visibles sur la photo supporteraient cette hypothèse. Cependant, le peu d’amas globulaires visibles sur cette photo surprend les astronomes : une grosse galaxie elliptique a habituellement des amas globulaires plus nombreux et plus gros. De plus, ces amas sont beaucoup plus anciens que la collision entre les deux galaxies. On pense que ces amas viennent d’une galaxie encore plus ancienne et qu’ils auraient été intégrés pour la plupart à NGC 1316. Une autre caractéristique de NGC 1316 aussi connu comme Formax A étonne également les astronomes : ses lobes gazeux géants qui émettent quantité d'ondes radio. (Image Credit & Copyright: Damian Peach/SEN)
9 septembre 2015
Des étoiles munies de leurs aigrettes de diffraction situées dans notre galaxie, la Voie lactée, ainsi que deux galaxies particulières sont les vedettes de ce cliché cosmique d'une région de la constellation de la Chevelure de Bérénice. Les deux galaxies de cette image sont cependant très loin de notre galaxie, à quelque 41 millions d’années-lumière. La plus petite des deux, à gauche, est NGC 4747 et elle est la 159e entrée du catalogue des galaxies particulières de l'astronome américain Halton Arp. La traînée de marée qui accompagne NGC 4747 indique que cette galaxie a connu de fortes interactions gravitationnelles lors de son histoire. D'un diamètre d'environ 100 000 années-lumière, le responsable probable de la déformation de NGC 4747 est une galaxie spirale dont le numéro dans le catalogue NGC est 4725. NGC 4725 possède les caractéristiques habituelles des galaxies spirales : une région centrale dominée par de vieilles étoiles froides et jaunâtres et des étoiles plus chaudes, plus jeunes et bleues autour du noyau. NGC 4725 est aussi une galaxie particulière parmi les galaxies spirales, car elle n'a qu'un seul bras spiral. (Image Credit & Copyright: Stephen Leshin)
3 septembre 2015
NGC 7714. Voir le texte du 17 mars 2024. (Image Credit: NASA, ESA; Acknowledgement: A. Gal-Yam (Weizmann Inst.))
9 juin 2015
NGC 6240 nous offre le spectacle de la phase finale de la fusion de deux galaxies. Les deux galaxies impliquées dans cette collision sont situées à environ 400 millions d’années-lumière dans la constellation d’Ophiuchus (le Serpentaire). Cette collision a produit des queues gravitationnelles déformées d'étoiles et de gaz ainsi que des périodes intenses de formation d'étoiles. Les deux trous noirs supermassifs du centre de chacune des galaxies fusionneront aussi en un seul trou noir encore plus massif. Bientôt, il ne restera qu'une seule grande galaxie. Cette très belle image a été construite à partir de clichés pris dans le spectre visible et dans le proche infrarouge par les caméras ACS (Advanced Camera for Surveys) et WFC3 (Wide Field Camera 3). Cette image couvre un champ d'environ 300 000 années-lumière. (Image Credit: NASA, ESA, Hubble Heritage (STScI / AURA), A. Evans (U. Virginia / NRAO / Stony Brook U.))
21 mai 2015
Comment une galaxie peut-elle finir par prendre la forme d’un anneau comme celle de l’image du jour ? Cette galaxie (AM 0644-741) est un immense anneau de 150 000 années-lumière composé de jeunes étoiles massives bleues. Sa forme particulière provient d’une gigantesque collision galactique. Lors de collisions galactiques, les étoiles ont peu de chance de se rencontrer. Cependant, l’interaction gravitationnelle entre les deux galaxies les déforme, leur donnant souvent des apparences surprenantes comme celle d’un anneau qui est probablement le résultat d’une petite galaxie qui passe directement au travers d’une plus grosse. Ces collisions produisent aussi des ondes de choc comme celles produites par un caillou qui tombe dans l’eau. Ces ondes donnent naissance à des zones de formation d’étoiles où peuvent naître de grosses étoiles bleues dont la longévité est fort brève, quelques centaines de millions d’années. La petite galaxie qui a produit la galaxie de la Roue de Feu est sortie depuis longtemps du champ de cette photo prise par Hubble. Cette photo a été publiée le 22 avril 2004 pour souligner le 14e anniversaire du lancement dans l’espace du télescope spatial. La galaxie AM 0644-741 est à 300 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation australe du Poisson volant. (Credit : Hubble Heritage Team (AURA / STScI), J. Higdon (Cornell) ESA, NASA)
19 avril 2015
REPRISE du 22 octobre 2005 et du 26 avril 2004
La galaxie des Antennes. Voir le texte du 28 avril 2017. (Image Data: Subaru, NAOJ, NASA/ESA/Hubble, R.W. Olsen ; Processing: Federico Pelliccia and Rolf Wahl Olsen)
12 février 2015
REPRISE du texte du 29 avril 2011 et du 7 mai 2013

C’est la galaxie NGC 660. Voir le texte du 17 février 2017. (Image Credit: Gemini Observatory, AURA, Travis Rector (Univ. Alaska Anchorage))
8 novembre 2014
REPRISE du 10 novembre 2012 et du texte du 22 janvier 2011 et du 3 décembre 2009
Comment de pont bleu d'étoiles s'est-il formé au centre de cet amas galactique? Premièrement, et c'est le principal, l'amas SDSS J1531+3414 referme plusieurs grosses galaxies elliptiques jaunâtres. Le centre de l'amas, comme on le voit sur cette image provenant du télescope Hubble, est ceinturé de plusieurs arcs de cercle bleus fins qui sont en réalité des galaxies plus lointaines dont les images ont été agrandies et allongées par l'effet de lentille gravitationnelle produit par l'amas. Le filament bleu ondulé près des deux grosses galaxies elliptiques au centre de l'amas est cependant très insolite et n'est certes pas un effet de lentille gravitationnelle. Une étude approfondie de ce filament montre en effet qu'il s'agit sans doute d'un pont d'étoiles créées par l'effet de marée engendré par la fusion des deux galaxies. Les grumeaux présents sur le pont sont en fait des régions où de jeunes étoiles massives nées de la condensation de la matière émettent de la lumière bleue. Le centre de cet amas fera sans doute l'objet d'observations intensives, car il s'agit d'un laboratoire cosmique très intéressant pour mieux cerner les mécanismes conduisant à la naissance des étoiles. (Image Credit: NASA, ESA, G. Tremblay (ESO) et al.; Acknowledgment: Hubble Heritage Team (STScI/AURA) - ESA/Hubble Collaboration)
15 juillet 2014
La galaxie spirale NGC 4651 est à environ 62 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation de la Chevelure de Bérénice. Cette galaxie, de taille comparable à la nôtre, est munie d'un pâle prolongement en forme de parapluie, prolongement qui s'étend sur une centaine de milliers d’années-lumière. Ce parapluie cosmique géant est en fait constitué d'un courant d'étoiles arrachées par cette galaxie à une plus petite galaxie satellite. Les multiples rencontres entre cette petite galaxie et NGC 4651 ont mis en orbite la plupart de ses étoiles et l'ont finalement fait presque entièrement disparaître. En fait, l'image agrandie dans le médaillon nous montre le noyau de cette petite galaxie, noyau que l'on a réussi à dénicher dans les nombreuses données provenant des observations répétées réalisées avec les télescopes Keck et Subaru juchés sur le Mauna Kea. Des astronomes amateurs et professionnels ont grandement contribué à mettre en évidence des structures peu lumineuses près des galaxies, même celles qui sont près de nous, montrant que celles-ci sont une indication certaine de fusions galactiques passées. Les modèles de formation et d'évolution des galaxies comme la Voie lactée prévoient d'ailleurs ce comportement. (Image Credit & Copyright: R Jay Gabany (Blackbird Observatories) Collaboration: C.Foster (Australian Astronomical Obs.), H.Lux (U. Nottingham, Oxford), A.Romanowsky (San Jose State, UCO), D.Martínez-Delgado (Heidelberg), et al.)
2 juillet 2014
Que verrions-nous si on effectuait une radiographie d'une galaxie? L'observatoire spatial Chandra a de nouveau réalisé cet exploit pour les deux galaxies en interaction M51 (NGC 5194) et NGC 5195 (à gauche). M51 est aussi connu sous le nom de la galaxie du Tourbillon. Des centaines d'étoiles rayonnement fortement dans le domaine des rayons X sont présentes sur l'image de Chandra qui est superposée à celle obtenue en lumière visible par le télescope Hubble. Ces sources de rayons X sont surtout constituées de systèmes binaires d'étoiles dont l'un des membres est un trou noir ou une étoile à neutrons. Le nombre de tels systèmes dans la galaxie M51 est plus élevé que la moyenne pour une galaxie spirale. Cela suggère que la galaxie du Tourbillon a connu d'intenses périodes de formation d'étoiles massives. Les cœurs brillants des deux galaxies sont aussi le siège d'un intense rayonnement X. Sur cette image en fausses couleurs, où le rayonnement X est en violet, on voit un fond diffus de cette radiation qui provient des gaz chauffés à plusieurs millions de degrés par de nombreuses supernovae. (Image Credit & Copyright: X-ray: NASA, CXC, R. Kilgard (Wesleyan U. et al.; Optical: NASA, STScI)
10 juin 2014
Ce couple de galaxies cataloguées Arp 81 en forte interaction gravitationnelle a commencé à fusionner il y a environ 100 millions d'années. On voit les résultats des ravages causés par cette collision galactique sur cette image qui provient du télescope Hubble : des jets déformés de gaz et de poussière, un chaos de formation de jeunes étoiles massives ainsi qu'une queue s'étirant sur plus de 200 000 années-lumière derrière ce qui reste des deux galaxies. Dans le New General Catalogue, ces deux galaxies portent les numéros NGC 6622 (à gauche) et NGC 6621. Ces deux galaxies ont à peu près la même taille et ils finiront par ne former qu'un seule galaxie lorsque leur fusion sera complétée dans un lointain futur. Ces galaxies situées dans la constellation du Dragon sont à environ 280 millions d’années-lumière de nous. (Image Credit: Hubble Legacy Archive, ESA, NASA; Processing - Martin Pugh)
23 avril 2014
REPRISE du texte du 11 décembre 2003
La galaxie spirale ESO 137-001 se précipite dans l'amas de galaxies Abell 3627 qui est à environ 220 millions d'années-lumière de nous en direction de la constellation du Triangle austral. Cette image de cette lointaine galaxie a été construite en utilisant une photographie du télescope Hubble et des données dans le domaine des rayons X recueillies par le satellite Chandra. Cette collision titanesque se produit à une vitesse de presque 7 millions de kilomètres par heure. La pression continuelle exercée par le milieu interstellaire ténu de l'amas galactique sur les gaz et la poussière d'ESO 137-001 l'emporte sur la gravité de la galaxie qui perd ainsi peu à peu sa propre matière interstellaire. On le voit d'ailleurs assez clairement sur l'image en infrarouge proche prise par le télescope Hubble : d'étroits filaments bleu clair constitués de nouvelles étoiles traînent à l'arrière de la galaxie. Quant aux données provenant de Chandra, elles montrent une immense traînée bleutée de gaz chaud qui s'étend sur plus de 400 000 années-lumière. La perte de ses gaz et de sa poussière rendra la formation de nouvelles étoiles assez difficile pour cette galaxie. Dans le coin supérieur droit, on aperçoit une galaxie elliptique jaunâtre qui manque aussi de poussière et de gaz pour engendrer de nouvelles étoiles. (Image Credit: NASA, ESA, CXC)
