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Note : toutes les miniatures sont dotées d’un lien conduisant vers la page du site de l’APOD qui contient les textes anglais et les photographies originales. Les textes sont quelquefois une adaptation des textes de l’APOD et ne sont donc pas une traduction fidèle. J’ai souvent ajouté mes propres commentaires, ou encore fait un résumé rapide. J’ai aussi modifié la plupart des hyperliens vers des pages françaises. Les photos les plus récentes apparaissent en haut de la page.

LA SURFACE DE LA LUNE

Site recommandé pour savoir tout ou presque sur la Lune : Lunar and Planetary Institute.

Les régions sombres et lisses de la face visible et familière de la Lune portent des noms latins d'océans et de mers. Cette convention de dénomination est historique, même si elle peut paraître un peu ironique aux yeux des étudiants en astronomie qui ont appris que la Lune est un monde plutôt aride, dépourvu d'atmosphère et sachant aussi que ces zones sombres et lisses sont des bassins d'impact inondés de lave. Par exemple, cette photo prise au télescope montre l’étendue de la mer des pluies (Mare Imbrium) qui donne sur la baie des Arcs-en-ciel (Sinus Iridum). Cette baie est entourée par les monts du Jura et son diamètre est d’environ 250 km. Ces montagnes très visibles au lever du soleil sur cette photo forment une partie du cratère d’impact de la baie des Arcs-en-ciel. L’arc accidenté et ensoleillé de la chaîne de montagnes se termine par le promontoire Laplace qui culmine à près de 3000 mètres au-dessus de la baie. Au bas de l'arc se trouve le cap Héraclide, représenté par Giovanni Cassini dans ses dessins de 1679 réalisés à l'aide d'un télescope, cartographiant la lune comme une jeune fille lunaire vue de profil avec de longs cheveux flottants. (Image Credit & Copyright: Olaf Filzinger)
12 février 2026

Le cratère Platon, au fond sombre et d'un diamètre de 95 kilomètres, et les sommets ensoleillés des Alpes lunaires sont mis en évidence sur cette nette image télescopique de la surface de la Lune. Alors que les Alpes terrestres se sont formées sur des millions d'années par la lente collision des plaques continentales, les Alpes lunaires résultent probablement d'une collision soudaine qui a créé le gigantesque bassin d'impact connu sous le nom de Mare Imbrium, ou Mer des Pluies. Le fond généralement lisse et recouvert de lave de la Mer des Pluies est visible sous la chaîne de montagnes qui la borde. La large bande rectiligne qui traverse les montagnes est la Vallée des Alpes lunaires. Reliant la Mare Imbrium et la partie nord de la Mare Frigoris (Mer du Froid), la vallée s'étend vers le nord-est, sur environ 160 kilomètres de long et jusqu'à 10 kilomètres de large. Bien sûr, la grande et brillante montagne alpine lunaire située en contrebas et à droite du cratère Platon est le Mont Blanc lunaire. Sans atmosphère, et encore moins de neige, les Alpes lunaires ne sont sans doute pas la destination idéale pour des vacances d'hiver. Cependant, un skieur de 68 kg ne pèserait que 11 kg sur la Lune. (Image Credit & Copyright: Luigi Morrone)
15 janvier 2026

Lorsque la Lune est au premier quartier, le Soleil se lève à l’horizon des monts Caucase. Cette chaîne de montagnes lunaire projette alors de longues ombres en forme de flèches le long du terminateur lunaire, la limite entre le jour et la nuit, comme on peut le voir sur cette photo télescopique. Nommés d’après le Caucase terrestre, les pics escarpés des monts Caucase culminent à 6 km d’altitude et ils se situent entre la mer des Pluies à l’ouest et la mer de la Sérénité à l’est. Encore majoritairement dans l'ombre en ce premier quartier de lune, on aperçoit à gauche (ouest) des cratères d'impact qui réfléchissent la lumière du Soleil levant sur leurs parois extérieures, à l'est. (Image Credit & Copyright: Guy Bardon)
19 décembre 2025

Un appareil photo à bord du vaisseau spatial sans équipage Orion a capté cette image le 5 décembre alors qu’il approchait de la Lune pour être propulsé par assistance gravitationnelle vers la Terre. Sous l’un des panneaux solaires d’Orion, on aperçoit la surface lisse et sombre de la bordure ouest de l’océan des Tempêtes. Dominant la face visible de la Lune, l’océan des Tempêtes est la plus grande des mers lunaires, des surfaces planes couvertes de laves produites par la chute de très grosses météorites. La ligne séparant le jour et la nuit qu’on appelle le terminateur est visible à gauche de l’image. Le cratère de 41 kilomètres Marius est en haut et au centre de la photo. L’origine des lignes blanchâtres qui rejoignent le cratère Marius est le cratère Kepler. Ce dernier est sous le panneau solaire à sa droite. Le 11 décembre 2022, le vaisseau spatial Orion a atteint son monde d’origine. La mission historique Artemis 1 s’est terminée par l’amerrissage réussi d’Orion dans l’océan Pacifique.(Image Credit: NASA, Artemis 1)
13 décembre 2025
REPRISE du 7 décembre 2023 et du 8 décembre 2022

De la Terre, personne ne peut voir la Lune en rotation comme sur cette animation, car notre unique satellite naturel est verrouillé gravitationnellement et en conséquence il nous présente toujours un seul de ses côtés. Mais, grâce à la magie du traitement numérique et des nombreuses images captées par la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter), on a pu réaliser cette animation en haute résolution de la nous montrant la Lune en rotation. La vidéo débute avec l’image de la Lune que nous voyons depuis la Terre. Rapidement cependant, Mare Orientale, un grand cratère au centre sombre et difficile à voir depuis la Terre, se pointe au centre de l’image juste sous l’équateur. Les images de tout un mois lunaire défilent sous nos yeux et elles nous montrent de façon évidente que la face visible de la Lune est parsemée de nombreuses mers lunaires sombres, alors que sa face cachée est dominée par de hauts plateaux aux couleurs claires. Malgré toutes les connaissances que nous avons acquises sur la Lune, vingt missions sont actuellement en préparation par divers pays dont la majorité sera réalisée cette année ou l’an prochain. (Video Credit: LRO, Arizona State U., NASA)
4 octobre 2025
REPRISE 2 juin 2024 et du 18 mars 2018

La Lune nous présente toujours la même face parce que la force de marée exercée par la Terre sur celle-ci a depuis longtemps synchronisé sa rotation et sa révolution : c'est ce que l'on nomme le «blocage des marées». La face visible de la Lune nous est donc très familière et nous n'avons vu son autre côté qu'en octobre 1959 lors de la mission soviétique Luna 3. Depuis, de nombreuses autres photographies de la face cachée de la Lune ont été prises depuis de nombreux engins spatiaux. L'image présentée aujourd'hui est une mosaïque construite à partir de plus de 15 000 photos prises entre novembre 2009 et février 2011 par le vaisseau LRO (Lunar Reconnaissace Orbiter). La version dont la définition est la meilleure nous offre une résolution de 100 m par pixel. La face cachée de la Lune est très différente de la face visible : très peu de mers sombres et une densité de cratères beaucoup plus grande. On explique cette différence par l'épaisseur de la croûte lunaire qui est beaucoup plus épaisse sur la face cachée. La face visible a été plus aisément perforée lors du grand bombardement météoritique qui s'est produit vers la fin de la formation des planètes du système solaire. La larve encore présente à l'intérieure de la Lune est remontée à la surface pour former le plancher des mers, mais ce phénomène ne s'est pas produit sur l'autre face de la Lune en raison de l'épaisseur de la croûte. (Credit: NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
28 juin 2025
REPRISE du 30 décembre 2016, du 9 avril 2011 et du 5 avril 2014

Eh oui, il se produit de fréquents tremblements de Lune. D’où viennent-ils? Une analyse récente des secousses sismiques enregistrées par les sismographes laissés sur la Lune lors des missions Apollo a révélé que l’hypocentre d’un nombre étonnant de séismes est situé dans les 100 premiers kilomètres de la croûte lunaire. Entre 1972 et 1977, 62 séismes lunaires importants ont été enregistrés. Plusieurs d’entre eux étaient aussi puissants que ceux de la Terre et ils auraient pu déplacer des meubles dans un appartement lunaire. Ils ont provoqué des vibrations de la croûte rocheuse de la Lune pendant plusieurs minutes. Sur Terre, les séismes durent moins longtemps parce la croûte est moins rigide que celle de la Lune ; elle absorbe ainsi l’énergie plus rapidement. L’origine de ces séismes reste inconnue. On pense qu’ils pourraient provenir de l’effondrement de failles souterraines. Peu importe la source de ceux-ci, on devra en tenir compte lorsqu’on érigera des bâtiments sur la Lune. Sur la photo prise il y a 50 ans aujourd’hui, l’astronaute Buzz Aldrin, d’Apollo 11, se tenait à côté d’un sismographe lunaire regardant vers le module lunaire. (Credit: Neil Armstrong, Apollo 11 Crew, GRIN, NASA)
6 avril 2025
REPRISE du21 juillet 2019 et de de l’image 10 octobre 2010

Rima Hyginus est une fissure spectaculaire longue de 220 kilomètres et située près du centre de la face visible de la Lune. Sur des images télescopiques comme celle-ci, elle est facile à repérer, car elle la traverse en diagonale. Les couleurs de cette image ont été modifiées afin de refléter la composition minérale du sol lunaire. Près du centre de l’étroit sillon, on aperçoit le cratère Hyginus. Il s’agit d’une caldeira volcanique et non d’un cratère d’impact. D’un diamètre de l’ordre de 10 kilomètres, ce cratère à parois basses est l’un des plus grands cratères qui ne soient pas d’origine d’impact. La fissure Hyginus Rima est parsemée de petites fosses probablement formées par l’effondrement de la surface. On pense qu’il a été créé par des contraintes provenant de la remontée du magma interne et à l’effondrement le long de la longue faille. Cette intrigante région était l’un des sites potentiels d’alunissage de la mission Apollo 19 qui a été annulée en raison des restrictions budgétaires imposées par le Congrès. (Image Credit & Copyright: Vincenzo Mirabella)
22 février 2025

Le pôle Sud de la Lune se trouve en haut à gauche de cette image détaillée prise au télescope le 23 août. Il est situé sur les hautes terres escarpées du sud de la Lune. La perspective de l’image donne l’impression d’un dense champ de cratères qui sont plus ovales près du bord de la Lune. Près du centre se trouve le cratère proéminent Moretus. Le diamètre de Moretus est de 114 kilomètres. Pour un cratère lunaire, il est jeune. Il présente des parois intérieures en terrasse et un pic central de 2,1 km de haut, semblable en apparence au jeune cratère Tycho plus au nord. L’altitude des montagnes le long du bord lunaire en peut atteindre environ 6 km. Près du pôle Sud lunaire, les fonds des cratères sont ombragés en permanence. On espère qu’ils contiennent de la glace d’eau ce qui faciliterait l’exploration humaine de cette région. (Image Credit & Copyright: Lorand Fenyes)
30 aout 2024

Les cratères de la Lune ne sont pas vraiment aussi gros. La Terre et la Lune n’ont ni cette texture pointue ni ses couleurs aussi vives. Mais cette création numérique est basée sur la réalité. Il s’agit d’un composite, exagéré pour une meilleure compréhension pédagogique, d’une bonne image de la Lune et des données d’altitude prises par la mission « Lunar Orbiter Laser Altimeter » (LOLA) de la NASA. Par exemple, les améliorations numériques accentuent les hautes terres lunaires et montrent plus clairement les cratères, illustrant ainsi l’énorme bombardement subi par la Lune au cours de ses 4,6 milliards d’années d’histoire. Les zones sombres, appelées mers, ont moins de cratères, car ils étaient autrefois couverts de lave en fusion provoquée par l’impact de gros météorites. Les couleurs de l’image sont basées sur la composition réelle de la surface lunaire, mais elles ont été créées et exagérées. Une teinte bleue correspond à une région riche en fer, tandis que l’orange indique un léger excès d’aluminium. La Lune nous montre toujours un peu plus de la moitié de sa surface depuis des milliards d’années, la technologie moderne permet à l'humanité d'en apprendre beaucoup plus sur elle et sur la façon dont elle influence la Terre. (Credit: Data: NASA, Lunar Orbiter Laser Altimeter; Image & Processing: Ildar Ibatullin)
24 juillet 2024

Avez-vous vu un panorama d’un autre monde récemment? Réalisé à partir des images, celui-ci nous montre la désolation magnifique du site d’alunissage d’Apollo 11 dans la mer de la Tranquilité. Les images ont été prises par Neil Armstrong depuis la fenêtre du module lunaire Eagle il y a 50 ans, peu après l’alunissage le 20 juillet 1969. L’image à l’extrême gauche (AS11-37-5449) du panorama est la première photo prise par un humain sur un autre monde. Au premier plan à gauche, on aperçoit les tuyères de propulsion, tandis qu’à droite on voit l’ombre du module Eagle. Pour vous donner une idée de l’échelle de cette image, le diamètre du grand cratère peu profond à droite est de 12 mètres. Les images prises depuis les fenêtres du module lunaire environ une heure et demie après l’alunissage et avant de marcher sur le sol de la Lune étaient destinées à reconnaître initialement le site au cas où un départ anticipé aurait été nécessaire. (Image Credit: Neil Armstrong, Apollo 11, NASA)
20 juillet 2024
REPRISE du texe du 23 juillet 2022 et du 20 juillet 2019

Un appareil photo à bord du vaisseau spatial sans équipage Orion a capté cette image le 5 décembre alors qu’il approchait de la Lune pour être propulsé par assistance gravitationnelle vers la Terre. Sous l’un des panneaux solaires d’Orion, on aperçoit la surface lisse et sombre de la bordure ouest de l’océan des Tempêtes. Dominant la face visible de la Lune, l’océan des Tempêtes est la plus grande des mers lunaires, des surfaces planes couvertes de laves produites par la chute de très grosses météorites. La ligne séparant le jour et la nuit qu’on appelle le terminateur est visible à gauche de l’image. Le cratère de 41 kilomètres Marius est en haut et au centre de la photo. L’origine des lignes blanchâtres qui rejoignent le cratère Marius est le cratère Kepler. Ce dernier est sous le panneau solaire à sa droite. Le 11 décembre 2022, le vaisseau spatial Orion a atteint son monde d’origine. La mission historique Artemis 1 s’est terminée par l’amerrissage réussi d’Orion dans l’océan Pacifique.(Image Credit: NASA, Artemis 1)
7 décembre 2023
REPRISE du 8 décembre 2022

Le cratère Shackleton se trouve au pôle Sud de la Lune. Les pics de ce cratère de 21 kilomètres de diamètre sont éclairés par le Soleil, mais son plancher est perpétuellement dans l’ombre. Cependant, cette image du bord ombragé et du plancher du cratère Shackleton a été captée par ShadowCam, la caméra de la NASA qui se trouve à bord de l’orbiteur Danuri (anciennement appelé KPLO pour Korea Pathfinder Lunar Orbiter), une mission de la Corée du Sud dont le lancement a eu lieu en aout 2022. Cet instrument est environ 200 fois plus sensible que l’instrument LROC à bord de la sonde spatiale LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) de la NASA. ShadowCam a été conçu spécialement pour imager les régions lunaires se trouvant dans l’ombre en permanence. Car en réalité, ces régions ne sont pas totalement dans la noirceur, car elles sont éclairées faiblement par les reflets de la lumière solaire des formations lunaires avoisinantes. Comme ces régions sont à l’abri de la lumière directe du Soleil, elles pourraient contenir des réservoirs de glace d’eau et d’autres substances volatiles déposées sur la Lune par des impacts de comètes. Cette exploration est bien entendu réalisée pour les besoins de futures missions lunaires. Sur cette image incroyablement détaillée de ShadowCAm, la flèche indique la trace laissée par un rocher le long du mur du cratère. (Image Credit: NASA, ShadowCam, Korea Aerospace Research Institute, Arizona State University)
5 mai 2023

La surface de la Lune ne ressemble vraiment pas à cela, car elle ne nous montre pas cette riche texture et cette gamme de couleurs. Mais cette création numérique est vraiment basée sur la réalité, car cette image est une composition réunissant plusieurs images qui ont été améliorées pour faire apparaitre de réelles caractéristiques de sa surface. Ces améliorations ont par exemple permis de montrer plus clairement l’intense bombardement météorique subi par la Lune au cours de ses 4,6 milliards d’années d’histoire. Il y a moins de cratères dans les zones sombres que l’on appelle des mers, car de gros impacts ont recouvert leur surface de lave effaçant ainsi les anciens cratères. De plus, les couleurs de l’image, bien que basées sur la composition chimique réelle de la surface lunaire, sont modifiées et exagérées. Les régions riches en fer prennent des teintes de bleu alors qu’un excès d’aluminium produit des teintes orangées. La Lune accompagne la Terre et nous a montré le même côté pendant des milliards d’années, mais ce n’est que récemment que notre technologie nous a permis d’approfondir nos connaissances sur elle ainsi que de mieux comprendre ses effets sur la Terre et surtout sur notre climat à long terme. (Image Credit & Copyright: Darya Kawa Mirza)
16 janvier 2023

Dans la nuit du 7 décembre, Mars et la Lune occupaient la même région du ciel. D’ailleurs, pour certaines régions de l’Europe et de l’Amérique du Nord, Mars a été occulté, car il est passé à l’arrière de la Lune. Sur l’une des images d’une vidéo tournée depuis San Dirgo, Mars a réapparu environ une heure après sa disparition. Mars était alors près de l’opposition de son orbite à environ 82 millions de kilomètres de la Terre. La Lune et Mars étaient alors suffisamment brillantes et aucun ajustement d’intensité n’a été nécessaire pour nous présenter cette spectaculaire image. Sur cette image, Mars s’est élevé juste au-dessus du plancher sombre du cratère Abel de la face visible de la Lune. À gauche et au centre de l’image, on aperçoit le cratère Humboldt. (Image Credit & Copyright: Tom Glenn)
9 décembre 2022

Le sud est en haut de cette spectaculaire photographie télescopique de la surface des hautes terres accidentées de la Lune près du terminateur. Cette photo de la Lune a été captée le 7 juillet dernier alors qu’elle était à son premier quartier. Le soleil se levait à droite et sa lumière était sur le point d’éclairer le jeune et le vieux cratère Tycho et Clavius. Tycho est âgé d’environ 100 millions d’années. Avec ses parois nettement définies et pointues, Tycho est le cratère dans le coin inférieur gauche de l’image. Son pic central d’une altitude de deux kilomètres et sa paroi orientale (à droite) réfléchissent la lumière solaire, alors que son plancher lisse est encore dans l’ombre. Les éjectas produits par l’impact qui a créé Tycho en font le cratère lunaire le plus remarquable lorsque la Lune est presque pleine. La matière éjectée forme un ensemble de rayons très lumineux qui s’étendent sur une grande partie de la face visible de la Lune. D’ailleurs, une partie de la matière des échantillons recueillis sur le site d’alunissage d’Apollo #7, à 2000 km de là, provient probablement de l’impact de Tycho. L’un des plus gros et des plus anciens cratères est celui qui est presque totalement dans l’ombre en haut de la photo à droite du centre. C’est Clavius. Son diamètre est de 225 kilomètres et son plancher est couvert de nombreux cratères, une indication de son âge avancé. Le système de rayons de Clavius a d’ailleurs disparu il y a longtemps. Les murs usés et le sol lisse de l’ancien cratère sont maintenant recouverts par de nouveaux cratères plus petits dus à des impacts survenus après la formation de Clavius. S’élevant au-dessus de l’ancien cratère, les sommets des nouveaux murs du cratère reflètent la lumière précoce de cette aube pour créer des arcs étroits et brillants dans un Clavius ombragé. (Image Credit & Copyright: Eduardo Schaberger Poupeau)
16 juillet 2022

Quelle étrange image de la surface de la Lune. C’est une carte multitemporelle d’éclairage réalisée avec un appareil photo grand-angle. Pour réaliser cette image, on a utilisé 1700 photos prises par le satellite LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) sur une période de six jours lunaires, ce qui équivaut à 6 mois terrestres, couvrant ainsi de multiples fois une zone centrée sur le pôle Sud de la Lune sous différents angles. La superposition des photos donne cette carte qui représente le pourcentage de fois que chaque zone est éclairée par le Soleil. Près du centre de la carte, et en permanence dans l’ombre, c’est le plancher du cratère Shackleton. Le pôle Sud de la Lune est d’ailleurs situé sur rebord de ce cratère à 9 heures environ. Les planchers des cratères près des pôles de la Lune peuvent rester en permanence dans l’ombre, tandis que les sommets des montagnes peuvent rester dans un ensoleillement presque continu. Les planchers des cratères pourraient s’avérer utiles pour de futurs avant-postes, car restant ombragé en permanence il pourrait contenir des réservoirs d’eau gelée. Quant aux sommets des montagnes, ce seraient de bons emplacements pour l’installation de panneaux solaires. (Image Credit: NASA, Arizona State U., Lunar Reconnaissance Orbiter)
10 avril 2022

Cette image de la surface lunaire vous semble différente ce que vous avez vu auparavant? Vous avez raison, car on pourrait l’appeler la lune des terminateurs. Vous ne pouvez cependant pas voir directement un quelconque terminateur sur l’image, car c’est la ligne qui sépare la partie éclairée et non éclairée d’un astre. Cependant, cette image est une composition numérique de 29 photos prises près de la bande éclairée rapprochée du terminateur de la Lune. Cette région de la surface lunaire montre des ombres plus longues et plus nettes permettant ainsi à une photographie d’avoir une apparence tridimensionnelle. Les photos de cette image proviennent de sonde spatiale Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA. Plusieurs cratères lunaires de cette image se démarquent à cause des ombres qu’ils projettent vers la droite. L’image montre aussi les régions les plus sombres que sont les mers lunaires. Elles ne sont pas seulement plus sombres que les autres régions, elles sont aussi plus plates. (Image Credit: NASA, Lunar Reconnaissance Orbiter, SVS; Processing & Copyright: Jai & Neil Shet)
15 février 2022

La mer Orientale (Mare Orientale) est l’une des grandes caractéristiques remarquables de la surface de la Lune. C’est le plus jeune bassin d’impact météoritique et on peut difficilement l’observer depuis la Terre. Mais, comme la partie visible de la lune varie en raison de la libration de son axe, il est possible de la photographier partiellement lorsqu’elle se présente à nous. La mer Orientale est près du sommet au milieu de cette photographie télescopique. Évidemment, comme elle apparaît sur la bordure ouest de la Lune, on ne la voit pas entièrement. La mer Orientale a été formée par l’impact d’un astéroïde il y a plus de trois milliards d’années. Son diamètre approche les 1000 kilomètres. Les caractéristiques circulaires du bassin d’impact et les ondulations formées dans la croûte lunaire lors de l’impact sont plus faciles à observer sur des images prises par des sondes spatiales. Une mer sur la bordure ouest qui s’appelle Mare Orientale et non occidentale, étrange non? Elle a reçu son nom avant l’année 1961, alors que la convention de la nomenclature orientale et occidentale a été renversée! (Image Credit & Copyright: Tom Glenn)
28 janvier 2022