28 mars 2014
Deux galaxies en collision dans la constellation du Corbeau. Les deux galaxies de la photographie sont situées dans la constellation du Corbeau. Lors d’une collision entre deux galaxies, très rares sont les collisions entre les étoiles : les galaxies sont en effet constituées surtout de vide. Mais pendant les quelques centaines de millions d’années que dure la collision, des interactions gravitationnelles entre les galaxies induisent des ondes de compressions dans les gaz et les poussières présents dans leur bras. Ils se forment alors des zones propices à la naissance d’étoiles. De jeunes étoiles massives et bleues se forment et ces zones sont plus visibles qu’ailleurs. (Image Credit: Hubble Legacy Archive, NASA, ESA; Processing & Copyright: Davide Coverta)
16 mars 2014
REPRISE du texte du 18 juillet 2010
NGC 2685 est une galaxie lenticulaire classifiée SO(pec) ou quelquefois SBO(pec). Les lettres pec (peculiar) indiquent qu’une galaxie présente une particularité inhabituelle. NGC 2685, aussi nommé galaxie de la Harpe ou encore galaxie de l’Hélice, présente un anneau qui est perpendiculaire au plan de son disque. Cet anneau est fait de gaz, de poussières et d’étoiles. Cet anneau vient sûrement d’une collision avec une autre galaxie. Il n’est pas rare de rencontrer des galaxies déformées par leur rencontre avec d’autres galaxies. Environ 2% des galaxies sont en interaction gravitationnelle avec d’autres galaxies. NGC 2685 s’étend sur environ 50 kal. Elle est située dans la constellation de la Grande Ourse à 40 Mal de la Terre. (Image Credit & Copyright: Ken Crawford)
14 mars 2014
REPRISE du texte du 16 février 2007
Dans quelques milliards d’années, ces deux galaxies n’en feront plus qu’une. Entre temps, ces deux galaxies, NGC 2207 à gauche et IC 2163 à droite, se rapprocheront lentement sous l’effet de l’attraction gravitationnelle, créant des courants de matière, des bulles de gaz agitées, des stries de poussières sombres, des zones riches en formation d’étoiles et des jets d’étoiles vers l’extérieur des galaxies. Lors d’une telle fusion galactique, les collisions entre les étoiles sont très improbables, car la distance entre celles-ci est très grande par rapport à leur taille. (Credit: Debra Meloy Elmegreen (Vassar College) et al., & the Hubble Heritage Team (AURA/STScI/NASA)
19 janvier 2014
REPRISE : 20 avril 2008, 21 novembre 2004 et 9 novembre 1999
Ce cliché télescopique n'est qu'un bref instant de l'histoire tumultueuse de la grande galaxie spirale NGC 3227 et de la galaxie elliptique NGC 3226 plus petite. Captée au milieu de leur ballet gravitationnel, cette impressionnante image montre aussi les faibles jets de traînées d'étoiles produits par leurs rencontres répétées. Cette paire de galaxies dont l'entrée porte le numéro 94 dans le catalogue Arp des galaxies particulières est à plus de 50 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Lion. Maintenant, on pense que ce type de rencontre galactique est chose courante et fait partie de l'évolution normale des galaxies, y compris celle de la Voie lactée. NGC 3227 est une galaxie à noyau actif de type Seyfert renfermant un trou noir supermassif en son centre. Son diamètre fait dans les 90 000 années-lumière. (Image Credit & Copyright: Ken Crawford (Rancho Del Sol Obs.) Collaboration: David Martinez-Delgado (MPIA, IAC), et al.)
9 octobre 2013
Depuis la Voie lactée, nous sommes assis dans les premières rangées pour assister à la rencontre de M81 (NGC 3031) et de M82 (NGC 3034), car elles ne sont qu'à 12 millions d’années-lumière de nous. Entraînées dans un combat gravitationnel depuis un milliard d'années, ces deux brillantes galaxies ont été capturées sur cette image qui a nécessité 25 heures de collecte de données avec un télescope basé au sol de notre planète. Lors de leur dernière approche, les bras de la galaxie de M81 à gauche se sont affermis en raison d'un taux de formation d'étoiles plus élevé. Ce passage a aussi créé des régions de formation d'étoiles si intense dans M81 qu'elle émet même des rayons X. D'ici quelques milliards d'années, après plusieurs approches, ces deux galaxies fusionneront en une seule. Nous voyons ces deux galaxies avec en avant plan le voile des étoiles de la Voie lactée, ainsi que de ses nuages de gaz et de poussière. On peut aussi voir sur cette image la lumière des étoiles de la Voie lactée réfléchie par les cirrus galactiques, des nuages de gaz diffus situés à quelques centaines d’années-lumière au-dessus du plan de notre galaxie. (Image Credit & Copyright: Ivan Eder)
25 septembre 2013
On connait la galaxie naine NGC 5195 surtout parce qu'elle est la petite compagne de la galaxie du Tourbillon (NGC 5194) une grande galaxie spirale figurant sous l'entrée 51 dans le fameux catalogue Messier et qu'elles semblent former un point d'interrogation sur la sphère céleste avec cette dernière, caractéristique notée dès le 19e siècle par Lord Rosse. Par rapport à M51, NGC 5195 est une naine, mais c'est quand même une naine de taille respectable, car son diamètre approche les 20 000 années-lumière. C'est sans doute une rencontre rapprochée entre ces deux galaxies qui est à l'origine d'une flambée de formation d'étoiles dans M51, flambée qui a rendu ses bras passablement remarquables. Cet agrandissement provient des images d'archive de Hubble et il montre assez clairement que la galaxie naine est maintenant à l'arrière de M51. Un pont de poussière sombre et de jeunes étoiles qui a été formé par l'effet de marée gravitationnelle se détache depuis la bordure extérieure de M51, à droite, pour passer devant la galaxie naine jaunâtre. Ce couple cosmique est à quelque 30 millions d’années-lumière de nous dans la constellation des Chiens de chasse dans le prolongement de la poignée de la casserole de la Grande Ourse. (Image Credit: Hubble Legacy Archive, NASA, ESA - Processing: José Jiménez Priego)
31 aout 2013
Les deux galaxies spirales de la photographie sont NGC 5426 et NGC 5427. Elles sont en forte interaction gravitationnelle, un pont de matière s’est déjà formé entre elles. D’habitude, lorsqu’une petite galaxie entre en collision avec une plus grosse, elle se fait dévorer par celle-ci. Mais dans le cas présenté, les deux galaxies sont de même taille. Il se pourrait donc qu’elles survivent à la collision, mais il est fort peu probable qu’elles présentent encore une forme spirale. Il est peu probable que des étoiles entrent en collision lors de cette rencontre, mais les forces de marée gravitationnelle créeront de multiples régions de formations d’étoiles : la forme qui en résultera est passablement imprévisible, tellement les collisions galactiques présentent des formes diversifiées. Cette formation binaire est aussi connue sous le nom de Arp 271 (catalogue de Halton Arp, «Atlas of Peculiar Galaxies») et a une envergure de 130 000 années-lumière. Elle est à quelque 90 millions d’années-lumière de nous, dans la constellation de la Vierge. Notons que notre Galaxie, la Voie lactée, et Andromède subiront vraisemblablement une collision semblable dans à peu près 5 milliards d’années. (Credit & Copyright: Gemini Observatory, GMOS-South, NSF)
25 aout 2013
REPRISE du 21 juillet 2008
Est-ce une seule galaxie ou deux? Art Hoag s’est sûrement posé cette question en 1950 quand il est tombé par hasard sur ce bizarre objet extragalactique. On trouve surtout de jeunes étoiles bleues très lumineuses dans l’anneau alors que la boule jaunâtre au centre doit contenir des étoiles rouges plus vieilles comme dans le noyau des galaxies spirales. Entre ces deux régions se trouve un espace qui est presque totalement sombre. Le processus à la base de la formation de  l’objet de Hoag demeure un mystère, quoiqu’on a maintenant découvert des objets semblables que l’on a regroupés dans une catégorie nommée galaxies à anneau. On pense que l’on peut obtenir une telle galaxie lorsqu’une petite galaxie traverse le centre d’une plus grande galaxie. La perturbation gravitationnelle résultant de cette collision galactique peut produire une onde de formation d’étoiles qui s’éloignent graduellement du centre, d’où la présence d’un anneau de jeunes étoiles. La photo présentée qui a été captée par le télescope Hubble en juillet 2001 nous montre des détails de l’objet de Hoag que l’on n’avait jamais observés. Ces observations pourraient aider les scientifiques à mieux comprendre la formation des galaxies à anneaux. Le diamètre de l’objet de Hoag est d’environ 100 000 années-lumière. Il est situé dans la constellation du Serpent (tête). Par pur hasard, on peut aussi admirer une autre galaxie à anneau à environ une heure dans le vide de l’objet de Hoag. (Credit: R. Lucas (STScI/AURA), Hubble Heritage Team, NASA)
28 juillet 2013
REPRISE du 22 aout 2010, du 15 aout 2004 et du 9 septembre 2002
NGC 2936 Voir le texte du 10 mai 2020. (Image Credit: NASA, ESA, and The Hubble Heritage Team (STSci/AURA))
24 juin 2013
Qu'arrive-t-il lorsque deux galaxies entrent en collision? Même si ce genre de collision dure des milliards d'années, ce choc de titans est assez répandu. Puisque les galaxies sont essentiellement faites de vide, une collision frontale entre deux étoiles est très improbable. Mais, l'interaction gravitationnelle mutuelle des galaxies déforme ou même détruit l'autre galaxie. Les deux galaxies peuvent aussi fusionner et former une seule galaxie plus grosse. La rencontre des nuages de gaz et de poussière des deux galaxies déclenche des vagues de formation d'étoiles et ce durant tout le processus d'interaction gravitationnelle. Dans cette animation, de vraies images de rencontres galactiques (UGC 9618, Arp 148, ESO 77-14, VV 705 et ESO 148-2) observées par le télescope Hubble sont superposées à une simulation numérique d'une collision entre deux grandes galaxies spirales. Les similitudes sont vraiment étonnantes. Notre propre galaxie, la Voie lactée, a depuis sa naissance absorbé plusieurs petites galaxies et elle continue de la faire. On sait aussi qu'elle se dirige vers la galaxie d'Andromède (M31) et qu'éventuellement dans quelques milliards d'années, ces deux géants fusionneront. (Images Credit: NASA, ESA; Visualization: Frank Summers (STScI); Simulation: Chris Mihos (CWRU) & Lars Hernquist (Harvard).)