On voit habituellement des images de la Lune dans des nuances subtiles de gris ou d’or. Sur cette image, de petites différences de couleurs mesurables ont été fortement exagérées pour rendre multicolore ce paysage lunaire multicolore capté lors de la pleine lune. Les couleurs utilisées correspondent cependant à de réelles différences dans la composition chimique de la surface de la Lune. Les teintes bleues ont été attribuées à des zones riches en titanium, alors que l’orange et le violet correspondent à des régions relativement pauvres en titane et en fer. La familière mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis) est la région bleu foncé vers le haut à droite. À partir du cratère Tycho de 85 km en bas à droite, des lignes blanches rayonnent dans les hautes terres lunaires de couleur orange. La pleine lune de ce mois-ci (le 22 aout) est une lune bleue saisonnière parce que c’était la troisième pleine lune de quatre de l’été nordique. Ce paysage lunaire a été réalisé en utilisant 272 images de la surface de la Lune. (Image Credit & Copyright: Robert Fedez)
31 aout 2021

Le sud est au haut de cette image télescopique détaillée des hautes terres accidentées du sud de la Lune. Cette image a été captée le 20 juillet et elle nous montre de jeunes et de moins jeunes formations lunaires ainsi que deux grands cratères, le jeune Tycho et le très âgé Clavius. Tycho, âgé d’un peu plus de 100 millions d’années, est le cratère aux parois minces situé près du milieu de l’image. Son diamètre est d’environ 85 km. Un des flans de son pic central est exposé à la lumière du Soleil alors que l’autre baigne dans l’ombre. Les débris éjectés par l’impact météoritique reposent encore au pied du cratère dessinant des rayons clairs qui s’étendent sur une grande partie de la surface de la face visible de la Lune. D’ailleurs, une partie du matériel cueilli sur le site d’alunissage d’Apollo 17, à environ 2000 km du cratère, provenait probablement des éjectas de l’impact de Tycho. Le cratère Clavius est situé directement au sud de Tycho, en haut sur l’image. C’est l’un des plus vieux et des plus grands cratères de la surface visible de la Lune. On estime son âge à environ 3,9 milliards d’années et son diamètre est de quelque 230 km. Les éjectas rayonnant de Clavius ont d’ailleurs disparu depuis fort longtemps. Témoin de son âge avancé, ses flancs usés et son plancher lisse sont maintenant couverts de plus jeunes cratères. Des observations obtenues dans le domaine de l’infrarouge par SOFIA (Stratospheric Observatory for Infrared Astronomy) et publiées en 2020 nous ont révélé de la présence d’eau dans Clavius. Ces deux cratères, le vieux et le jeune, ont tous deux été des lieux utilisés par Stanley Kubrick pour son célèbre film de science-fiction, 2001, l’Odyssée de l’espace. (Image Credit & Copyright: Eduardo Schaberger Poupeau)
5 aout 2021

Si vous pouvez, pointez votre télescope ce soir en direction du premier quartier de lune. Le long du terminateur, la ligne de démarcation entre le jour et la nuit, vous pourriez observer ces deux grands cratères vous regardant comme un hibou. Alphonsus, à gauche, et Arzachel sont d’anciens cratères d’impact situés sur la rive nord-est de la mer des Nuées (Mare Nubium). Le diamètre d’Alphonsus, le plus gros des deux cratères, est de plus de 100 kilomètres. L’angle faible des rayons solaires fait ressortir le pic central de 1,5 km de hauteur qui brille dans la surface ombragée environnante. Recherchant de potentiels sites d’alunissage pour les missions Apollo, la sonde Ranger 9 nous a fait parvenir en 1965 de gros plans d’Alphonsus avant de s’écraser dans le cratère au nord-est du pic central. Alpetragius, entre Alphonsus et Arzachel, est le petit cratère dont le plancher est très ombragé et dont le pic central est démesurément large. (Image Credit & Copyright: Noel Donnard)
17 juillet 2021

Plusieurs nébuleuses brillantes et amas globulaires dans le ciel de la planète Terre sont associés à l'astronome français Charles Messier et font partie de son célèbre catalogue publié au 18e siècle. Son nom a aussi été donné à ces deux gros et remarquables cratères de la Lune. Sortant de l'ombre de la Mare Fecunditatis (la mer de la fertilité), Messier (à gauche) et Messier A mesurent respectivement 15 par 8 et 16 par 11 kilomètres. Leur forme allongée vient de l'angle rasant des météores qui se déplaçaient de gauche à droite et qui ont creusé ces cratères. En plus de creuser des cratères peu profonds, cet angle d'impact est aussi responsable des rayons brillants de matière qui s'élancent vers la droite au-delà de l'image. Réalisée pour être regardée avec des lunettes rouge/vert (rouge devant l'œil gauche), cette image stéréo de ces deux cratères a été produite à partir de deux images à haute résolution (AS11-42-6304, AS11-42-6305) captée lors de la mission Apollo 11. (Image Credit: Apollo 11, NASA; Stereo Image by Patrick Vantuyne)
11 décembre 2020
REPRISE du 2 décembre 2017 et du 30 mai 2015

Mons Rümker est un complexe de dômes volcaniques dont le diamètre est de 70 km. Il s’élève à quelque 1100 mètres au-dessus de la vaste plaine lisse de l’océan des Tempêtes. Le jour s’est levé sur cette région à la fin du mois dernier. Le terminateur lunaire, c'est-à-dire la ligne de démarcation entre la nuit et le jour, traverse en diagonale la gauche de cette image télescopique qui a été réalisée le 27 novembre alors que la Lune se présentait en gibbeuse croissante. Le site d’alunissage de la mission chinoise Chang’e 5 est aussi dans le cadre de cette image. La combinaison atterrisseur et module de remontée s’est posée sur la surface lunaire dans une région à droite du centre et au nord des dômes de Mons Rümker le 1er décembre. Le 3 décembre, le module de remontée a quitté l’océan des Tempêtes transportant à son bord deux kilogrammes de matériel lunaire qu’il va ramener sur la Terre. (Image Credit & Copyright: Jean-Yves Letellier)
5 décembre 2020

Moins sombre que les autres mers lunaires lisses, Mare Frigoris (la mer du froid) est située dans le Grand Nord de la Lune. Elle occupe la face visible familière de la Lune sur ce gros plan de la région nordique de Lune qui était alors en gibbeuse croissante. Le plancher sombre du cratère Platon de 95 kilomètres de diamètre est juste à gauche du centre de l’image. Les sommets ensoleillés des Alpes lunaires (Montes Alpes) sont plus bas et à droite du cratère Platon, entre Mare Imbrium (la mer des pluies) plus au sud et Mare Frigoris. La bande droite très visible qui traverse les montagnes est Vallis Alpes (la vallée des Alples). Joignant Mae Imbrium et Mare Frigoris, cette vallée lunaire est longue de 160 km et sa largeur atteint 10 km. (Image Credit & Copyright: Matt Smith)
8 octobre 2020

Le pôle Sud de la Lune est près du haut de cette image télescopique détaillée. Depuis un lieu situé sur Terre dans le sud de la Californie, le télescope était pointé vers les hautes terres lunaires du sud. La Lune était à son troisième quartier et le terminateur lunaire est visible à gauche de l’image. La pénombre projetée à droite du terminateur renforce la perspective et fait toujours mieux ressortir les détails du sol lunaire et cela donne une forme plus ovale aux cratères situés près du limbe. Le cratère Tycho de 85 kilomètres de diamètre avec ses parois étroites se trouve à gauche et sous le centre de l’image. Le jeune pic central de Tycho est encore exposé à la lumière solaire et il projette une ombre allongée sur le plancher du cratère. Le grand cratère au sud de Tycho (au-dessus sur l’image) est Clavius. Son diamètre est un peu moins de 213 kilomètres. Ses parois et son plancher sont parsemés de plus petits cratères d’impact évidemment plus récents. Les montagnes visibles le long du limbe en haut de l’image peuvent s’élever à environ six kilomètres au-dessus du terrain environnant. (Image Credit & Copyright: Tom Glenn)
6 février 2020

L’histoire de la Lune est partiellement inscrite dans ses cratères. Cette image est un panorama capté depuis la Terre où l’on peut admirer les gros cratères Langrenus, vers la gauche, et Petavius, vers la droite au bas de l’image. Ces deux cratères se sont formés lors d’impacts séparés. Le diamètre de Langrenus est d’environ 130 km et il présente une paroi interne en terrasse. Un pic s’élève sur quelque trois kilomètres au centre de Langrenus. Petavius est légèrement plus grand, avec un diamètre de 180 km. Une crevasse très visible (Rimae Petavius) traverse le plancher du cratère depuis le pic central jusqu’au bord occidental. On sait que Petavius est âgé d’environ 3,9 milliards d’années, mais on ne connait pas l’origine de sa longue crevasse. On peut mieux voir les cratères de cette région quelques jours après une nouvelle lune, alors que les ombres accentuent plus fortement les murs verticaux et les collines. Ce panorama a été réalisé en choisissant les meilleurs des milliers de clichés vidéo en haute résolution dans le domaine de l’infrarouge pris en utilisant un petit télescope. Les montagnes de la Terre s’érodent et disparaissent en quelques milliards d’années, mais les cratères lunaires ne subissent guère d’érosion et ils survivront jusqu’à ce que le Soleil se transforme en géante rouge et engloutisse la Terre ainsi que la Lune. (Image credit & Copyright : Eduardo Schaberger Poupeau)
11 novembre 2019

Eh oui, il se produit de fréquents tremblements de Lune. D’où viennent-ils? Une analyse récente des secousses sismiques enregistrées par les sismographes laissés sur la Lune lors des missions Apollo a révélé que l’hypocentre d’un nombre étonnant de séismes est situé dans les 100 premiers kilomètres de la croûte lunaire. Entre 1972 et 1977, 62 séismes lunaires importants ont été enregistrés. Plusieurs d’entre eux étaient aussi puissants que ceux de la Terre et ils auraient pu déplacer des meubles dans un appartement lunaire. Ils ont  provoqué des vibrations de la croûte rocheuse de la Lune pendant plusieurs minutes. Sur Terre, les séismes durent moins longtemps parce la croûte est moins rigide que celle de la Lune ; elle absorbe ainsi l’énergie plus rapidement. L’origine de ces séismes reste inconnue. On pense qu’ils pourraient provenir de l’effondrement de failles souterraines. Peu importe la source de ceux-ci, on devra en tenir compte lorsqu’on érigera des bâtiments sur la Lune. Sur la photo prise il y a 50 ans aujourd’hui, l’astronaute Buzz Aldrin, d’Apollo 11, se tenait à côté d’un sismographe lunaire regarant vers le module lunaire. (Credit: Neil Armstrong, Apollo 11 Crew, GRIN, NASA)
21 juillet 2019
REPRISE de l’image 10 octobre 2010
Le cratère Copernicus au centre de cette image télescopique de lumière et d’ombres est un important cratère d’impact de la mer lunaire appelée Oceanus Procellarum, l’océan des Tempêtes. Les images vidéos qui ont servi à produire ce tableau ont été captées le 14 avril à 3 h 30 UTC alors que le terminateur lunaire se trouvait au milieu de ce cratère de 93 km de diamètre. La lumière du Soleil commençait tout juste à atteindre les hauts murs occidentaux, mais n’éclairait pas encore les terrains bas à proximité, prolongeant ainsi brièvement les contours du cratère dans la nuit lunaire. Si vous étiez au cratère Copernicus à ce moment, vous auriez pu admirer le lever du Soleil, un évènement qui ne se produit que tous les 29,5 jours. Cela correspond évidemment à un mois lunaire, soit le temps entre deux pleines lunes consécutives vues de la Terre. (Image Credit & Copyright: Sage Gray)
30 mai 2019

Qu'y a-t-il de spécial sur la partie droite de cette image de la Lune? Les ombres! Le terminateur, la ligne séparant les faces éclairées et non éclairées, est présent sur cette image qui montre un peu plus de la moitié de la Lune illuminée par le Soleil. La surface lunaire apparait différente près du terminateur, car à cet endroit le Soleil est près de l'horizon et les ombres sont de plus en plus longues. Ces ombres nous aident à discerner les structures et nous fournissent des repères de profondeur. Ainsi, nous avons l'impression que l'image bidimensionnelle dominée par les ombres est tridimensionnelle. Par conséquent, plus on s'enfonce dans la partie non éclairée de la Lune, plus les ombres nous aident à distinguer le haut du bas et plus elles deviennent visibles pour de petites structures. Par exemple, on voit plus de cratères près du terminateur parce qu'il est plus facile de voir les cratères peu élevés à cet endroit. Cette image a été captée il y a deux semaines alors que la Lune était dans la phase gibbeuse décroissante. La prochaine pleine lune, une Lune sans ombres, se produira dans une semaine. (Image Credit & Copyright: Talha Zia)
22 mai 2018

Comment ce gros rocher est-il parvenu au centre du sommet de Tycho? Le cratère Tycho est l'une des formations lunaires des plus faciles à observer, il est même visible à l'œil nu comme on peut le constater dans l'image en médaillon en bas à droite. Mais, au centre du cratère Tycho (l'image en haut à gauche), il se trouve quelque chose d'assez intrigant, un rocher de 120 mètres d'envergure. L'image centrale du jour montre la photographie de ce rocher prise en très haute résolution au lever du Soleil par le satellite lunaire LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter). L'hypothèse la plus partagée par les scientifiques est que ce rocher a été projeté par l'énorme collision qui a formé le cratère Tycho il y a 110 millions d'années. Par chance, il serait retombé exactement au centre du pic central qui venait de se former. Dans les prochains milliards d'années, il est probable que les impacts météoritiques et les tremblements de lune dégradent lentement le centre du pic et provoquent la chute du rocher sur le plancher du cratère, 2000 mètres plus bas. Le rocher serait alors désintégré. (Main Image Credit: NASA, Arizona State U., LRO; Upper Inset: NASA, Arizona State U., LRO; Lower Inset: Gregory H. Revera)
7 mai 2018

De la Terre, personne ne peut voir la Lune en rotation comme sur cette animation, car notre unique satellite naturel est verrouillé gravitationnellement et en conséquence il nous présente toujours un seul de ses côtés. Mais, grâce à la magie du traitement numérique et des nombreuses images captées par la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter), on a pu réaliser cette animation en haute résolution de la nous montrant la Lune en rotation. La vidéo débute avec l’image de la Lune que nous voyons depuis la Terre. Rapidement cependant, Mare Orientale, un grand cratère au centre sombre et difficile à voir depuis la Terre, se pointe au centre de l’image juste sous l’équateur. Les images de tout un mois lunaire défilent sous nos yeux et elles nous montrent de façon évidente que la face visible de la Lune est parsemée de nombreuses mers lunaires sombres, alors que sa face cachée est dominée par de hauts plateaux aux couleurs claires. Malgré toutes les connaissances que nous avons acquises sur la Lune, vingt missions sont actuellement en préparation par divers pays dont la majorité sera réalisée cette année ou l’an prochain. (Video Credit: LRO, Arizona State U., NASA)
18 mars 2018
Frank Borman, James Lovell et William Anders ont réalisé un aller-retour de la Terre à la Lune en décembre 1968. Depuis l’orbite lunaire, ils ont pu admirer les cratères du sud-ouest de la mer de la fertilité (Mare Fecunditatis) que l’on peut voir en relief sur cet anaglyphe en utilisant des lunettes bicolores, le filtre rouge à gauche et le bleu à droite. Le gros cratère d’impact à l’avant-plan est Goclenius. Le diamètre de Goclenius est d’environ 70 km et son plancher de lave est strié par d’étroites et longues dépressions que l’on appelle des crevasses lunaires ou encore des rilles. Puisqu’elles traversent les parois du cratère et son pic central, ces crevasses se sont sans doute formées après l’impact météoritique. À l’arrière-plan, les deux cratères au plancher lisse dont Colombo A (en haut) et Magelhaens. Colombo A est un cratère satellite de Colombo. Le cratère dont le plancher est irrégulier est Magelhaens A. Son diamètre est d’environ 35 km. (Image Credit: Apollo 8, NASA - Stereo Image Copyright: Patrick Vantuyne)
3 mars 2018
Le X que l’on voit sur cette image de la surface lunaire est facilement observable avec un petit télescope ou même avec des jumelles. Mais, peu l’ont remarqué à ce jour. L’apparition de ce X ne dure pas longtemps, seulement quelques heures avant le premier quartier de la Lune. Près du terminateur, la ligne séparant la partie éclairée et non éclairée, l’illusion X est produite par la disposition des cratères Blanchinus, La Caille et Purbach. Près de la phase du premier quartier, un astronaute situé près de ces cratères verrait le Soleil se lever lentement près de l’horizon. Pour un instant, les remparts des cratères seraient éclairés par le Soleil alors que leur plancher serait encore dans l’obscurité. Depuis la Terre, le contraste entre les remparts brillants et les planchers noirs forme un X. Cette image détaillée du X lunaire a été captée le 22 février 2018. Mais il y a plus. Déplacez votre curseur le long du terminateur et vous pourrez aussi trouver le V lunaire. (Image Credit & Copyright: Henrik Adamsson)
1er mars 2018
REPRISE du texte du 10 décembre 2016

Les images de la Lune sont la plupart du temps dans des teintes subtiles de gris. Mais, de petites différences de couleurs mesurables ont été largement exagérées dans cette mosaïque d'images à haute résolution captées près de la pleine lune pour construire ce paysage lunaire central multicolore. Les différentes couleurs correspondent cependant à de vraies différences de la composition minérale de la surface de la Lune. Les teintes bleues correspondent à des zones riches en titane, alors que les couleurs plus orangées et violacées correspondent à des régions relativement pauvres en titane et en fer. La mer des Vapeurs (Mare Vaporum) est juste sous le centre de l'image. L'arc qui traverse l'image au-dessus de la mer des Vapeurs est constitué des montagnes des monts Apennins (Montes Apenninus). En haut à gauche, on aperçoit le fond sombre du cratère Archimède dont le diamètre est de 83 kilomètres. Ce cratère est situé sur la bordure occidentale de la mer des Pluies (Mare Imbrium). Le site d'alunissage d'Apollo 15 est près de la région sans montagnes de l'arc des Apennins. Grâce à la calibration faite avec les roches lunaires ramenées par les missions Apollo, des images semblables construites à partir de photos captées par des vaisseaux spatiaux ont été réalisées pour connaitre la composition globale de la surface de la Lune. (Image Credit & Copyright: Alain Paillou)
11 novembre 2017

Les humains pourraient-ils vivre sous la surface de la Lune? Cette étonnante possibilité a été évoquée en 2009 lorsque le satellite lunaire japonais SELENE a imagé un étrange trou sur le sol de la région Marius Hills, probablement un puits de lumière vers un tube souterrain de lave. Les observations subséquentes réalisées par le satellite LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) de la NASA ont révélé que le trou Marius Hills est visible sur une profondeur atteignant presque 100 m et que son diamètre mesure plusieurs centaines de mètres. Plus récemment, les données d'ondes radars pénétrant le sol recueillies par le satellite SELENE ont été réanalysées. On a découvert une série d'échos secondaires assez fascinants, car elles indiquent que de vastes tunnels de lave sont présents sous Marius Hill. Ces tunnels pourraient s'étendre sur des kilomètres et être assez grands pour abriter des villes. De tels tunnels pourraient servir d'abri à une future colonie lunaire, les protégeant des grandes variations de température, des impacts de micrométéorites et du rayonnement solaire nocif. On pourrait même sceller ces tunnels et les remplir d'air respirable. Ces tunnels de lave se sont probablement formés il y a des milliards d'années, lorsque les volcans lunaires étaient en activité. Cette image de la région Marius Hills date des années 1960. Elle a été captée lors du programme Lunar Orbiter 2 de la NASA. L'image en encart, en bas à gauche, montre le trou Marius Hills observé par le satellite LRO. Plusieurs dômes volcaniques sont visibles. Le gros cratère Marius occupe le haut de l'image à droite. (Image Credit: NASA, Lunar Orbiter 2; Inset: Lunar Reconnaissance Orbiter)
25 octobre 2017

Voir le texte du 1er mars 2018. Le X que l’on voit sur cette image de la surface lunaire est facilement observable avec un petit télescope ou même avec des jumelles. (Image Credit & Copyright: Alessandro Marchini (Astronomical Observatory, DSFTA - Univ. of Siena), Liceo "Alessandro Volta" Student Astronomers)
10 décembre 2016