14 mai 2013

NGC 3169 et NGC 3166. Voir le texte du 6 novembre 2015. (Image Credit & Copyright: Adam Block, Mt. Lemmon SkyCenter, University of Arizona)
28 mars 2013

La galaxie NGC 2623 (Arp 243) provient en réalité de la fusion de deux galaxies. Cette fusion titanesque se produit à quelque 300 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Cancer. Cette violente rencontre entre ces deux galaxies qui étaient peut-être semblables à notre Voie lactée a produit des zones étendues de formation d'étoiles près du noyau central lumineux et le long des deux fascinantes queues de marée gravitationnelle. Remplies de gaz, de poussière et de jeunes étoiles bleues, ces deux queues opposées émergent du noyau et s'étendent sur plus de 50 000 années-lumière. Le noyau de NGC 2623 est actif, car il s'y trouve un trou noir central supermassif qui est peut-être le résultat de la fusion. Cette activité du noyau et l'intense formation d'étoiles font briller NGC 2623 dans tous les domaines du spectre électromagnétique. Cette belle image de NGC 2623 provient des archives du télescope spatial Hubble. On peut voir sur cette image plusieurs autres galaxies lointaines à l'arrière-plan. (Image Credit: Hubble Legacy Archive, ESA, NASA; Processing - Martin Pugh)
19 octobre 2012
La forme inhabituelle de cette galaxie (NGC 6745) est due à une collision avec une autre galaxie. On voit en bas à droite la petite galaxie qui s’éloigne. La grosse galaxie était auparavant une galaxie spirale, mais maintenant elle est classifiée dans les galaxies particulières : la lettre p est ajoutée à son numéro. Même s’il est peu probable que des étoiles entrent en collision lors du processus, les interactions entre les gaz et les champs magnétiques ont bel et bien lieu. Des zones propices à la naissance de nouvelles étoiles se forment alors. Ces zones contenant encore de jeunes étoiles massives émettent plus de lumière bleue que le reste de la galaxie. (Credit: NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)-ESA/Hubble Collaboration. Acknowledgment: Roger Lynds (KPNO/NOAO) et al. )
30 septembre 2012
REPRISE : 5 novembre 2006 et du 2 novembre 2000
La galaxie elliptique géante M60 (NGC 4649) et la galaxie spirale NGC 4647 forment un couple rigolo sur cette fine image provenant du télescope Hubble. Elles sont situées dans une région où les galaxies ont tendance à se regrouper, à l’est de l’amas galactique de la Vierge. M60 est à quelque 54 millions d’années-lumière de nous. Sa forme ovale provient des orbites aléatoires de ses vieilles étoiles, alors que les jeunes étoiles bleues ainsi que les gaz et poussières de NGC 4647 ont des orbites concentrées dans le disque de cette galaxie spirale. NGC 4647 est un peu plus loin que M60, à environ 63 millions d’années-lumière. Ces deux galaxies qui figurent aussi dans l'Atlas des galaxies particulières, l'atlas Arp, sous l'entrée Arp 116 sont peut-être sur le point d'entrer en collision. Le diamètre de M60 est d'environ 120 000 années-lumière, un peu plus grand que celui de la Voie lactée (100 000 années-lumière), alors que celui de NGC 4647 est de 90 000 années-lumière. (Credit: NASA, ESA, Hubble Heritage Team (STScI/AURA))
14 septembre 2012
NGC 4038. Voir le texte du 23 mai 2018. (Image Credit: Data Collection: Hubble Legacy Archive; Processing: Danny Lee Russell)
12 aout 2012
NGC 3628 est au centre et deux autres galaxies. Le groupement se nomme le «Triplet du Lion». M65 est en bas au milieu et M66 juste au-dessus à gauche (voir aussi 1er juin 2007 pour une autre photo de M65). La photographie en haute résolution montre la queue de NGC 3628. Cette queue vient de l’interaction gravitationnelle passée (effet de marée) avec ses voisines. (Image Credit & Copyright: Thomas V. Davis (tvdavisastropix.com))
6 juillet 2012
REPRISE du texte du 27 juillet 2007
D'où viennent ces coquilles qui entourent la galaxie particulière Centaurus A (NGC 5128)? Le mois dernier, une image particulièrement fascinante a été publiée. Cette image traitée de façon à rehausser un arc bleu pâle qui est un indice que cette galaxie est en collision avec une plus petite galaxie. Mais ce que montre cette photo provenant du télescope Blanco de 4 mètres du Cerro Tolodo Inter-American Observatory est encore plus révélateur. Ce genre de coquilles sont généralement considérées comme le signe d'une fusion galactique récente, une perturbation analogue aux vagues circulaires produites par un petit caillou sur la surface d'un étang. La teneur en gaz de ces coquilles est cependant très élevée, ce qui est assez étonnant, comme si la collision avait séparé les gaz des étoiles. (Credit: E. Peng and H. Ford (JHU), K. Freeman (ANU), R. White (STScI), CTIO, NOAO, NSF)
1er juillet 2012
REPRISE du 11 novembre 2002
Voir le texte du 6 juin 2022. (Illustration Credit: NASA, ESA, Z. Levay and R. van der Marel (STScI), and A. Mellinger)
4 juin 2012
Les deux galaxies spirales de cette photographie réalisée par le télescope spatial Hubble n’en formeront plus qu’une dans un futur lointain. Dans le catalogue de Halton Arp, elles portent le numéro Arp 272. Dans le «New General Catalogue», on identifie sous le numéro NGC 6050 ou encore IC 1179 (IC signifie Index Catalogue). Cette paire de galaxies est à 450 millions d’années-lumière de la Terre, dans l’amas galactique d’Hercule. L’image couvre un champ de 150 000 années-lumière. La collision entre deux galaxies est un phénomène qui n’est pas rare. La distance entre les galaxies par rapport à leur dimension est en effet plutôt restreinte. Par exemple, la distance entre Andromède et la Voie lactée n’est que de 2,9 millions, selon les données récentes du satellite Hipparcos, ce qui n’est que 29 fois plus grand que le diamètre de notre Galaxie. Par comparaison, la distance entre Proxima du Centaure et le Soleil (4,2 années-lumière) est 28,6 milliards de fois plus grande que le diamètre du Soleil (1 392 000 km). Incidemment, Andromède se dirige vers la Voie lactée. La photographie du jour nous donne un aperçu de notre futur lointain, lorsque la collision entre Andromède et notre Galaxie se produira. . (Credit: Hubble Legacy Archive, ESA, NASA; Processing - Martin Pugh)
22 septembre 2011
REPRISE du texte du 30 avril 2008
La galaxie aux Antennes. Voir le texte du 12 février 2015. (Image Credit & Copyright: Acquisition and data reduction - Andrey Oreshko (Elena Remote Observatory), Processing - Dietmar Hager (stargazer-observatory)
29 avril 2011
REPRISE du texte du 7 mai 2010
Arp 273, voir le texte du 5 janvier 2017. Cette photographie d'Arp 273 a été rendue publique pour célébrer le 21e anniversaire de la mise en orbite du télescope spatial Hubble. (Credit: NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI / AURA))
21 avril 2011
NGC 6782 est une galaxie spirale géante. Son diamètre de 400 000 années-lumière est quatre fois plus long que celui de la Voie lactée. NGC 6782 est à environ 200 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Paon. La forme passablement étirée de NGC 6782 provient de l’interaction gravitationnelle avec sa voisine, la petite galaxie IC 4970 que l’on voit à droite juste sous le centre de la galaxie géante. Ces deux galaxies finiront probablement par fusionner. Cette image cosmique a été prise à l’aide du télescope de 8 m de diamètre de l’observatoire Gemini South situé sur le Cerro Pachón au Chili. L’idée de prendre en photo cette collision galactique géante provient d’un concours parmi les écoles australiennes. Les concurrents devaient soumettre un essai astronomique écrit. Les gagnantes, le club astronomique de l’école secondaire de filles de Sydney, ont soumis un texte qui expliquait qu’une image couleur, en plus d’être plus esthétique qu’une image en noir et blanc, permettrait de distinguer les populations d’étoiles de cette galaxie, les régions de formation d’étoiles provenant de la collision avec sa voisine, de mesurer le taux de formation d’étoiles et de connaître la quantité de gaz et de poussière des deux galaxies. (Image Credit: Sydney Girls High School Astronomy Club, Travis Rector (Univ. Alaska), Ángel López-Sánchez (Australian Astronomical Obs./ Macquarie Univ.), Australian Gemini Office)
3 avril 2011
NGC 660. Voir le texte du 10 novembre 2012. (Image Credit & Copyright: Stephen Leshin)
22 janvier 2011
REPRISE du texte du 3 décembre 2009
Est-ce là le sort qui attend notre Galaxie, la Voie lactée? Peut-être, si elle entre en collision avec la galaxie d’Andromède dans quelques milliards d’années, ce qui est possible. L’image du jour nous présente NGC 7252, un méli-mélo d’étoiles produit par une gigantesque collision entre deux grosses galaxies. Ce genre de collision dure des millions d’années. On peut donc considérer que l’image qui nous est présentée est un instantané du processus comme le serait une photo de moins d’un dix millième de seconde d’une collision entre deux automobiles. Le mélange stellaire qu'a produit cette collision a été surnommé «Atoms for Peace» à cause de sa ressemblance avec le schéma d'un atome. Cette image a été captée récemment par le télescope MGP/ESO de 2,2 m installé au Chili. La galaxie NGC 7252 fait environ 600 000 années-lumière de diamètre et elle est à quelque 220 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Verseau. Notons que nous ne sommes pas assurés que la galaxie d'Andromède entrera en collision avec la nôtre, car nous ne connaissons pas sa vitesse tangentielle. (Credit: ESO)
16 novembre 2010
Arp 286, un trio de galaxies en interaction. Voir le texte du 6 juillet 2016. (Credit & Copyright: Stephen Leshin)
13 aout 2010
La galaxie aux antennes. Voir le texte du 16 mars 2014. (Credit: NASA, ESA & B. Whitmore (STScI) et al.; Image processing: Davide De Martin)
18 juillet 2010
REPRISE du texte du 24 octobre 2006
Les grandes galaxies peuvent grossir en mangeant les plus petites. Même notre Galaxie, la Voie lactée, pratique ce cannibalisme en absorbant grâce à sa force gravitationnelle les petites galaxies qui s’en approchent de trop près. En fait, cette pratique très répandue dans l’Univers est bien illustrée par la paire de galaxies de cette photo. Ces galaxies sont situées dans la constellation de l’Éridan, la Rivière Céleste. Située à plus de 50 millions d’années-lumière, la grosse galaxie spirale, NGC 1532, lutte avec la galaxie naine NGC 1531. Cette dernière sera vaincue et éventuellement absorbée. Cette paire de galaxies vues de côté est assez semblable à la paire de galaxies formée par M51 (la Galaxie du Tourbillon, NGC 5194) et une petite galaxie irrégulière NGC 5195. On voit cependant ce dernier couple de face. (Credit & Copyright: Martin Pugh)
17 juillet 2010
REPRISE du texte du 27 novembre 2008
Ces deux galaxies, NGC 5216 (en haut) et NGC 5218, semblent liées par une corde. Cette corde de 22 000 années-lumière est une traînée de gaz, de poussières et d’étoiles. La paire de galaxies, qui porte le numéro 104 dans le catalogue Arp, est aussi connue sous le nom de système de Keenan, du nom de son découvreur, Keenan, Philip C. Ce système est situé dans la constellation de la Grande Ourse à environ 17 millions d’années-lumière de nous. C’est l’effet de marée gravitationnelle qui a produit cette corde ainsi que la virgule sous NGC 5218, la galaxie du centre. Éventuellement, ces deux galaxies finiront par fusionner. ((Image Credit & Copyright: Adam Block, Mt. Lemmon SkyCenter, U. Arizona))
2 juillet 2010
RERPISE du texte du 31 juillet 2008
Les collisions de plein fouet entre deux galaxies peuvent nourrir leur trou noir central supermassif. Selon le modèle théorique des galaxies actives, il se produit alors au voisinage du trou noir des émissions intenses de radiations ce qui crée les objets les plus lumineux de tout l’Univers, les galaxies à noyau actif. (GNA). Depuis plusieurs décennies, il semblait que seulement 1% des GNA était lié à des fusions entre deux galaxies, ce qui était un peu problématique en regard du modèle théorique. Cependant, les derniers résultats obtenus dans le domaine des rayons X énergétiques par le satellite SWIFT indiquent une très forte corrélation entre les galaxies à noyau actif et les fusions galactiques. Les rayons X énergétiques traversent plus aisément les nuages de poussière et de gaz des galaxies en fusion et on peut ainsi mieux observer les émissions des trous noirs centraux. Les cercles sur les six images indiquent les positions des trous noirs supermassifs détectés par le satellite SWIFT. Les images sont dans le domaine de la lumière visible et proviennent de l’Observatoire national de Kitt Peak en Arizona. La galaxie NGC 7319, en haut au centre, fait partie du groupe galactique connu sous le nom de Quintet de Stephan. (Credit: NASA / Swift / NOAO / Michael Koss and Richard Mushotzky (Univ. Maryland))
29 mai 2010
NGC 4038 et NGC 4039. Voir le texte du 29 avril 2011. (Credit & Copyright: Star Shadows Remote Observatory and PROMPT/CTIO (Jack Harvey, Steve Mazlin, Rick Gilbert, and Daniel Verschatse))
7 mai 2010
La galaxie spirale à gauche sur cette photographie est M81. À sa droite se trouve la galaxie irrégulière M82 qui présente une grande quantité de gaz et de poussières. Ces deux grosses galaxies sont engagées dans une bataille gravitationnelle depuis le dernier milliard d’années ce qui les affecte mutuellement. La force gravitationnelle de M82 a probablement engendré les ondes de gravité dans les bras de M81, leur conférant la couleur bleue typique de zones de créations d’étoiles. M 81 a aussi créé dans M 82 des régions de formation stellaire et des nuages de gaz énergétiques qui sont à l’origine d’émission de rayons X. Ces deux galaxies fusionneront éventuellement, dans quelques milliards d’années. M81 et M82 sont situées dans la constellation de la Grande Ourse, à environ 12 Mal de la Voie lactée. (Credit & Copyright: Leonardo Orazi)
24 mars 2010
REPRISE : texte du 25 mars 2008, du 15 avril 2006 et du 9 février 2000
Les deux galaxies à droite commencent tout juste leur fusion. Le résultat pourrait bien donner une grosse galaxie elliptique, mais nous ne pourrons pas l’observer avant un autre milliard d’années. L’image du jour nous montre plusieurs galaxies naines du groupe compact Hickson 31 qui sont lentement en train de fusionner. Un pont d’étoiles relie la galaxie du centre aux deux galaxies à gauche et la traînée d’étoile à sa droite pointe directement vers la galaxie spirale en bas complètement à droite. Il est presque  certain que les galaxies du groupe d’Hickson 31 se détruiront mutuellement en se rencontrant. Cette fusion créera de millions d’étoiles dont certaines exploseront pour donner naissance à des milliers de nébuleuses remplies de gaz et de poussière qui finiront par se dissiper lorsque la galaxie finale émergera du processus dans un milliard d’années. L’image du jour est une composition provenant des photos en lumière visible d’Hubble, des images infrarouges du télescope spatial Spitzer et des données recueillies dans l’ultraviolet par le télescope spatial GALEX. Le groupe compact d’Hickson 31 s’étend sur environ 150 000 années-lumière et il est à quelque 150 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation de l’Éridan. (Credit: NASA, ESA, J. English (U. Manitoba), and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA); Acknowledgement: S. Gallagher (U. Western Ontario))
22 février 2010
NGC 660. Voir le texte du 22 janvier 2011. (Credit & Copyright: Immo Gerber and Dietmar Hager (TAO))
3 décembre 2009
La galaxie NGC 2623, voir le texte du 10 janvier 2018. (Credit: NASA, ESA and A. Evans (Stony Brook) et al.)
9 novembre 2009
NGC 4631 (en haut) est une galaxie spirale vue par la tranche située à 25 Mal dans la constellation des Chiens de chasse. Le nom populaire de NGC 4631 est galaxie de la Baleine. Elle est d’une taille semblable à notre galaxie, la Voie lactée. Juste en haut de la galaxie de la Baleine on voit NGC 4627, une petite galaxie elliptique satellite. En bas à gauche, on voit une galaxie en forme de bâton de hockey, NGC 4656. En raison de leur forme irrégulière et de leur distance similaire à la Voie lactée, on pense que ces trois galaxies se sont probablement rencontrées dans le passé. (Crédit & Copyright: Josef Poepsel, Stefan Binnewies (Capella Observatory))
21 aout 2009
REPRISE : 12 octobre 2007
NGC 6240 nous offre le spectacle de la phase finale de la fusion de deux galaxies. Les deux galaxies impliquées dans cette collision sont situées à environ 400 millions d’années-lumière dans la constellation d’Ophiuchus (le Serpentaire). NGC 6240 est l’une des plus brillantes sources infrarouges du ciel. La collision a produit d’importantes traînées d’étoiles formées par les forces de marée gravitationnelle. On prévoit que les deux trous noirs supermassifs situés au centre de chacune des galaxies finiront par fusionner en un seul trou noir encore plus massif. Bientôt, il ne restera plus qu’une galaxie. L’image du jour est une mosaïque réalisée en combinant des photographies dans le domaine de l’infrarouge provenant du télescope spatial Spitzer (en rouge) et dans le domaine du visible provenant d’Hubble (le bleu et le vert). On estime que la largeur de la galaxie fait dans les 300 000 années-lumière. (Credit: NASA / JPL-Caltech / STScI-ESA / S. Bush, et al. (Harvard-Smithsonian CfA))
18 juin 2009
Ce magnifique couple de galaxies en interaction gravitationnelle est situé au sud-ouest de la dernière étoile (Alkaid) de la poignée de la constellation que l’on nomme familièrement la «grande casserole», soit la Grande Ourse. Il s’agit de la 51e entrée du célèbre catalogue de Charles Messier, soit M51. La grosse galaxie spirale est aussi cataloguée sous le numéro NGC 5194 alors que sa compagne est NGC 5195. Ce duo galactique est à environ 31 millions d’années-lumière près de la frontière de la petite constellation des Chiens de chasse. (Credit & Copyright: Jon Christensen)
26 mai 2009
Il est plutôt difficile de faire entrer cette galaxie dans la classification de Hubble. Est-ce une galaxie spirale ou elliptique? Son étrange apparence laisse les scientifiques perplexes au sujet de sa formation. Cette galaxie est NGC 7049. C’est un immense anneau de poussière très sombre qui donne cette apparence à cette galaxie. Si l’on fait exception de la poussière, NGC 7049 présente les caractéristiques d’une galaxie elliptique bien qu’il s’y trouve peu d’amas globulaires. La photo du jour provient du télescope Hubble. NGC 7049 est aussi dotée d’un anneau polaire perpendiculaire à son plan, comme celui de NGC 4650A. On ne le voit pas sur cette photographie. Comme NGC 7049 fait partie d’un amas galactique, on peut penser qu’il provient de la fusion de deux ou plusieurs galaxies qui sont entrées en collision. Le diamètre de NGC 7049 est d’environ 150 000 années-lumière et elle est à 100 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de l’Indien. (Credit: NASA, ESA and W. Harris (McMaster University))
8 avril 2009
Arp 274. Voir le texte du 23 janvier 2023. (Credit: NASA, ESA, M. Livio (STScI) and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA))
7 avril 2009
NGC 1532 et la galaxie naine NGC 1531. Voir texte du 17 juillet 2010. (Credit & Copyright: Robert Gendler, Jan-Erik Ovaldsen, Allan Hornstrup, IDA Image data: ESO/Danish 1.5m telescope at La Silla, Chile – 2008)
27 novembre 2008
Les deux étoiles brillantes de la photographie du jour font partie de la Voie lactée : les pics lumineux proviennent de la diffraction de la lumière causée par le télescope du photographe. Les deux galaxies de la photo sont cependant très loin de la Voie lactée, à quelque 200 millions d’années-lumière. Ces deux galaxies sont en forte interaction gravitationnelle, car elles sont très près l’une de l’autre, à seulement 80 000 années-lumière ; c’est qui leur donne leur aspect déformé. Leur numéro de catalogue est Arp 273 ou encore UGC 1810 (UGC = Uppsala General Catalog»). Ce genre d’interaction entre deux galaxies est fréquent dans l’Univers et pourrait même affecter la Voie lactée : en effet, Andromède (M31) qui n’est distante que de 2,5 millions d’années-lumière se rapproche lentement de nous. Deux galaxies qui se rencontrent ainsi peuvent fusionner et finir par ne former qu’une seule galaxie. (Credit & Copyright: Adam Block, Mount Lemmon SkyCenter, University of Arizona)
15 novembre 2008
Comment une galaxie peut-elle prendre la forme d’un anneau et encore plus curieux, comment deux galaxies voisines en interaction (Arp 147) peuvent-elle y parvenir? La galaxie de droite, sur cette photo prise par Hubble, est un anneau bleu de 30 000 années-lumière de diamètre formé de jeunes étoiles massives très lumineuses. Au bas de l’anneau, une région jaunâtre semble être ce qui reste du noyau d’une galaxie elliptique (le texte de l’APOD ne fait aucune mention de cette région). La forme annulaire de cette galaxie provient de la collision avec la galaxie qui occupe le centre de la photo. Ce qui est surprenant est que l’autre galaxie ait aussi pris cette même forme. Lorsque deux galaxies s’entrecroisent, la probabilité de collision entre leurs étoiles est pratiquement nulle, mais les interactions gravitationnelles à grande échelle produisent des ondes de compression favorable à la formation d’étoiles, un peu comme les vagues à la surface d’un étang perturbé pas la chute d’un caillou. Hubble a récemment éprouvé des problèmes que l’on a corrigés à distance. On a pris cette photo avec la caméra à large champ (WFPC2) de Hubble afin de vérifier que tout fonctionnait bien. (Credit: M Livio et al. (STScI), ESA, NASA)
4 novembre 2008
NGC 1316 et NGC 1317. Voir le texte du 9 septembre 2015. (Credit & Copyright: Martin )
2 septembre 2008
REPRISE  du texte des 4 avril 2005 et 22 février 1999
NGC 5216 et NGC 5218. Voir texte du 2 juillet 2010. ((Credit & Copyright: Acquisition - Martin Winder, Processing - Warren Keller)
31 juillet 2008
NGC 3256, la galaxie de l’image du jour, a une forme inhabituelle. En fait, il s’agit de deux galaxies qui entrent lentement en collision. Dans quelques centaines de millions d’années, ces deux galaxies devraient n’en former qu’une seule. Présentement, des filaments de poussière et des rubans d’étoiles formées par les forces de marée gravitationnelle parcourent cette galaxie qui présente encore deux noyaux séparés. Lors de collision galactique, les nuages de gaz et les champs magnétiques des deux galaxies impliquées interagissent fortement et donnent lieu à des zones de formation d’étoiles. Les collisions entre deux étoiles sont cependant fort peu probables. NGC 3256 dont le diamètre est de 100 000 années-lumière est à 100 millions d’années-lumière de nous. Elle fait partie du superamas galactique Hydra-Centaurus. (Credit: NASA, ESA, Hubble Heritage (STScI / AURA) - ESA/Hubble Collaboration, & A. Evans (UVa, NRAO, SUNYSB))
6 mai 2008
NGC 6050 ou encore IC 1179. Voir le texte du 22 septembre 2011. (Credit: NASA, ESA, Hubble Heritage (STScI / AURA) - ESA/Hubble Collaboration, K. Noll (STScI))
30 avril 2008
M81 et M82. Voir texte du 24 mars 2010. (Credit & Copyright: Johannes Schedler (Panther ))
25 mars 2008
REPRISE : texte du 15 avril 2006 et du 9 février 2000

Photographie de la galaxie spirale NGC 4013 qui est à une distance de 50 millions d’années-lumière en direction de la constellation de la Grande Ourse. Cette photographie révèle une structure jusqu’alors inconnue de NGC 4013. En effet, l’énorme boucle lumineuse qui s’étend vers la gauche au-dessus de la galaxie vient d’être détectée. Une étude poussée de cette boucle a montré qu’il s’agit d’un courant d’étoiles provenant d’une galaxie plus petite déformée par l’effet de marée de NGC 4013. On pense aussi que ce courant expliquerait la distribution non uniforme de l’hydrogène neutre que l’on peut observer grâce aux radiotélescopes. NGC 4013 présenterait des similitudes avec la formation de notre Galaxie, la Voie lactée. (Image Credit & Copyright: R Jay Gabany (Blackbird Observatory) - collaboration; D.Martínez-Delgado(IAC, MPIA), M.Pohlen (Cardiff), S.Majewski (U.Virginia), J.Peñarrubia (U.Victoria), C.Palma (Penn State))
7 février 2008

M51, une paire de galaxies en interaction gravitationnelle. Ce couple est situé légèrement au sud-ouest de la dernière étoile brillante de la poignée de la Grande Ourse (le grand chaudron!). La grosse galaxie spirale est NGC 5194 alors que la galaxie qui l’accompagne est NGC 5195. Ces deux galaxies sont à 31 Mal à la limite de la constellation des Chiens de chasse. Avec un petit télescope terrestre, les deux galaxies apparaissent comme une petite tache lumineuse diffuse. Cette photographie provient de Hubble. (Credit: S. Beckwith (STScI) Hubble Heritage Team, (STScI/AURA), ESA, NASA)
5 janvier 2008
REPRISE : 11 novembre 2006 et du 28 avril 2005
Photographies de plusieurs galaxies dispersées le long de la frontière de la constellation de Pégase. La plus grosse galaxie, en haut à droite, est NGC 7331 (sur Wikipédia). Située à près de 50 Mal, cette grosse spirale est l’une des galaxies brillantes qui ne fait pas partie du célèbre catalogue de Charles Messier. Le groupe de galaxies en bas à gauche forme le Quintette de Stephan (deux autres photos de l’APOD : 13 novembre 2000 et 12 aout 2003). En réalité, ce groupe ne compte que 4 galaxies (NGC 7317, NGC 7318a, NGC 7318b, NGC 7319), NGC 7320 la dernière galaxie du quintette est située à environ 35 Mal. Situé à 300 Mal, le groupe de 4 galaxies est un exemple de collisions galactiques multiples. Le Quintette de Stephan et NGC 7331 ne sont qu’à un demi-degré de distance sur la sphère céleste. (Crédit & Copyright: Dietmar Hager.)