C'est la Station spatiale internationale qui passe devant la Lune. En fait, la station n'a pas passé devant la Lune, car elle est en orbite autour de la Terre dont elle fait le tour en 90 minutes. À cet instant, elle était tout simplement dans la ligne de visée du photographe. Donc, il lui a fallu réaliser une synchronisation très précise pour capter cette photo, car la station traverse la surface lunaire en une demi-seconde. Le photographe a réussi cet exploit l'an dernier depuis Madrid en utilisant un temps d'exposition d'un millième de seconde. La station éclairée par le Soleil est juste du côté obscur du terminateur. On peut voir plusieurs cratères sur les plateaux lunaires qui sont relativement clairs par rapport aux mers lunaires qui sont sombres et plutôt lisses. Il existe un site qui peut vous renseigner sur le passage de la Station spatiale internationale dans le ciel de votre région. (Image Credit & Copyright: Dani Caxete)
27 avril 2015
C'est le vaste cratère Platon et les sommets ensoleillés des Alpes lunaires (Montes Alpes) qui sont les vedettes de cette mosaïque numérique. Le diamètre de ce cratère au fond lisse et sombre est de 95 km, alors que les sommets des Montes Alpes s'élèvent entre 1800 et 2400 m. Les Alpes de notre planète ont été soulevées pendant des millions d'années par la lente collision entre deux plaques continentales, celle de l'Afrique et de l'Europe, mais ce n'est pas le cas pour les Alpes lunaires. Il y a de fortes chances que les Alpes de la Lune aient été formées par la violente collision qui a créé le bassin d'impact géant Mare Imbrium (la Mer des Pluies). Le fond généralement lisse de cette mer lunaire est constitué de la coulée de lave produite par l'impact est visible au bas de l'image. La structure linéaire entre les montagnes est une vallée nommée Vallis Alpes (la Vallée alpine). Ce passage entre Mare Imbrium et Mare Frigoris (la mer du froid) est long d'environ 160 km et sa largeur est à peu près de 10 km. À l'instar de son homonyme terrestre, la plus grosse montagne de la chaîne alpine lunaire, en bas à droite, est le Mons Blanc. Son sommet culmine à 3,6 km de hauteur. Comme il n'y a pas de neige à la surface de la Lune, les Alpes lunaires ne sont sûrement pas une destination touristique hivernale. (Image Credit & Copyright: Richard Bosman)
4 décembre 2014
Les images de la Lune sont la plupart du temps dans des teintes subtiles de gris, quelquefois de jaune, mais sur celle-ci on a utilisé de petites différences mesurables de sa surface pour construire cette image en couleur. Les photos ont été captées à l'aide d'un télescope pendant la pleine lune. Ces couleurs correspondent à des différences réelles dans la composition chimique de la surface lunaire. Les teintes de bleu correspondent à des régions riches en titane tandis que les teintes orangées et violettes indiquent des régions pauvres en titane et en fer. La familière Mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis) est la région bleue dans le coin supérieur droit de l'image. Les rayons blancs qui traversent les hauts plateaux en orange partent du cratère Tycho dont le diamètre est 85 km de diamètre. Les rayons plus sombres du cratère Copernicus s'étendent en haut dans la Mer des Pluies (Mare Imbrium). Grâce à la calibration faite avec les roches lunaires ramenées par les missions Apollo, des images semblables construites à partir de photos captées par des vaisseaux spatiaux ont été réalisées pour connaître la composition globale de la surface de la Lune. (Image Credit & Copyright: László Francsics)
19 décembre 2013
Personne sur Terre ne peut voir la rotation de la Lune comme sur cette vidéo, car à cause du blocage par la force de marée elle est en rotation synchrone avec notre planète et lui présente donc toujours la même face à notre planète. En utilisant les technologies numériques modernes et plusieurs images détaillées captées par la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter), on a pu réaliser cette vidéo montrant la rotation de la Lune en haute définition. La vidéo débute avec la face visible de la Lune, celle que nous voyons depuis la Terre. La mer lunaire Mare Orientale se présente à nous assez rapidement. Mare Orientale est un grand cratère au centre sombre situé sous l'équateur, cratère difficile à voir depuis la Terre. Un mois lunaire entier, c'est-à-dire 27,32 jours, défile en 24 secondes. On peut constater que presque toutes les mers lunaires sont situées sur la face visible de la Lune alors que la face cachée présente surtout des plateaux brillants parsemés de nombreux cratères d'impact météoritique. Deux nouvelles missions sont prévues cette année pour mieux connaître notre seul satellite naturel. La mission LADEE (Lunar Atmosphere and Dust Environment Explorer) a débuté le 6 septembre 2103. Si tout va bien, la sonde LADEE se mettra en orbite autour de la Lune en octobre et étudiera la mince atmosphère lunaire. Dans quelques mois, ce sera le tour de la Chine. La CNSA (China National Space Administration) prévoit en effet lancer un vaisseau vers la Lune. C'est la mission Chang'e 3. On espère faire alunir un rover qui retransmettra en direct les images qu'il captera. (Credit: LRO, Arizona State U., NASA)
16 septembre 2013
Plusieurs amas d’étoiles, de nébuleuses et même de galaxies sont associés au célèbre astronome français Charles Messier, car ils inscrits dans son catalogue d’objets célestes. Son nom a aussi été donné aux deux cratères lunaires que nous présente l’image du jour. Ces deux cratères, Messier et Messier A à droite, mesurent respectivement 15 x 8 km et 16 x 11 km et ils sont situés dans la Mer de la Fécondité. Ils ont une forme elliptique parce que les météorites qui les ont creusés avaient un angle faible par rapport à la surface lunaire. On peut aussi en regardant les éjectas des cratères déduire que les astéroïdes provenaient de la gauche de l’image. La photo du jour doit être regardée avec des lunettes constituées d’un filtre rouge et d’un filtre bleu : c’est une photo 3D, un anaglyphe réalisé récemment en utilisant des images prises lors de la mission Apollo 11. (Credit Apollo 11, NASA; Stereo Image by Patrick Vantuyne)
8 juin 2013
REPRISE du 11 décembre 2009
Il y a plus d'une hypothèse au sujet de la formation de la Lune. Mais l'hypothèse la plus acceptée est celle d'une gigantesque collision de la Terre avec une autre planète. On a donné le nom de Théia à cette planète. Cette collision remonterait à environ 4,5 milliards d'années. Les débris produits se seraient alors mis en orbite autour de la Terre et auraient formé un anneau au-dessus de l'équateur. La Lune se serait alors lentement formée par accrétion gravitationnelle. Pour recueillir des données sur l'origine de la Lune, la NASA a mis en orbite autour de celle-ci en 2011 deux satellites dans le cadre de la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory). La tache des satellites était de réaliser une carte de la gravité lunaire avec une résolution sans précédent. Cette image montre est une partie de la carte de gravité construite par les satellites. Les régions de gravité légèrement inférieure à la moyenne sont bleues alors que celles dont la gravité est plus forte sont rouges. L'analyse des données de GRAIL indique que la croûte lunaire est peu épaisse, aussi peu que 40 km à certains endroits, et que sa composition globale est semblable à celle de la Terre. Même si des structures inattendues ont été observées, structures que l'on continuera d'étudier, les résultats globaux supportent l'hypothèse de la gigantesque collision. Après avoir accompli leur mission, les deux satellites Ebb et Flow avaient épuisé presque tout leur carburant. On a alors dirigé les satellites vers la Lune où ils se sont écrasés à une vitesse d'environ 6000 km/h. (Image Credit & Copyright: NASA, JPL-Caltech, MIT, GSFC)
19 mars 2013
C'est le pic central du cratère Tycho qui projette cette longue ombre sombre au lever du Soleil sur cette photo du paysage lunaire. Cette image a été captée le 10 juin 2011 par le satellite Lunar Reconnaissance Orbiter. Sur cette image interactive en plus haute résolution, 1,5 m par pixel, on peut voir les pentes du pic parsemées de rochers ainsi que la dentelure de l'ombre. La largeur du pic central de Tycho est d'environ 15 km et il s'élève à 2 km au-dessus du plancher du cratère. Le pic a été formé il y a environ 100 millions d'années par le processus bien connu d'un gros impact météoritique. L'impact produit des vagues de roches en fusion accompagnées d'un soulèvement central. La roche se refroidissant rapidement donne alors naissance au pic central ainsi qu'aux parois du cratère. (Credit: NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
4 janvier 2013
REPRISE du 6 juillet 2011
On s'interroge depuis longtemps sur l'origine d'un si gros satellite orbitant autour d'une si petite planète. Comment la Lune s'est-elle formée? La théorie la plus en vogue aujourd'hui fait appel à une gigantesque collision entre deux planètes. Une planète d'une taille comparable à celle de Mars aurait heurté la Terre au début de sa formation, il y a 4,5 milliards d'années. La Lune proviendrait des débris expulsés par cette collision titanesque. Mais, cette animation ne commence qu'après que les débris se soient réunis pour former la Lune à sa naissance, une boule en fusion qui commence à se refroidir et à se craqueler. De gros et petits astéroïdes ont alors bombardé la Lune. L’animation montre l’impact hors du commun qui a créé le bassin Aitken il a 4,3 milliards d’années. Le Grand bombardement tardif s’est ensuite poursuivi sur une période s’étendant approximativement de 4,1 à 3,9 milliards d’années. Les grands bassins à la surface de la Lune se sont formés pendant cette période. Les gros impacts qui se sont échelonnés sur plus d’un milliard d’années ont percé la croûte lunaire permettant à la lave de remonter à la surface et de s’étendre dans le fond des cratères. Le refroidissement rapide de la lave favorise la formation de cristaux plus petits qui réfléchissent moins bien la lumière, d’où l’aspect sombre de ce que nous appelons les mers lunaires. De plus petits impacts ont continué, mais à un taux de plus en plus faible formant les principaux cratères que nous voyons aujourd’hui. La Lune est maintenant aussi sombre qu'un morceau de charbon et elle nous présente toujours la même face. L'origine de la Lune n'est cependant pas un sujet clos et demeure un sujet de recherche. On ne connait pas non plus la raison exacte pour laquelle les mers sont à peu près toutes sur la face visible de la Lune. (Video Credit: LRO, SVC, NASA)
20 mars 2012
Le plateau d'Aristarque ressemble à un grand radeau ancré au beau milieu des flots de lave d'Oceanus Procellarum (Océan des Tempêtes), une mer lunaire située sur la face visible. Le spectaculaire cratère d'impact Aristarchus est situé sur le bord sud-est du plateau. Le diamètre de ce cratère atteint les 40 km et il est profond de 3 km. Ce panorama montre le mur ouest du cratère sur près de 25 km. Parmi les formations visibles le long de ce mur en terrasse, on reconnait des débris sombres et fondus provenant de l'impact, des matériaux excavés plus clairs et des rochers dont la taille dépasse les 100 m. Une version interactive en très haute résolution, 1,6 m par pixel, peut être consultée sur cette page. Les images de cette mosaïque ont été captées par la sonde LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) en novembre 2011. Elle se trouvait alors à 70 km à l'est du centre du cratère et à seulement 26 km au-dessus du sol lunaire. (Credit: NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
17 février 2012
Voici une très jolie carte topographie en couleurs de la face cachée de la Lune. On peut aussi admirer une version interactive de cette image sur ce site WEB. Cette carte provient des données recueillies par le satellite LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) dont l’appareil photo à grand angle a couvert presque toute la surface lunaire. Des superpositions stéréoscopiques des photographies de LRO ont permis de réaliser des cartes topographiques entre les latitudes 80° nord et 80° sud avec une résolution de 300 m et une précision de 10 à 20 m pour les élévations de terrain. Les données près des pôles ont été raffinées en utilisant l’altimètre laser de LRO. Sur cette carte, le blanc, le rouge, le vert et le violet représentent des altitudes de plus en plus basses. La très grosse tache violette et circulaire au bas de l’image est le cratère d’impact Aitken situé près du pôle sud. Son diamètre de 2500 km et sa profondeur de 12 km en font l’un des plus gros cratères d’impact du système solaire. (NASA / GSFC / DLR / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
18 novembre 2011
Image très étrange! C'est une carte de la région du pôle Sud de la Lune réalisée en plusieurs étapes, une carte d'éclairement multi-temporel. Il faut comprendre pour apprécier ce travail que certaines régions du pôle Sud sont plongées dans une éternelle noirceur parce que l'axe de rotation de la Lune ne fait que 1,54° comparé aux 23,5° de la Terre par exemple. Ainsi, parce que l'axe de rotation est presque perpendiculaire au plan de l'écliptique, les fonds des cratères situés près des pôles sont plongés dans une noirceur quasi permanente, alors que leurs remparts sont presque toujours éclairés. Les 1 700 photos utilisées pour construire cette carte proviennent de la caméra à grand angle de LROC (Lunar Reconnaissance Orbiter Camera). Ces photos ont été prises sur une période de six mois qui équivalent sur la Lune à six de ses jours. Ces photos ont été converties en valeurs binaires, les pixels des zones dans la noirceur se voyant attribué la valeur 0 et ceux des zones éclairées la valeur 1. On a ensuite produit une carte qui reflète le pourcentage d'éclairement en temps de chaque zone de cette région, d'où les régions grises partiellement éclairées durant ces six mois. La zone au centre de la carte est dans le noir perpétuel, il s'agit du fond du cratère Shackleton (en l'honneur de Ernest H. Shackleton, un explorateur de l'Antarctique) dont le diamètre est de 19 km. L'emplacement exact du pôle Sud est sur le rebord du cratère à environ 9 heures. Si on veut un jour installer une colonie lunaire près des pôles (pour extraire du tritium par exemple, élément rarissime sur Terre qui sera éventuellement utilisé en fusion nucléaire), on pourrait placer des réservoirs d'eau dans le fond de ces cratères qui contiennent peut-être de la glace d'eau gelée et installer des panneaux solaires sur les sommets qui fonctionnaient ainsi en continu. (Credit: NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
23 avril 2011