24 novembre 2007
Un pont cosmique fait d’étoiles et de gaz unit ces deux galaxies particulières dont le numéro de catalogue est Arp 87 (Arp, APG et A : Atlas des galaxies particulières). Ce pont a été formé par la force mutuelle d’attraction gravitationnelle entre les deux galaxies. Plusieurs zones de formation de jeunes étoiles massives dans la galaxie spirale de droite (NGC 3808A) viennent aussi de cette interaction gravitationnelle de même que la forme tordue de la galaxie de gauche (NGC 3808B). À très long terme, quelques milliards d’années, ces deux galaxies pourraient n’en former qu’une seule. La fusion de galaxies est commune dans l’Univers. La paire de galaxies de Arp 87 est située dans la constellation du Lion à quelque 300 Mal de nous. (Credit: NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI / AURA))
1er novembre 2007

NGC 3628. Voir le texte du 6 juillet 2012. (Credit & Copyright: Steve Mandel (Galaxy ))
27 juillet 2007

Au cœur de l’amas galactique de la Vierge se trouve un chapelet de galaxies connu sous le nom de «Chaîne de Markarian». Cette photo montre deux de ces galaxies NGC 4438 à gauche et NGC 4435 à droite. Cette paire de galaxies, aussi appelée «Les Yeux», interagissent gravitationnellement. Elles sont à environ 100 000 al l’une de l’autre présentement, mais dans le passé, elles ont déjà été à 16 000 al. NGC 4438 a gagné de la matière au profit de NGC 4435 lors de l’interaction gravitationnelle causée par les effets de marée. (Credit & Copyright: Ken Crawford (Rancho Del Sol Observatory))
8 juin 2007
L’amas galactique Abell 2667. Cette photographie de l’amas montre une galaxie qui semble se briser en morceaux (coin supérieur gauche) et une autre qui s’effiloche comme de la barbe à papa (à gauche). La galaxie de gauche subit un effet gravitationnel réel d’une collision avec une autre galaxie. Ce genre de collision est fréquent et laisse souvent une traînée de jeunes étoiles massives et chaudes. La distorsion de la galaxie de droite est quant à elle une illusion provoquée par un effet de lentille gravitationnelle. Cette galaxie est en réalité loin derrière l’amas. (Credit: NASA, ESA, Jean-Paul Kneib (Laboratoire d’Astrophysique de Marseille) et al. )
5 mars 2007

NGC 2685, une galaxie polaire à anneau. Voir le texte du 14 mars 2014. (Credit & Copyright: Ken Crawford (Rancho Del Sol Observatory))
16 février 2007
Deux galaxies en collision dans la constellation du Corbeau. Voir texte du 18 juillet 2010. (Credit: NASA, ESA, and the Hubble Heritage Team (STScI/AURA)-ESA/Hubble Collaboration Acknowledgment: B. Whitmore (Space Telescope Science Institute) et al.)
24 octobre 2006

La galaxie particulière dite aux Antennes  a été formée par la collision de deux galaxies, NGC 4038 et NGC 4039. Lors d’une collision galactique, la probabilité que deux étoiles entrent en collision est pratiquement nulle, car la distance entre celles-ci est immense par rapport à leur diamètre, un facteur de 1 sur 7 millions dans le voisinage du Soleil par exemple. Mais les immenses nuages de gaz et de poussière qui se rencontrent engendrent des épisodes intenses de formation d’étoiles. La galaxie aux Antennes témoigne de ces interactions dans la région bleue où de jeunes étoiles massives éclairent intensément le cœur de cette galaxie fusionnée. La galaxie aux Antennes est située dans la constellation du Corbeau, une constellation de l’hémisphère sud. Elle fait environ 500 000 années-lumière, soit 5 fois le diamètre de la Voie lactée. Elle est à 60 Mal de nous. (Credit & Copyright: Daniel Verschatse (Antilhue Observatory))
30 juin 2006

M81 et M82. Voir texte du 25 mars 2008. (Credit & Copyright: Johannes Schedler (Panther ))
15 avril 2006
C’est une collision entre deux galaxies qui a créé cette forme que plusieurs amateurs d’astronomie peuvent aisément reconnaître : la galaxie de la Roue de Chariot (Cartwheel en anglais) classifiée sous ESO 350-40. Elle fait partie d’un groupe de galaxies situées à environ 400 millions d’années-lumière de la Terre dans la constellation du Sculpteur. Deux autres galaxies de ce groupe sont visibles à gauche et sous la galaxie de la Roue de Chariot. Le bord de cette galaxie est un anneau de plus de 100 000 années-lumière dont plusieurs régions sont propices à la formation d’étoiles. On y trouve d’ailleurs plusieurs étoiles massives très lumineuses. Lors de collision entre deux galaxies, la probabilité de collision entre deux étoiles est extrêmement faible. Cependant, l’interaction gravitationnelle entre les galaxies produit des perturbations importantes dans les nuages de gaz et de poussière de celles-ci. Comme dans le cas de l’anneau de la galaxie de la Roue de Chariot, il en résulte inévitablement des zones de formation d’étoiles que l’on peut voir sur la plupart des photos de collision galactique grâce à la teinte bleutée des jeunes étoiles massives. L’image du jour est une superposition des données provenant de l’observatoire rayon X Chandra en violet, de l’observatoire UV Galex (Galaxy Evolution Expoler) en bleu, de Hubble en vert et finalement du télescope spatial infrarouge Spitzer en rouge. (Credit: Chandra, GALEX, Hubble, Spitzer - Composite: NASA/JPL/Caltech/P.Appleton et al.)
18 janvier 2006
REPRISE du texte du 19 décembre 1998 et du 23 février 1997. La photographie est ici différente.
La galaxie spirale déformée Arp 188, à qui on a donné le nom de «galaxie du Têtard»,  occupe la majeure partie de cette photographie prise par Hubble. Plusieurs galaxies lointaines sont aussi visibles en arrière-plan. Arp 188 est à 420 millions d’années-lumière de nous dans la constellation du Dragon. La queue de cette galaxie mesure environ 280 000 années-lumière et elle contient plusieurs amas d’étoiles jeunes, massives et bleues. Elle s’est formée lorsqu’une galaxie plus petite a traversé Arp 188 de gauche à droite sur cette photo. Cette collision a déformé Arp 188 et a créé cette longue queue. On écrit sur le site de l’APOD que la petite galaxie qui est entrée en collision avec ARP 188 est visible à travers les bras, en haut à gauche. Ce n’est pas très logique avec l’affirmation précédente, la petite galaxie a traversé Arp 188 de gauche à droite, comment pourrait-elle se trouver maintenant à gauche? La petite galaxie mentionnée dans le texte de l’APOD est VV-29c ; cet article l’Université Nationale de l’Australie (ANU) en fait mention. (Credit: ACS Science & Engineering Team, NASA)
8 janvier 2006
REPRISE : 15 mai 2004 et 2 mai 2002
On dirait une guitare au beau milieu d’un amas galactique. En fait, il s’agit d’une collision entre au moins deux galaxies, peut-être même trois, de l’amas galactique Abell 1185. La galaxie surnommée La Guitare, en raison de sa forme, est cataloguée sous le numéro Arp 105. La majorité des quelques centaines de galaxies de Abell 1185 sont elliptiques. On y trouve aussi des galaxies spirales, lenticulaires et irrégulières. Plusieurs galaxies renfermant des milliards d’étoiles ne sont que de simples points sur cette image. Quelques ronds munis de leurs pointes de diffraction sont cependant des étoiles de notre galaxie, la Voie lactée. De récentes observations de l’amas ont mis en lumière des amas globulaires d’étoiles qui étrangement semblent n’être reliés par la gravité à aucune des galaxies de l’amas. Le diamètre d’Abell 1185 est d’environ un million d’années-lumière et il se trouve à 400 millions d’années-lumière de nous. (Credit & Copyright: Jean-Charles Cuillandre (CFHT), Hawaiian Starlight, CFHT)
22 novembre 2005
Ce pont d’étoiles et de gaz de 250 000 années-lumière unit la célèbre paire de galaxies dont le numéro de catalogue est Arp 295. Ce pont ainsi que la longue traînée lumineuse en bas à droite nous indiquent que ces deux galaxies se sont frôlées provoquant ainsi de violentes marées gravitationnelles responsables de la dispersion des gaz et des étoiles qui les ont créés. Même si ces interactions entre ces deux galaxies se produisent sur une période de milliards d’années, des rencontres rapprochées et répétées finiront par les unir pour ne former qu’une seule galaxie. Même si ce scénario peut vous sembler improbable, il semble que les fusions galactiques sont fréquentes. Arp 295 représente le stade initial d’une telle fusion. Ces deux galaxies sont à environ 270 millions d’années-lumière de la Terre, dans la constellation du Verseau. La photographie du jour a été prise en septembre 2003 avec le télescope de 1 m de l’USNO près de Flagstaff en Arizona. (Credit: Arne Henden (US Naval Observatory, Flagstaff) Image Processed by Al Kelly)
8 octobre 2005
REPRISE : 10 octobre 2003
Ce nuage lumineux difforme est une galaxie. Ce mélange d’étoiles de gaz et de poussière est NGC 520. Les observations et les simulations numériques montrent que cette galaxie provient d’une collision entre deux galaxies spirales. On voit d’ailleurs, en plus de la queue lumineuse bizarre au bas, le disque de poussière familier d’une galaxie spirale. Notre Galaxie et la galaxie d’Andromède pourrait présenter le même spectacle dans quelque milliards d’années car elles se dirigent l’une vers l’autre. La collision qui a produit NGC 520 a débuté il y a environ 300 millions d’années et elle se poursuit présentement. Cependant, cela se produit très lentement, si lentement qu’il est impossible de voir un changement d’aspect de la galaxie sur une période de plusieurs siècles et même de milliers d’années. La magnitude visuelle de NGC 520 est de 12 ; c’est l’une des plus brillantes galaxies en interaction après celle des Antennes (NGC 4038 et NGC 4039). Cette image de NGC 520 provient de l’Observatoire Gémini situé à Hawaii. Aussi connu sous le nom d’Arp 157, NGC 520 est à 100 millions d’années-lumière de nous et son s’étend sur environ 100 milles années-lumière. On peut l’observer en regardant dans la direction de la constellation des Poissons. (Credit & Copyright: Gemini Obs., AURA, NSF)
12 septembre 2005

Quelle est l’origine de ces filaments de gaz qui entourent la galaxie NGC 1275? Personne ne le sait vraiment. Cette galaxie est la plus grosse de l’amas galactique Perseus dont plusieurs membres sont visibles sur la photographie du jour. Des photographies en lumière visible indiquent que NGC 1275 provient d’une collision entre deux galaxies. De plus, NGC 1275, de même que l’amas galactique sont des sources intenses de rayonnement X. La couleur des filaments gazeux de cette photo provient de la lumière émise par l’hydrogène, plus spécifiquement la raie H alpha de cet atome. Il se pourrait que ces filaments lumineux proviennent de l’énergie libérée par la collision galactique ou encore des interactions entre un tour noir galactique supermassif et le gaz de l’amas galactique. L’étendue de NGC 1275 sur cette photo est d’environ 100 000 années-lumière. Cette galaxie située dans la constellation de Persée est à quelque 230 millions d’années-lumière de nous. (Credit & Copyright: C. Conselice (Caltech), WIYN, AURA, NOAO, NSF)
25 juillet 2005

De récentes analyses et images à grand champ nous laissent croire que notre Galaxie, la Voie lactée, est en train de dévorer sa plus proche voisine, la galaxie naine Sagittarius que l’on nomme aussi Galaxie naine du Sagittaire. Cette voisine de notre Galaxie forme un long filament d’étoiles, de gaz et possiblement de matière sombre qui s’emmêle à la Voie lactée. L’image du jour est un dessin d’artiste montrant ce jet de matière. Certains pensent que la Galaxie naine du Sagittaire entraînée par la gravité de la Voie lactée a déjà passé à travers le disque de notre Galaxie en passant près de la position actuelle du Soleil. (Drawing Credit & Copyright: David Martinez-Delgado (MPIA) & Gabriel Perez (IAC))
29 mai 2005
REPRISE du 30 septembre 2003
Cette magnifique photographie de deux galaxies en interaction gravitationnelle provient du télescope de 8 m Gemini Sud situé sur le Cerro Pachon au Chili. La galaxie en haut de la photo est NGC 1531 et l’autre est NGC 1532, une galaxie spirale parcourue par de multiples bandes de poussière. Ces deux galaxies sont à environ 55 millions d’années-lumière de nous dans la constellation de l’Éridan. La gravité de NGC 1532 a réussi à étirer la petite galaxie vers elle et a ainsi produit un pont de jeunes étoiles bleues que l’on peut à la droite de l’espace entre ces galaxies. (Credit & Copyright: T. Rector (U. Alaska Anchorage), Gemini Obs., AURA, NSF)
1er mars 2005
REPRISE du texte du 10 juillet 1998
Sur cette image en fausses couleurs provenant des observations en rayon X de l’observatoire spatial Chandra, plusieurs trous noirs et étoiles à neutrons brillent comme des sources ponctuelles à l’intérieur de ce nuage gazeux chauffé à des millions de degré. On voit sur cette image une zone d’environ 80 000 années-lumière de côté située dans la région centrale de deux galaxies (NGC 4038 et NGC 4039) qui sont en train de fusionner. Cette double galaxie est à quelque 60 millions d’années-lumière en direction de la constellation du Corbeau. Photographiée lumière visible ce complexe montre deux longs filaments lumineux semblables à des antennes ce qui leur a valu le nom de galaxies des Antennes. Les collisions entre les galaxies sont fréquentes, mais lorsque cela se produit, la probabilité que des étoiles entrent en collision est presque nulle. Mais, les nuages de gaz et de poussière peuvent se comprimer en fusionnant créant ainsi des zones de formation d’étoiles massives et l’apparition de milliers de supernovae. Ces explosions qui donnent naissance à une étoile à neutrons ou à un trou noir produisent aussi des bulles de gaz enrichies en éléments lourds. Les collisions entre les galaxies jouent un rôle important dans leur évolution et on commence tout juste à l’étudier. (Credit: G. Fabbiano (CfA) et al., CXC, SAO, NASA)
3 février 2004
REPRISE du 18 aout 2000 avec une photo dont le jeu de couleurs a été amélioré.
Arp 81. Voir le texte du 23 avril 2014. La bande verticale noire qui traverse la galaxie de droite est un artéfact provenant du capteur du télescope. (Credit: W. Keel (Univ. Alabama), K. Borne (George Mason Univ.), NASA)
11 décembre 2003
Presque perdu dans cette mer d'étoiles de gaz et de poussière, un pâle arc bleu d'environ 2000 années-lumière et à peine visible dans le coin supérieur droit (voir les flèches jaunes de cette photographie) où naissent plusieurs jeunes étoiles doit probablement son existence à l'approche d'une galaxie naine près de la galaxie elliptique géante Centaurus A (NGC 5128) dont la région centrale est au bas de l'image. La gravité de cette petite galaxie a été suffisante pour produire les perturbations nécessaires à la création d'une zone de formation de nouvelles étoiles. Les étoiles de cet arc sont probablement étalées le long de la trajectoire suivie par la petite galaxie. On a estimé leur âge à seulement 200 à 400 millions d'années, très jeunes comparées aux 5 milliards d'années de notre Soleil. La découverte de cet arc nous laisse croire que les astronomes ont trouvé un genre de cannibalisme galactique en cours. Ce processus de fusion avec de petites galaxies contribue fort probablement à la formation et l'évolution des grosses galaxies comme la nôtre, la Voie lactée. Avec le temps, les étoiles de cet arc se disperseront probablement et on ne pourra plus les distinguer des autres étoiles de la galaxie active Centaurus A. Les données de cette image ont été obtenues grâce au télescope de 4 m Blanco installé à l'observatoire du Cerro Tolodo Inter-American Observatory (Credit: E. Peng and H. Ford (JHU), K. Freeman (ANU), R. White (STScI), CTIO, NOAO, NSF)
17 octobre 2002
C’est la galaxie du Tourbillon, la même paire de galaxies (M51 ou NGC 5194 et NGC 5195) que celle de la parution de l’APOD de la veille. Mais aujourd’hui, c’est dans le domaine des rayons X qu’on peut l’admirer. Les données qui ont servi à produire cette image en fausses couleurs proviennent du télescope spatial Chandra. Plus de 80 étoiles émettant des rayons X sont visibles sur cette image. Le nombre de sources X, des systèmes binaires contenant une étoile à neutrons ou un trou noir, est inhabituellement élevé pour une galaxie spirale. L’onde de choc produite par cette fusion galactique a du provoquer une intense période de formation d’étoiles massives. Les cœurs brillants des deux galaxies, NGC 5194 à droite et NGC 5195 à gauche, sont aussi des lieux d’émission intense de rayons X de haute énergie. On constate qu’ils sont entourés de gaz chauffé à des millions de degrés. Un zoom de la région centrale de NGC 5194 montre aussi le rémanent d’une supernova, les débris de la spectaculaire explosion stellaire détectée par des astronomes en 1994 depuis le sol de notre planète. (Credit: A. Wilson (UMD) et al., CXC, NASA)
11 juillet 2002
Cette très belle photo de la galaxie M51 a été prise avec un petit télescope de 14 pouces de diamètre (35 cm) et un appareil photo numérique. Elle a nécessité un temps de pose de 3 heures 42 minutes. Pour les détails au sujet de cette galaxie, consultez le texte du 5 janvier 2008. (Credit & Copyright: Tony and Daphne Hallas)
10 janvier 2008