La mer lunaire Mare Orientale dessine un genre de cible sur la surface lunaire. Elle est difficile à observer de la Terre parce qu'elle est située à l'extrême ouest de la face visible. Cette mosaïque du plus jeune cratère lunaire et des anneaux qui l'entourent nous montre des détails surprenants. Cette mosaïque disponible en très haute résolution ici a été construite à partir des images captées par l'appareil photo à grand angle satellite Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO). Les lignes noires visibles sur l'image sont des zones non couvertes par les photos. Mare Orientale est âgée de plus de 3 milliards d'années. Son bassin de 950 km de diamètre a été formé par la chute d'un gros astéroïde qui a percé la croûte lunaire. Le flot de lave s'est alors répandu dans le fond du cratère. De la même manière qu'un caillou dans une mare d'eau, cette collision a fait onduler la surface lunaire formant ainsi les anneaux qui entourent le bassin d'impact. Aujourd'hui, on sait que la Lune est aride et dépourvue d'atmosphère. Le terme «mer lunaire» vient des premiers astronomes qui pensaient que ces vastes régions lisses étaient de vastes étendues d'eau. (Credit: NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
12 mars 2011
Cette spectaculaire mosaïque de la face visible de la Lune a été réalisée en utilisant environ 1300 photographies captées par le satellite lunaire LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter). La Lune nous présente toujours la même face parce que sa période de révolution autour de la Terre est la même que sa période de rotation sur elle-même. Ces temps mesurés par rapport aux étoiles sont tous les deux égaux à 27,3 jours. Plusieurs lunes du système solaire présentent cette propriété qui est due au phénomène de blocage gravitationnel des marées. Nous connaissons très bien et depuis longtemps les mers lunaires, anciens bassins d'impact météoritiques submergés par la lave solidifiée depuis des lunes, et les hauts plateaux présentés sur cette mosaïque. Il n'a fallu que deux semaines pour capter toutes les photos en décembre 2010. (Credit: NASA / GSFC / Arizona State Univ. / Lunar Reconnaissance Orbiter)
3 mars 2011
On se demande depuis longtemps si la Lune contient assez d’eau pour subvenir aux besoins des astronautes. La question est importante si l’on espère un jour utiliser la Lune comme avant-poste d’exploration du système solaire. C’est pour obtenir des données sur la présence d’eau que l’on a délibérément fait écraser le 9 octobre 2009 la sonde LCROSS dans le cratère Cabeus qui est près du pôle Sud et qui est perpétuellement plongé dans l’obscurité. Une ligne blanche entoure ce cratère sur l’image du jour et la position de l’écrasement de LCROSS est indiquée par l’étoile rouge.  Les dernières analyses du panache de débris produit par la collision ont montré que le sol lunaire contient plus d’eau qu’on ne l’espérait, peut-être dans les 6%. De plus, l’instrument LEND du satellite LRO qui mesure le flux de neutrons provenant de la Lune nous révèle que de grandes régions qui ne sont pas à l’ombre perpétuellement pourraient aussi contenir dans leur sol une proportion significative d’eau gelée. L’image du jour est en fausses couleurs et elle a été construite à partir des données de cet instrument. Le bleu correspond à des sols riches en hydrogène. On pense que cet hydrogène est contenu dans les molécules d’eau gelées piégées sous la surface. Les zones rouges seraient très sèches. Le cylindre blanc à droite en bas indique la position du pôle Sud. On ne sait pas à quelle profondeur sont les cristaux de glace. On n’a pas non plus planifié comment on pourrait les extraire du sol et les purifier pour en faire de l’eau potable. (Credit: I. Mitrofanov et al., LCROSS, LRO, NASA)
25 octobre 2010
Avec un télescope, il est possible en visant la ligne de partage entre le jour et la nuit, le terminateur, de voir les ombres des montagnes et des parois des cratères de la Lune. Si on se trouvait sur la Lune près du terminateur, on verrait le Soleil se lever sur l’horizon. Le médaillon à gauche de l’image met en évidence un phénomène plus difficile à observer. Se frayant un chemin dans une ouverture du mur d’un cratère de 45 km de diamètre, Hesiodus, un rayon solaire rasant éclaire le fond du cratère qui est encore plongé dans la nuit. Ces longs rayons solaires sont assez brefs et ils sont difficiles à observer. Mais un amateur aguerri peut réussir cet exploit, comme le montrent d’ailleurs les images de ce site, car on peut prévoir cet événement en fonction du lieu de l’observateur. L’image du jour a été captée le 22 février 2010 à 23h45 TU à partir de la ville de Stuttgart en Allemagne. Le gros cratère à droite d’Hesodius dans le médaillon est Pitatus. Le cercle jaune sur la photo indique leur position sur la Lune. (Image Credit & Copyright: Stefan Seip (TWAN))
27 mars 2010
Une petite sphère vitreuse provenant de la Lune. Ces sphères se forment par la fonte de roches lors d’un impact météoritique. Le diamètre de la sphère de la photographie est seulement de 0.25 mm. Plusieurs de ces petites perles de verre étaient présentent dans les échantillons de sol ramenés par les missions Apollo. (Crédit: Timothy Culler (UCB) et al., Apollo 11 Crew, NASA)
10 janvier 2010
(REPRISE : 20 mai 2007, 15 février 2004, 12 janvier 2003 et 22 mars 2000)
On a enfin trouvé des preuves tangibles de la présence d’eau sur la Lune. La collision entre le projectile de la mission LCROSS en octobre 2009 et le plancher d’un cratère près du pôle Sud qui est toujours plongé dans l’obscurité a permis d’établir de façon certaine que le sol lunaire contient de l’eau. Dans le jet de matière, montré sur la photo du jour, que la présence d’eau a été détectée. Cette découverte est importante autant pour des missions humaines de durée prolongée à la surface de notre satellite naturel que pour la compréhension de l’histoire géologique de la Lune. L’origine de l’eau lunaire à cet endroit n’est pas encore connue, elle pourrait provenir d’un impact avec des petits météorites, d’une comète ou encore avoir été présente au moment même où la croûte lunaire s’est solidifiée. (Credit: LCROSS, NASA)
18 novembre 2009
Cette image infrarouge a été captée lors de la dernière minute de la mission LCROSS. La petite tache blanche, agrandie dans les deux médaillons, que l’on voit dans l’ombre du cratère lunaire est l’éclair du premier impact de l’étage supérieur du vaisseau. Le bolide se déplaçait à 2,4 km par seconde lorsqu’il a heurté le sol lunaire à 4h 31 TU le 9 octobre 2009. Quelques minutes plus tard, c’est le vaisseau principal qui s’est écrasé au sol. Les deux impacts ont été observés par des observatoires astronomiques terrestres. L’impact de l’étage supérieur a été scruté par les instruments du vaisseau principal afin d’analyser la composition du panache de débris. Toutes les données recueillies seront étudiées dans les moindres détails afin de déceler d’éventuelles traces d’eau. (Credit: NASA, LCROSS Mission Team)
10 octobre 2009
Le 9 novembre 2009, les deux composantes du vaisseau de la mission LCROSS s’écraseront sur le sol du cratère lunaire Cabeus. Ce cratère de 100 km de diamètre est à environ 100 km du pôle Sud de la Lune et il est pratiquement toujours plongé dans la noirceur totale. On le voit sur cette mosaïque de la Lune qui a été réalisée par des photos prises au télescope depuis la Terre. On espère que les collisions avec le sol lunaire produiront un panache de débris que l’on pourra observer à la lumière du Soleil pour y déceler la présence d’eau. Le premier objet qui frappera le sol lunaire est l’étage supérieur du vaisseau. Le vaisseau LCROSS traversera le nuage de débris produit pendant que ses instruments en feront l’analyse. Quatre minutes après la première collision, c’est le vaisseau lui-même qui frappera la surface lunaire. Il faudra utiliser un télescope dont le diamètre est supérieur à 25 cm pour observer le nuage de débris produit. À l’heure prévue de l’impact, soit 11h30 TU, ce sont les observateurs de la côte ouest du continent américain et du Pacifique qui pourront le faire. La télévision de la NASA transmettra l’événement en direct. (Image Credit: NMSU/MSFC Tortugas Observatory)
8 octobre 2009
On a finalement découvert de l’eau sur la Lune, mais elle ne forme pas des lacs. C’est l’instrument de la NASA nommé M au cube (M3 pour Moon Mineralogy Mapper) embarqué à bord de la sonde lunaire indienne Chandrayaan-1 qui a capté des ondes radios montrant que certaines parties de la surface lunaire absorbent une couleur spécifique de la lumière comme le fait l’eau. On essaie maintenant de relier ces données à d’autres pour déterminer la quantité d’eau à ces endroits de même que la phase qu’elle prend. Malheureusement, même avec le scénario le plus humide, la surface lunaire est plus sèche que le plus aride des déserts terrestres. On se demande aussi si la quantité d’eau augmente et diminue pendant la journée lunaire. Si c’est le cas, cela pourrait s’expliquer par l’hydrogène des vents solaires qui réagit avec l’oxygène du sol de la Lune. Cette réaction pourrait produire une très fine couche d’eau de quelques molécules seulement qui s’évaporerait au milieu de la journée alors que la température s’élève à plus de 100 °C. L’image du jour nous montre une région située près d’un cratère de la face cachée de la Lune. La couleur bleue de l’image indique les parties du sol renfermant des minéraux hydratés. La semaine prochaine, le satellite LCROSS lancera un projectile vers la Lune. Il frappera un cratère situé près du pôle Sud qui est constamment plongé dans l’obscurité. On espère voir des jets d’eau ou de glace libérés par la collision. (Credit: ISRO/NASA/JPL-Caltech/USGS/Brown U.)
28 septembre 2009
Le vaisseau spatial japonais Kaguya a percuté le sol lunaire la semaine dernière, mais cette collision était soigneusement planifiée. Le nom officiel de ce vaisseau est SELENE (pour Selenological Engineering Explorer) mais on l’a surnommé Kaguya, l’héroïne d’une histoire traditionnelle japonaise «Le conte du coupeur de bambou». La vidéo présentée par l’APOD a été réalisée par le vaisseau lors de la dernière orbite de sa mission de 20 mois. On peut y admirer le sol lunaire vallonné, désertique et couvert de cratères. À la fin de la vidéo, le vaisseau disparaît dans l’obscurité près du cratère Gill. Il y avait treize instruments scientifiques à bord de SELENE ainsi que deux caméras à haute définition. Si on a délibérément lancé le vaisseau sur le sol lunaire, c’est recueillir des données sur la topologie et la composition de celui-ci. On pourra ainsi mieux comprendre la géologie lunaire et l’origine de l’unique et très vieille compagne de la Terre. Les données et les images de Kaguya ainsi que celles de la récente mission Lunar Reconnaissance Orbiter pourraient être très utiles pour choisir les sites d’alunissage des prochaines missions habitées vers la Lune. (Credit & Copyright: SELENE Team, JAXA, NHK)
29 juin 2009
Certains pourront sans doute voir le X blanc au centre de cette image de la Lune dont parlent les auteurs de l’APOD, mais sur le moniteur de mon lieu de travail il passe plutôt inaperçu. Il paraît qu’on peut l’observer facilement avec des jumelles ou un petit télescope, mais pendant une brève période de 4 heures tous les mois, une vingtaine d’heures avant que la Lune soit en premier quartier. Situé près de la ligne de démarcation entre la partie éclairée et la partie sombre de la Lune, ligne que l’on nomme le terminateur, ce X est une illusion. Il est produit par agencement particulier de la lumière solaire et des cratères Blanchinus, la Caille et Purbach. Un astronaute à proximité de ces cratères moins de 24 heures avant le premier quartier verrait le Soleil se lever lentement. Pendant un certain temps, les flancs des cratères seraient éclairés alors que le fond de ceux-ci serait encore dans l’ombre. Depuis la Terre, les flancs illuminés forment un contraste avec les fonds sombres. C’est ce qui produit ce X. Cette photographie a été prise le 3 mars 2009 à 11h59 (TU) alors que le premier quartier s’est produit le 4 mars à 7h46 (TU). (Credit & Copyright: Jerry Lodriguss (Catching the Light))
11 mars 2009
On a donné des noms latins d’océans et de mers aux régions planes et sombres de la Lune. Cette convention est historique, mais à l’ère de l’exploration spatiale, alors que nous savons qu’il n’y a pas d’eau à la surface de la Lune, cela semble un peu bizarre. En réalité, les mers sont d’immenses bassins d’impact météoritique dans lesquels se sont répandues les roches en fusion produites lors de la collision : le noyau de la Lune n’était pas encore solidifié lors de l’impact. L’image présentée est une mosaïque de photographies prises avec un télescope. La formation qui occupe la majeure partie de la photo se nomme «Sinus Iridium», une baie de la Mer des Pluies (Mare Imbrium). Le diamètre de la baie fait 250 km. Le promontoire, au bas de la photo, a été nommé Cap Laplace. La partie brillante du cap sur la photo s’élève à près de 3000 m au-dessus de la surface de Sinus Iridium. De l’autre côté de la baie, on trouve de Cap Heraclides. (Credit & Copyright: Alan Friedman)
8 février 2008
Le plateau Aristarchus sur lequel se trouve le cratère du même nom, le cratère brillant de la photo, est situé dans l’océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum en latin). Ce cratère est jeune et il fait 42 kilomètres de diamètre. Sa profondeur est de 3 km. Plus vieux et de taille comparable, le cratère Hérodote, envahi par la lave, est juste en haut à gauche sur la photo. La vallée nommée Vallis Schroteri serpente sur 160 km à partir du cratère, à droite et en haut. Le plateau Aristarchus est une île de forme s’approchant d’un rectangle d’environ 200 km de long qui s’élève à 2 km au-dessus de l’Océan des Tempêtes. Cette photographie provient d’un observatoire de la cour arrière d’un amateur situé à Buffalo dans l’état de New York. (Credit & Copyright: Alan )
30 novembre 2007
REPRISE: texte du 13 septembre 2002, mais la photo est quelque peu différente
Sol de la Lune au pôle sud. Cette photographie a été réalisée depuis la Terre, à Tecumseh en Oklahoma, à l’aide d’un télescope. Le gros cratère au centre est Moretus. Son diamètre est de 114 km. Le cratère à droite est Curtius. (Credit & Copyright: Wes Higgins)
23 août 2007
Le cratère lunaire Copernic. Cette photographie, provenant de la mission Orbiter 2 en novembre 1966, montre le cratère Copernic. Ce cratère est relativement jeune, car il s'est formé il y a 900 millions d'années. On voit sur la photographie des rayons de la matière éjectée lors de l'impact météoritique. (Credit: NASA, U.S. Geological Survey)
16 juin 2007
La face cachée de la Lune. Cette magnifique photographie provient de la mission Apollo 16. La face cachée de la Lune est parsemée de plus de cratères que sa face visible. La croûte plus épaisse de la face cachée n’a pas été perforé par les impacts météoritiques du «grand bombardement». La lave volcanique n’a pas remonté en surface que sur sa face visible où elle a formé les mers sombres que nous pouvons observer facilement avec un petit télescope. Pour en savoir un peu plus, consultez cette section. (Credit: Apollo 16 Crew, NASA)
25 février 2007
REPRISE du texte du 8 octobre 1998