Quel est le résultat de la collision entre deux galaxies? L'un des meilleurs exemples étudiés de ce fouillis d'étoiles, de gaz et de nuages de poussière résultant d'une telle collision est la paire de galaxies NGC 4038 et NGC 4039, aussi appelée les galaxies des Antennes. Les galaxies des Antennes sont à seulement 60 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Corbeau. Deux longues antennes surgissent du noyau central dans les photos en lumière visible, donnant l'aspect d'un insecte à cette paire de galaxies. Mais sur cette image en fausses couleurs provenant des radiations infrarouges captées par la caméra à grand champ (WIRC ou Wide-field InfraRed Camera) installée sur le télescope Hale de 5 m de l'observatoire du mont Palomar, les antennes semblent avoir disparu. On voit cependant d'autres structures qui étaient cachées sur les photos en lumière visible. Les deux noyaux des galaxies dominent l'image en compagnie d'amas de jeunes étoiles. Le noyau en haut de l'image qui est plutôt obscure sur les images en lumière visible semble arborer une barre, un restant de sa nature spirale d'avant la collision. (Credit: Bernhard Brandl and the WIRC team (Cornell), Palomar Observatory)
11 avril 2002
Est-ce que toutes les étoiles font partie d'une galaxie? Existe-t-il des étoiles qui vagabondent entre les galaxies? Aussi étonnant que cela puisse paraître, la réponse est oui. En utilisant le télescope Hubble pour explorer l’amas galactique de la Vierge, des astronomes ont recensé quelque 600 géantes rouges à la dérive dans l’espace intergalactique. Ce dessin artistique montre une vue du ciel depuis une hypothétique planète en orbite autour d’une telle étoile. La sphère céleste d’une telle planète serait bien différente de la nôtre emplie d’étoiles. Après le coucher du soleil rouge, sur la planète à la dérive entre les galaxies, aucune étoile ne serait visible, seulement la lueur diffuse des galaxies de l’amas de la Vierge. Ces étoiles solitaires ont peut-être été éjectées de leur galaxie pendant une collision avec une autre galaxie. Il se pourrait qu’il y ait bien d’autres étoiles entre les galaxies que nous n’avons pas encore observées. (Credit: H. Ferguson (STScI), N. Tanvir (IoA), T. von Hippel (U. Wisc.), NASA llustration: J. Gitlin (STScI))
19 janvier 2002
REPRISE du 3 février 1997, du 15 février 1998 et du 27 mars 1999
NGC 3310, une galaxie à sursaut d'étoiles. Voir le texte du 1er mars 2016. (Credit: G. R. Meurer (JHU) et al., Hubble Heritage Team (STScI/AURA), NASA)
11 septembre 2001
Voici la galaxie de la «roue de charrette» (Cartwheel). C'est une collision entre deux galaxies qui a créé cette étonnante forme cosmique. PGC 2248, la désignation officielle de cette galaxie, fait partie d'un groupe galactique situé à quelque 500 millions d’années-lumière en direction de la constellation australe du Sculpteur. Les deux petites galaxies en haut à gauche de PGC 2248 font aussi partie de ce groupe. La bordure de cette galaxie est un immense anneau de 100 000 années-lumière de diamètre qui contient de jeunes étoiles massives extrêmement lumineuses. Lorsque deux galaxies passent l'une à travers l'autre, les chances de collision entre deux étoiles sont très faibles, car la distance qui les sépare est colossale par rapport à leur dimension. Mais le champ gravitationnel des galaxies impliquées est grandement déformé par la rencontre. Une galaxie en anneau est le résultat de la déformation gravitationnelle produite par le passage d'une petite galaxie à l'intérieur d'une galaxie plus grande. Cette intrusion d'une petite galaxie compacte les gaz et la poussière et produit ainsi une onde de formation d'étoiles qui se déplace dans la grande galaxie à la manière d'une vague sphérique produite par l'impact d'un caillou sur un étang. Il se pourrait fort bien que la grande galaxie ait été avant la collision une galaxie spirale comme la Voie lactée. Des détectives de l'astronomie ont récemment produit un rapport qui nous informe du sort de la petite galaxie après qu'elle ait traversé la grande galaxie. (Credit & Copyright: S. Lee & D. F. Malin, AAO)
12 juin 2001
Pourquoi y a-t-il tant de jeunes étoiles qui voient le jour dans la galaxie NGC 3310? La luminosité des ces jeunes étoiles est si grande qu'elle illumine les bras de cette galaxie spirale non seulement dans le bleu, mais aussi dans l'ultraviolet, une couleur du spectre que nos yeux ne peuvent voir. Cette image a d'ailleurs été construite à partir des données captées par le télescope Hubble dans diverses bandes de l'ultraviolet. Une des explications possibles de ce taux élevé de formation d'étoiles invoque une fusion de NGC 3310 avec une galaxie naine satellite qui se serait produite il y a environ 50 millions d'années. Cette fusion aurait créé des ondes de densité se propageant dans le disque de la galaxie produisant ainsi des zones de compression des gaz propices à la formation d'étoiles (fiche 4). L'étude en ultraviolet des galaxies rapprochées aide les astronomes à mieux comprendre les images des galaxies très lointaines en lumière visible. On commence à croire que la fusion des galaxies rapprochées pourrait expliquer pourquoi il y avait plus de petites galaxies au début de l'Univers : plus l'Univers vieillit, plus les petites galaxies s'unissent pour en former de plus grosses. (Credit: R. Williams, The HDF Team (STScI), NASA)
17 janvier 2001
Ces deux galaxies sont reliées par un «pipeline» de matière sombre qui fait au-delà de 20 000 années-lumière. Ce ruban sombre au travers la lumière des étoiles semble s'étendre de l'extrémité de NGC 1410, la galaxie à gauche, et s'enrouler autour de NGC 1409. Cette paire de galaxies en interaction est à quelque 300 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Taureau. C'est cette interaction qui a construit ce ruban sombre d'à peine 500 années-lumière de largeur. Même si les images captées par le télescope Hubble illustrent à merveille les échanges de matière entre ces deux galaxies en collision, elles n'expliquent pas toutes les formes qu'elles peuvent prendre lors de semblables collisions. Cette collision titanesque a engendré une bouffée de formation d'étoiles dans NGC 1410 comme on peut le voir à ses nombreuses régions bleues de jeunes étoiles. Même si NGC 1409 est dépourvu de jeunes étoiles bleues, des observations montrent que de la matière s'y écoule. Ces deux galaxies finiront par en former une seule. Quelle sera sa forme? (Credits: William C. Keel (Univ. Alabama, Tuscaloosa), NASA)
12 janvier 2001
M81 et M82. Voir le texte du 24 mars 2010. (Credit & Copyright: Robert Gendler)
9 février 2000
Cette paire de galaxies en interaction est très loin, vraiment loin, de nous à quelque 350 millions d’années-lumière. Cette paire (AM0500-620 ou PGC 16532) est située dans la constellation australe de la Dorade. La galaxie à l'arrière est de type elliptique, alors que celle à l'avant est une galaxie spirale, deux des trois grandes familles de galaxies de l'Univers. Dans le disque des galaxies spirales comme notre Voie lactée, du gaz, de la poussière et de jeunes étoiles bleues forment de grands bras spiraux. Sur cette image provenant du télescope spatial Hubble, on voit très distinctement les rubans sombres de poussière devant la lumière diffuse de la galaxie elliptique. Comme le cœur central des galaxies spirales, celui des galaxies elliptiques tend à adopter une forme sphérique à cause des orbites plus aléatoires de ses étoiles. Mais, les galaxies elliptiques renferment très peu de gaz et de poussière et la formation d'étoiles y est en conséquence absente. Comment les galaxies évoluent-elles avec le temps? On ne le sait pas exactement, mais de plus en plus de faits montrent que les galaxies aux formes gracieuses ont connu un passé très agité. (Credit: W. Keel and R. White (U. Alabama), NASA)
21 aout 1999
REPRISE du 26 mars 1998
Les taches pâles de cette photo prise par le télescope Hubble sont des galaxies de l'amas MS1054-03. Il y en a des centaines. Il est à environ 8 milliards d’années-lumière de nous, c'est l'amas le plus éloigné découvert à ce jour. On a aussi découvert que MS1054-03 contient le plus grand nombre de galaxies en collision jamais observé pour un amas. Des exemples de collisions cosmiques sont montrés dans les encarts à droite. Déchirées par les interactions gravitationnelles, plusieurs galaxies de l'amas devraient fusionner sur une période de plus d'un milliard d'années. Une nouvelle théorie de la formation des galaxies pourrait bien naître des observations d'Hubble. Même si ce genre de collisions étaient plus fréquentes dans les premières phases de l'évolution de l'Univers, ils se produisent encore dans notre voisinage, c'est-à-dire dans un passé récent. (Credit: P. van Dokkum, M. Franx (U. Groningen/ U. Leiden), ESA, NASA)
22 juillet 1999
NGC 6872. Voir le texte du 26 avril 2016. (Credit: FORS Team, 8.2-meter VLT Antu, ESO)
25 mai 1999
NGC 4650A est une galaxie à anneau polaire située dans la constellation du Centaure à environ 115 millions d’années-lumière de nous. Ce type rare de galaxie est constituée d'un anneau de gaz et d'étoiles tournant autour d'une autre galaxie. Sur cette image provenant du télescope Hubble, on voit très bien les deux composantes de NGC 4650A. On pense que les galaxies à anneau polaire proviennent de collisions entre deux galaxies. La vitesse de rotation de l'anneau de ces galaxies permet aux astronomes de déterminer la masse du noyau central. Les résultats obtenus ne correspondent pas du tout à la quantité de matière visible du noyau. Il s'y trouve donc une bonne quantité de matière sombre. (Credit: J. Gallagher (UW-M) et al. & the Hubble Heritage Team (AURA/ STScI/ NASA))
10 mai 1999
NGC 1336. Voir le texte du 2 septembre 2008. (Credit: C. Grillmair (IPAC/Caltech) et al., WFPC2, HST, NASA)
22 février 1999
ESO202-G23 est un joli méli-mélo très coloré. C'est une collision entre deux galaxies, il y a plusieurs centaines de millions d'années, qui est à l'origine de ce fouillis cosmique. Les couleurs choisies pour cette image donnent aux astronomes quelques informations sur ce qui se passe en cet endroit. On voit dans ce fatras un noyau actif crachant des radiations ultraviolettes qui illuminent les gaz environnants (en bleu). Les bras galactiques en vert ont été contorsionnés par la collision. À gauche et en bas du centre, on aperçoit une petite région bleue de formation d'étoiles. La poussière de ESO202-G23 prend une teinte rouge sur cette image. Dans quelques milliards d'années, cette pagaille pourrait bien se transformer une galaxie de forme familière. (Credit: ISAAC, 8.2-meter VLT, ESO)
1er janvier 1999
ESO 350-40, la galaxie de la Roue de Chariot. Voir le texte du 18 janvier 2006. (Credit: Kirk Borne (STScI), NASA)
19 décembre 1998
REPRISE du 23 février 1997
C'est l'heure du lunch dans l'amas galactique Abell 3827. La galaxie affamée A3827 au centre de cette image dévore ses voisines. Le repas inclut cinq galaxies plus petites assez infortunées pour s'être aventurées trop près de la galaxie elliptique supergéante du centre de l'amas. On peut d'ailleurs voir au centre les restes jaunes de ces cinq galaxies. Une seule galaxie massive domine au centre de cet amas compact de galaxies. Le décalage doppler de 0,1 d'A3827 la place à environ 1,5 milliard d’années-lumière de nous. Cela signifie que nous voyons cet amas dans l'état où il se trouvait il y a 1,5 milliard d'années. Les cinq petites galaxies ont donc depuis longtemps été digérées par le monstre. (Credit: Michael J. West (St. Mary's U.), ESO 1-m Telescopec)
31 aout 1998
NGC 1531/2. Voir le texte du 1er mars 2005. (Credit: W. Keel, R. White III, and C. Conselice (University of Alabama))
10 juillet 1998
Cette étrange galaxie déformée est NGC 4650A. Elle est à environ 165 millions d’années-lumière de nous en direction de la constellation du Centaure. NGC 4650A est constitué d'au moins deux parties : un disque plat d'étoiles avec un noyau central brillant et dense ainsi qu'un anneau clairsemé et légèrement incliné constitué de gaz de poussière et d'étoiles. Les observations de cette galaxie montrent que le déplacement des étoiles du disque se fait dans un plan différent et presque perpendiculaire au déplacement du gaz et des étoiles de l'anneau. Ce phénomène vient sans doute d'une ancienne collision entre deux galaxies. L'observation du mouvement dans les deux composantes de NGC 4650A indique aussi la présence de matière noire, une source de gravité non visible qui influence le mouvement des étoiles et du gaz de ce système. (Credit: Very Large Telescope Project, ESO)