Trois cratères lunaires situés sur les rivages de la Mer des Nuages (Mare Nubium). On a donné les noms suivants à ces cratères : Ptolemaeus, Alphosus et Arzachel. (Credit & Copyright: Alan Friedman)
9 février 2007

Vue panoramique de la surface lunaire prise par Eugene Cernan de l’équipage de la mission Apollo 17 en 1972. On voit l’astronaute Harrison Schmitt se dirigeant vers la jeep lunaire. (Credit: Apollo 17 Crew, NASA; Mosaic Assembled & Copyright: M. Constantine (moonpans.com))
10 décembre 2006
REPRISE : 12 avril 2004
L’habituel «poisson d’avril». On prétend qu’on a confirmé que la Lune est faite de fromage vert! La photographie vient de la sonde Ranger 9 juste avant qu’elle ne s’écrase au sol et date de 1965. Notons cependant que le mythe de la Lune en fromage date d’au moins 500 ans. (Credit: Ranger Project, NASA)
1er avril 2006
REPRISE : 1er avril 2002
Eh oui, il se produit de fréquents tremblements de Lune. D’où viennent-ils? Une analyse récente des secousses sismiques enregistrées par les sismographes laissés sur la Lune lors des missions Apollo a révélé que l’hypocentre d’un nombre étonnant de séismes est situé dans les 30 premiers kilomètres de la croûte lunaire. Entre 1972 et 1977, 28 séismes lunaires importants ont été enregistrés. Ceux-ci étaient aussi puissants que ceux de la Terre qui déplacent des meubles. Ils ont  provoqué des vibrations de la croûte rocheuse de la Lune pendant plusieurs minutes. Sur Terre, les séismes durent moins longtemps parce la croûte est moins rigide que celle de la Lune ; elle absorbe ainsi l’énergie plus rapidement. L’origine de ces séismes reste à déterminer. On pense  qu’ils pourraient provenir de glissement de terrain des parois des cratères. Peu importe la source de ceux-ci, on devra en tenir compte lorsqu’on érigera des bâtiments sur la Lune. L’image du jour montre Buzz Aldrin, astronaute d’Apollo 11, debout à côté d’un sismographe lunaire et du module lunaire. (Credit: Neil Armstrong, Apollo 11 Crew, GRIN, NASA)
27 mars 2006
Cette mosaïque de la surface lunaire montre le fond sombre du cratère Platon, dont le diamètre est de 9 km, et les sommets ensoleillés des Alpes de la Lune. Sur Terre, les chaînes de montagnes sont créées par le lent déplacement des plaques continentales (voir tectonique des plaques), mais pas sur la Lune où un tel phénomène est inexistant. Les Alpes lunaires ont probablement été formées par le gigantesque impact météoritique (voir fiche 3 de cette section au sujet de l’origine des mers lunaires) qui est à l’origine de la Mer des Pluies (Mare Imbrium). On voit le fond lisse et sombre de cette mer à gauche de la photo. La ligne droite, en bas à droite, qui coupe la chaîne de montagnes est la Vallée des Alpes. Elle fait environ 160 km de longueur et 10 km de largeur. On a même donné le nom de «Mont Blanc» à la montagne située dans le centre au bas de la photo. Il s’élève à 3 km au-dessus de la surface lunaire. Bien entendu, on ne pourra jamais skier dans les Alpes lunaires, car il n’y a ni atmosphère ni neige. (Credit & Copyright: Alan Friedman)
11 février 2006
Ce panorama de la surface lunaire parsemée de cratères a été réalisé en utilisant les photos prises par la sonde américaine Surveyor 6. Cette sonde n’était pas la première à se poser sur la surface de la Lune, mais c’était la première à s’élever au-dessus du sol par la suite. En effet, après avoir aluni en novembre 1967 près du centre de la face visible de la Lune, les contrôleurs de la NASA ont ensuite allumé brièvement ses rétrofusées. La sonde s’est alors élevée à 4 m au-dessus du sol, s’est déplacée de 2,5 m et s’est de nouveau posée sur le sol. Ces sauts à la surface du sol étaient essentiels pour savoir si la surface lunaire permettait des alunissages sécuritaires que l’on envisageait pour les missions Apollo. (Credit: Surveyor Project, NASA)
12 novembre 2005
REPRISE : 9 novembre 1996, 22 novembre 1997, 5 décembre 1998, 15 avril 2000 et 30 novembre 2002
En septembre 1996, le satellite Midcourse Space Experiment (MSX) en orbite autour de la Terre a bénéficié d’une position idéale pour observer une éclipse totale de Lune. Plusieurs photographies dans le domaine de l’infrarouge de la Lune éclipsée ont alors été captées par le télescope SPIRIT III de ce satellite durant les 70 minutes de l’éclipse totale. L’image du jour est l’une de ces photos. La longueur de l’infrarouge est plus longue que celle de la lumière visible. Bien que cette composante du spectre électromagnétique nous soit invisible, nous pouvons quand même la percevoir sous forme de chaleur : il existe d’ailleurs plusieurs appareils de chauffage qui utilisent cette propriété. Ainsi, les spots brillants de cette photo correspondent à des surfaces plus chaudes de la surface lunaire alors que les endroits plus froids sont plus foncés. Le petit rond très lumineux est le cratère Tycho alors que la région sombre en haut à droite (?) est la Mer des Crises. (Le cratère Tycho est un point chaud de la Lune parce que sa surface est couverte d’un matériel que l’on ne retrouve pas ailleurs). L’image du jour servait à annoncer l’éclipse de pénombre (fiche 3) de la Lune du lendemain, le dimanche 24 avril 2005. L’apparence de la Lune ne change que très peu lors de ce type d’éclipse, car elle passe dans la pénombre de la Terre. (Credit: DCATT Team, MSX Project)
23 avril 2005
REPRISE : 8 novembre 2003, 15 septembre 2001 et 10 janvier 1997
Même si elle est éblouissante à regarder avec des jumelles ou avec un petit télescope, on peut facilement voir que la surface de Lune est parsemée de cratères d’impact météoritique. On peut mieux observer le relief des cratères lorsqu’ils sont près du terminateur lors des phases lunaires. Mais lors de la pleine lune, un réseau complexe de lignes radiales émerge de certains cratères. La photo du jour nous montre deux de ces cratères, Copernic en haut à gauche et Tycho en bas à droite. Les rayons brillants de ces cratères proviennent des éjectas produits par les impacts météoritiques récents. Tycho dont le diamètre atteint 85 km est en fait le plus jeune cratère de la face visible de la Lune. Le cratère Copernic fait 85 km de diamètre. (Credit & Copyright: Steve Mandel, Hidden Valley Observatory)
5 mars 2005
(REPRISE : 9 août 2001)
La photo du jour nous montre le cratère lunaire nommé Pythagore dont le diamètre est d’environ 120 km. Sur cette photo prise par le vaisseau SMART-1 (Small Missions for Advanced Research in Technology) de l’Agence spatiale européenne, on distingue aisément les ombres de la bordure du cratère et de son pic central. Ce type de pic central provient du soulèvement central de la lave qui se produit lors d’un gros impact météoritique. Le vaisseau SMART-1 a été propulsé par un moteur ionique pendant 13 mois avant de se mettre en orbite lunaire en novembre 2004. Le vaisseau qui est maintenant à une altitude qui varie de 1000 à 5000 km, descendra plus près de la surface lunaire plus tard ce mois. (Credit: ESA / Space-X, AMIE Team)
3 février 2005
Comment peut-on obtenir une image aussi colorée et étrange du seul satellite naturel de la Terre, la Lune? En donnant des crayons de couleur à plusieurs enfants et en leur demandant de colorier une petite zone d'une photo familière en noir et blanc de la Lune? Non, c'est un peu plus compliqué! Cette mosaïque a été construire à partir de 53 images captées par la sonde Galileo alors qu'elle a passé dans les parages de la Lune en 1992 lors de son voyage vers Jupiter, et ces images n'étaient pas vraiment en couleur. En fait, ces images ont été enregistrées en utilisant divers filtres spectraux pour saisir les subtiles différences dans la lumière réfléchie par divers minéraux. On a ensuite attribué une couleur à chacun de ces minéraux pour établir leur distribution sur la surface lunaire. On a ainsi obtenu une carte minéralogique de la Lune. Les teintes de bleu jusqu'à l'orange correspondent à des coulées de lave volcanique. Par exemple, on a ainsi déduit que la mer de la Tranquillité en bleu sombre en bas à gauche est plus riche en minéraux contenant du titane que la mer verte et orange située au-dessus. (Credit: Galileo Project, JPL, NASA)
29 août 2003
Vers le nord-ouest, sur la face visible de la Lune, la baie des Arcs-en-ciel (Sinus Iridium) repose à l'extrémité nord de la sombre et lisse Mer des Pluies (Mare Imbrium). Sur ce croquis de la surface lunaire autour de la baie des Arcs-en-ciel, le Soleil depuis la gauche illumine l'arc du rempart couvert de lave. Le cap Héraclides situé à l'extrémité ouest (en haut sur ce dessin)du la baie a historiquement décrit comme étant une jeune fille dont les cheveux tombent sur son dos alors qu'elle regarde vers le Soleil. Dans la course à la cartographie de la Lune, au début de l'observation astronomique au télescope, cette description féminine du cap Héraclides a été imaginée par Giovanni Cassini sur ses croquis en 1679. Ce dessin, à la manière des premiers astronomes, a été fait par Lucy Whitehouse à l'âge de 14 ans. Elle a utilisé un petit télescope équipé d'un oculaire et un petit écran de télévision. La structure à l'autre extrémité est le promontoire Laplace. (Drawing Credit & Copyright: Lucy Whitehouse (c/o D. Whitehouse))
19 juin 2003
La face cachée de la Lune est très accidentée et elle est couverte de cratères. La face visible qui est tournée vers la Terre est beaucoup plus lisse. Parce que la Lune nous présente toujours la même face, ce n'est que récemment que l'humanité a pu contempler l'autre côté de notre satellite naturel. En fait, c'est le 7 octobre 1959 que nous avons pour la première vu la face cachée de la Lune grâce aux photos captées par Luna 3, un vaisseau spatial soviétique. Les terres surélevées de la face cachée sont plus âgées que les fonds sombres des mers de la face visible. La croûte de la face visible est effet plus mince et cela a permis à la lave de remonter à la surface lors de gros impacts météoritiques. La lave s'est répandue dans le cratère d'impact et s'est rapidement solidifiée. C'est ce qui explique les différences principales entre les deux faces. L'origine de la différence de l'épaisseur entre les deux faces n'est cependant pas connue. Le grand bassin d'impact au centre de cette photographie est le cratère 308 (renommé en 1970 par l'UAI Daedalus). Le diamètre de ce cratère est de 93 km (on mentionne 30 km dans le texte de l'APOD, ce chiffre est erroné). La photographie qui nous est présentée a été prise par l'équipage d'Apollo 11 en 1969. (Credit: Apollo 11 Crew, NASA)
12 mars 2003
Mare Orientale est un cratère lunaire qui évoque une cible de champ de tir. Parce que ce cratère est situé sur la bordure ouest de la Lune, ce cratère d'impact météoritique est difficile à observer depuis la Terre. Il est âgé d'environ 3,85 milliards d'années et son diamètre est de 900 km. En raison de sa grandeur, on sait qu'il a été formé par un gros astéroïde. Cette collision a d'ailleurs produit des vagues dans la croûte lunaire. Ce sont ces vagues qui ont créé les trois structures concentriques que l'on peut voir sur cette photo prise par Lunar Orbiter 4 en 1967. La lave produite lors de la collision s'est répandue dans le cratère créant ainsi une mer lunaire. On a donné le nom de mer à ces régions sombres, car on croyait autrefois qu'elles pouvaient être des océans. (Credit: NASA, Lunar Orbiter 4)
23 novembre 2002
REPRISE du 12 janvier 1996
Quelle est l'origine de cette longue fissure à la surface de la Lune? On a découvert les rainures sur la Lune il y a plus de 200 ans avec un petit télescope. Elles sont visibles un peu partout sur sa surface. On rencontre trois types de rainures sur la Lune, les rainures sinueuses aux nombreux méandres, les rainures arquées et les rainures droites comme Ariadaeus Rille sur cette photographie. Des rainures droites comme celle-ci peuvent s'étendre sur des centaines de kilomètres. On pense que les rainures sinueuses sont des vestiges de coulées de lave, mais on ignore la provenance exacte des rainures arquées et droites. La photographie du jour a été prise par l'équipage d'Apollo 10 en 1969 alors qu'il s'était approché à 14 km de la surface lunaire. Deux mois plus tard, Apollo 11 grâce aux connaissances acquises par Apollo 10 s'est posé sur la surface de la Lune. (Credit: Apollo 10, NASA)
29 octobre 2002
Le plateau Aristarchus. Reprise du texte du 30 novembre 2007. (Credit & Copyright: Russell Croman)
13 septembre 2002
Jamais vous ne verrez la Lune comme cela dans le ciel. Cette image en fausses couleurs donne à la face visible qui nous est si familière un aspect vraiment étrange. La grosse tache bleu foncée à droite est la Mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitatis). La grande zone bleu pâle et orange par endroits à gauche est l’Océan des Tempêtes (Oceanus Procellarum). En bas, au centre, on peut voir les rayons blancs qui partent du cratère Tycho. Cette image est une mosaïque de 15 photographies qui ont été prises en 1992 par la sonde Galileo alors qu’elle bénéficiait de l’assistance gravitationnelle de la Lune pour se mettre en route vers Jupiter. Ces photos ont été prises en utilisant trois filtres de couleur. On a ensuite assemblé les photos en rehaussant les couleurs afin de mettre en évidence les différences de composition chimique du sol lunaire. Les teintes de bleu correspondent à des endroits riches en titane, alors que l’orange et le pourpre indiquent des sols relativement pauvres en titane et en fer. D’autres images en couleur de la composition de surface de la Lune ont été réalisées en 1994 par le vaisseau spatial Clementine. (Credit: Galileo Project, JPL, NASA)
16 mars 2002
REPRISE du 7 janvier 1998
Les cratères d'impacts météoritiques de la surface de la Lune qui est dépourvue d'atmosphère sont depuis très longtemps un spectacle familier. Mais ce n'est que depuis 1999 que l'on a observé de brefs flashes lumineux en provenance de la Lune et probablement produits par de petits impacts météoritiques. Ces surprenantes observations ont été faites avec des télescopes amateurs et de l'équipement vidéo pendant les pluies d'étoiles filantes des Léonides de 1999 et de 2001. Six flashes confirmés, certains aussi lumineux qu'une étoile de magnitude apparente égale à 3, ont été observés durant les heures de maximum des Léonides de 1999. Au moins deux flashes de magnitude 4 ont été confirmés pendant les Léonides de novembre 2001. Les X rouges de l'image de la Lune visible le 18 novembre 2001 indiquent l'emplacement des flashes de 1999 sur la portion de la Lune plongée dans le noir. Sur la face éclairée, le même phénomène s'est peut-être produit, mais le faible contraste le rend presque impossible à observer. On estime que ces flashes proviennent de météorites de masse se situant entre 1 et 10 kg qui ont creusé par l'impact des cratères de quelques mètres de diamètre. (Credit: David Palmer (LANL))
8 décembre 2001
REPRISE DU 8 décembre 1999
Comment le sol lunaire peut-il prendre une teinte orangée en certains endroits? Ce mystère provient de l'observation de l'astronaute Harrison Schmidt de la couleur particulière d'une région de Taurus-Littrow, le site d'alunissage de la mission Apollo 17 en 1972. Schmidt et son compagnon Eugene Cernan ont recueilli des échantillons de cet inhabituel sol orangé pour une étude plus approfondie dans les laboratoires de la Terre. Cette image à fort grossissement est un échantillon de ce sol et, en médaillon, l'endroit d'où il provient. Cet échantillon contient des grains de moins de 0,1 mm de diamètre, parmi les plus petits trouvés sur la Lune. Les spécialistes en géologie lunaire croient qu'ils proviennent d'une éruption volcanique explosive qui, selon les analyses chimiques poussées, se serait produite il y a 3,64 milliards d'années. De petites gouttes de roche en fusion se seraient refroidies pour former des grains colorés presque sphériques. L'origine de certains éléments aussi trouvés dans ces échantillons demeure toutefois un mystère. (Credit: Apollo 17 Crew, NASA)
23 mai 2001
L’un des plus gros cratères lunaires a été nommé en l’honneur de Nicolas Copernic. Le cratère Copernic situé au nord-ouest de la face visible de la Lune est relativement jeune, environ 800 millions d’années, et on peut facilement l’observer avec des jumelles. On peut reconnaître Copernic par sa grosseur et aussi par les nombreux rayons brillants qui l’entourent. Le diamètre de Copernic est d’environ 93 km. Cette image provient de la mission Apollo 17 en 1972. (Credit: Apollo 17 Crew, NASA)
13 mai 2001
REPRISE du 9 septembre 1998
Photographie d’un quartier de lune particulièrement bien réussie. On peut admirer le long du terminateur de nombreux cratères d’impact météoritique. Cette photo a été prise à l’occasion d’un camp d’astronomie dans la Turquie d’Izmir. (Credit & Copyright: Tolga Topalhan & Serkan Saygan (Space Camp, Turkey))
28 avril 2001
Reprise du texte du 19 septembre 1996
Cette saisissante image de ce dernier quartier de Lune a été captée le 19 octobre 2000 avec un télescope de 24 po (60 cm) dans le ciel du «Pine Crest Farm Observatory» situé à Dell Prairie au Wisconsin. Très détaillée, en particulier le long du terminateur, cette version rognée d'une mosaïque de photos montre la région nordique avec ses cratères ainsi que le fond lisse de la Mer des Pluies (Mare Imbrium). À la bordure nord de Mare Imbrium, on remarque le cratère Plato (autre photo) dont le diamètre est de 95 km. La rainure rectiligne dirigée vers le terminateur à droite du cratère est la formation nommée Vallis Alpes. L'arc allongé de la chaîne de montagnes Montes Apenninus (autre photo) au bas de l'image s'étend de la partie sud-est de Mare Imbrium et se termine en bordure du cratère Copernicus situé sur le bord gauche au bas de la photo. En 1971, Apollo 15 a aluni de l'autre côté de Montes Apenninus, près de l'ouverture nord qui la sépare de Montes Caucasus. La mer à droite de la photo est la mer de la Sérénité (Mare Serenitatis). (Credit & Copyright: Peter Armstrong)
28 décembre 2000