25 juin 1998
D'où vient le disque de poussière au centre de la galaxie NGC 7052 et quel phénomène le maintient-il en rotation? Même si ce disque semble assez terne, le centre insolite de NGC 7052, une cette galaxie elliptique, provient probablement d'une collision titanesque entre des galaxies. De plus, la rotation de ce disque révèle l'énorme gravité exercée par un trou noir supermassif central. Une analyse de cette photo, captée par le télescope Hubble et rendue publique récemment, montre que les parties de ce disque de plusieurs milliers d’années-lumière de diamètre situées à 150 années-lumière du centre tournent à une vitesse supérieure à 100 km/s et qu'elles contiennent une masse supérieure à un million de fois celle du Soleil. Le trou noir supermassif central serait 100 fois plus massif que cela et il pourrait engloutir tout le disque dans les prochains millions d'années. (Credit : R. P. van der Marel (STScI) et al., WFPC2, HST, NASA)
22 juin 1998
C'est un choc de titans. Deux galaxies (NGC 4038 et NGC 4039) s'affrontent dans la constellation du Corbeau et voici la dernière image de ce combat. Cependant, lorsque deux galaxies entrent en collision, leurs étoiles ne le font habituellement pas, car les galaxies sont surtout constituées de vide. L'espace occupé par les étoiles représente en effet une fraction infime du volume total. Mais, pendant cette collision s'échelonnant sur une centaine de millions d'années, une galaxie peut arracher par sa gravité de la matière à l'autre galaxie. Les gaz et la poussière des deux galaxies peuvent s'interpénétrer. Les piliers sombres des nuages moléculaires massifs de la galaxie des Antennes sont comprimés par cette rencontre galactique créant alors de nouvelles pouponnières d'étoiles. (Credit: B. Whitmore (STScI), F. Schweizer (DTM), NASA)
27 octobre 1997
La photographie (à gauche) de la collision galactique entre NGC 4038 et NGC 4039 a été prise avec un télescope terrestre et elle révèle deux longues antennes semblables à celle d'un insecte. Ce sont deux antennes de matière éjectée depuis le lieu de la collision. Ce sont d'ailleurs ces antennes qui lui ont donné son nom populaire : la galaxie des Antennes. Des chercheurs utilisant le télescope Hubble pour passer au crible les débris près du cœur des deux galaxies ont annoncé récemment avoir découvert plus d'un millier de jeunes amas stellaires brillants, le résultat d'un sursaut de formation d'étoiles provoqué par la collision. L'image à droite montre la région couverte par l'étude conduite à l'aide du télescope Hubble. À la distance où est la galaxie des Antennes (environ 45 millions d’années-lumière), un pixel de cette image correspond à environ dix années-lumière. La poussière autour des deux noyaux galactiques leur confère une apparence obscurcie et rougeâtre, alors que les jeunes étoiles chaudes forment des amas bleus. Comment les galaxies en collision évoluent-elles dans le temps? La détermination de l'âge des étoiles des amas stellaires formées lors des collisions pourrait nous fournir de précieux indices. La galaxie des antennes est dans la constellation australe du Corbeau. (B. Whitmore (STScI), F. Schweizer (DTM), NASA)
22 octobre 1997
Est-ce une ou deux galaxies? Les observations d'Arp 230 ont révélé des indices que cette apparente galaxie spirale solitaire est en réalité le résultat d'une récente collision entre deux galaxies spirales. Cette collision au ralenti s'est produite il y a environ 100 millions d'années et elle a provoqué un sursaut de formations d'étoiles qui persistent encore de nos jours. Cette collision présente apparemment des similitudes avec la séquence de la collision galactique du film IMAX «Cosmic Voyage». (Credit: J. A. Westphal (Caltech), STScI, NASA)
31 aout 1997
REPRISE du 22 aout 1996
Arp 220 est l'objet le plus lumineux de l'univers local, mais pourquoi brille-t-il aussi fortement? Arp 220 a été classifié comme une galaxie particulière dans les années 1960. Vers la fin des années 1980, on a découvert qu'il s'agissait d'une galaxie ultra-lumineuse en infrarouge en tête d'une liste d'observations réalisées avec le défunt satellite IRAS. De nouvelles observations réalisées avec le télescope spatial Hubble sont très révélatrices. Des photos captées par NICMOS (Near Infrared Camera and Multi-Object Spectrometer) dans le domaine de l'infrarouge en avril 1997 et rendues publiques récemment montrent qu'Arp 220 est en réalité constitué de deux galaxies spirales en collision. Cette collision a créé d'incroyables grumeaux de formation d'étoiles, les deux taches brillantes visibles sur cette photo. Sous le spot brillant en forme de demi-lune à droite repose un disque massif de poussière qui cache peut-être un trou noir supermassif central. Le spot de gauche correspond au centre de l'autre galaxie démembrée. Ces deux noyaux galactiques sont très près l'un de l'autre, à seulement 1200 années-lumière, et ils orbitent l'un autour de l'autre. (Credit: R. Thompson (U. Arizona) et al., NICMOS, HST, NASA)
17 juin 1997
Cette galaxie connait un mauvais millénaire. En fait, les 100 derniers millions d'années n'ont pas été fameux et le prochain milliard d'années sera probablement tout aussi tumultueux. NGC 4039 a déjà été une galaxie spirale normale, vaquant à ses propres affaires. C'était avant que NGC 4038 la frappe de plein fouet. Les débris de la collision montrés sur cette image sont connus sous le nom de galaxie des Antennes et ils évoluent encore. La gravité tire chaque galaxie l'une vers l'autre, produisant ainsi des fusions entre les gaz ce qui donne naissance à de nouvelles régions bleutées de formation d'étoiles. Ces régions sont densément peuplées de jeunes étoiles bleues blotties dans des nuages d'hydrogène ionisé. Mais, l'abondance élevée d'étoiles relativement peu lumineuses est passablement différente des amas ouverts de notre galaxie, la Voie lactée. Il se pourrait que certaines de ces jeunes étoiles se regroupent et qu'elles forment des amas globulaires, alors que d'autres se disperseront au gré de leurs rencontres gravitationnelles rapprochées. Cette image est centrée sur NGC 4038, la plus grosse des deux galaxies en interaction. La ligne diagonale lumineuse en haut à gauche n'est pas une structure de la galaxie aux Antennes. (Credit: B. C. Whitmore (STScI) & F. Schweizer (DTM, CIW), HST, NASA Copyright: AURA)
2 juin 1997
Est-ce que des amas d'étoiles naissent lorsque des galaxies entrent en collision? C'est fortement probable selon les observations de la galaxie des Antennes réalisées avec le télescope spatial Hubble. Les deux galaxies NGC 4038 et NGC 4039 sont dans le premier stade de collision. Alors qu'elles fusionnent lentement, leur gravité réunie déplace d'immenses nuages de gaz qui entrent en collision, produisant ainsi plusieurs jeunes étoiles et des rubans sombres de poussière. Plusieurs taches bleues sont de nouveaux amas ouverts d'étoiles provenant de cet immense brassage cosmique. Les taches rougeâtres sont particulièrement intéressantes, car il pourrait s'agir d'amas ouverts qui n'ont pas encore expulsé la poussière de leur pouponnière. Cette image est centrée sur la plus petite des deux galaxies, NGC 4039. (Credit: B. C. Whitmore (STScI) & F. Schweizer (DTM, CIW), HST, NASA; Copyright: AURA)
6 mai 1997
La galaxie de la Roue de Chariot a survécu à une collision avec l'envahisseur, une petite galaxie. Mais, l'événement a laissé un étrange anneau de formation d'étoiles. Traquant la piste de l'intrus, des détectives opérant dans plusieurs domaines du spectre électromagnétique ont déniché les restes de l'envahisseur. Voici une présentation de cette enquête cosmique. On voit à gauche une image optique de la galaxie de la Roue de Chariot et de plus petites galaxies du même groupe.  À cette image optique, on a superposé les contours des observations en onde radio de l'atome neutre d'hydrogène. Ces contours conduisent directement à la galaxie coupable à droite. Cette galaxie est actuellement à environ 250 000 années-lumière d'ESO 350-40, la classification donnée à la galaxie de la Roue de Chariot. (Credit: J.Higdon (NRAO), C.Struck, P.Appleton (ISU), K.Borne (Hughes STX), R.Lucas (STScI), NASA)
24 février 1997
Où les étoiles se forment-elles? Les pouponnières les plus actives sont habituellement situées dans des nébuleuses denses de gaz, nébuleuses qui sont nombreuses dans les bras des galaxies spirales. Cependant, il arrive quelquefois que des sursauts de formation d'étoiles donnent naissance à des figures géométriques inhabituelles. Par exemple dans la galaxie rapprochée NGC 1317, on peut observer un anneau de jeunes étoiles qui entoure son noyau barré. Les vieilles étoiles sont plus rouges et sont plus apparentes sur le panneau de gauche, une photographie en lumière visible. L'image de droite a été captée par le télescope UIT (Ultraviolet Imaging Telescope) dans le domaine de l'ultraviolet. Cette image montre des étoiles plus chaudes et plus jeunes et révèle l'anneau de formation. Cet anneau vient peut-être de la rencontre gravitationnelle avec une autre galaxie, rencontre qui aurait produit une onde de densité émise depuis le centre de NGC 1317. (Credit: UIT, NASA)
11 décembre 1996
Dans une galaxie très, vraiment très lointaine, à la forme d'une roue de charrette, on a découvert un immense nuage de gaz s'échappant du noyau, telle la queue d'une comète, à une vitesse d'environ 1,1 million de kilomètres par heure. La galaxie de la Roue du Chariot (PGC 2248) est à environ 500 millions d’années-lumière de nous. La forme circulaire de PGC 2248 vient probablement d'une collision frontale avec une plus petite galaxie. C'est en recherchant cette petite galaxie avec le télescope spatial Hubble qu'on a découvert cet immense nuage gazeux dont la tête fait quelques centaines d’années-lumière et dont la queue s'étend sur des milliers d’années-lumière. (Credit: C.Struck and P.Appleton (ISU), K.Borne (Hughes STX), and R.Lucas (STScI), NASA)
28 novembre 1996
Même les galaxies peuvent être piégées par l'attraction gravitationnelle fatale d'une autre galaxie comme le montre cette image. Lorsque deux galaxies entrent en collision, les gaz et les poussières de celles-ci s'entremêlent donnant lieu à des figures célestes incroyables, mais il est très peu probable qu'on assiste à des collisions entre les étoiles. D'ailleurs, durant la durée d'une vie humaine, aucun changement n'est apparent. La structure des deux galaxies se modifie très lentement et de nouvelles régions de formation d'étoiles apparaissent. Les mouvements stellaires au centre de la frénétique galaxie NGC 6240 sont parmi les plus rapides connus. Les fusions galactiques produisent des radiations énergétiques sur toute l'étendue du spectre électromagnétique, mais celles de NGC 6240 sont particulièrement intenses dans le domaine de l'infrarouge. Elle fait d'ailleurs partie de la classe des galaxies appelées ULIRG (Ultra-Luminous Infra-Red Galaxy, en anglais). (Credit : 2.2m Telescope, La Silla, Chile, ESO, MPI, W. Keel (UA))
28 décembre 1995
La galaxie de la Roue de chariot (ESO 350-40) présente un anneau qui a été créé par la collision entre une petite et une grosse galaxie. La grosse galaxie était probablement semblable à notre galaxie, la Voie lactée. Après la collision, une onde de formation d'étoiles s'est déplacée du point d'impact, comme les vagues à la surface d'un étang. Lors d'une rencontre entre deux galaxies, la probabilité de collision entre deux étoiles est presque nulle. Cependant, la gravité produit des ondes de densité qui se déplace dans la galaxie et qui engendrent la formation de nouvelles étoiles chaudes et brillantes. Dépendant de son orientation, une zone de formation d'étoiles peut prendre pour nous l'apparence d'un anneau. (Picture Credit: NASA, Hubble Space Telescope)
2 juillet 1995