Le 31 juillet 1964, Ranger 7 s'est écrasé sur le sol lunaire. Mais 7 minutes avant l'impact, la sonde Ranger 7 a capté cette image et nous l'a transmise. C'était la première image en gros plan captée par un vaisseau spatial américain. L'écrasement de Ranger 7 dans la mer des Nuages (Mare Nubium) avait été planifié. Durant sa descente, la sonde nous a fait parvenir 4308 photographies. Le but du programme Ranger était d'établir une première carte à haute résolution de la surface de la Lune en préparation d'un éventuel alunissage. Cette première photo couvre une région de 360 km de côté et est centrée sur Mare Nubium. Le gros cratère au milieu à droite est Alphonsus. Son diamètre est de 108 km. L'exploration de la surface lunaire s'est évidemment poursuivie jusqu'à nos jours.

Le 31 juillet 1999, exactement 35 ans après l'écrasement de Ranger 7, le satellite lunaire artificiel Lunar Prospector s'est aussi écrasé sur la Lune après avoir orbité autour de celle-ci à partir du 6 janvier 1998, soit pendant 571 jours. Pendant sa mission, Lunar Prospector a découvert des indices permettant de croire que de la glace d'eau pouvait être présente en permanence dans l'ombre des cratères près des pôles lunaires. À la fin de sa mission, les contrôleurs ont intentionnellement dirigé la sonde vers la paroi d'un petit cratère afin d'éventuellement déceler directement la présence d'eau dans les débris de l'impact. Les chances de réussite de l'expérience étaient cependant très faibles. Les analyses des données recueillies n'ont révélé aucune trace de présence d'eau. La question de la présence d'eau sur la Lune demeure donc encore sans réponse. (Credit: NASA)
15 octobre 1999
Le 18 août 1999, le vaisseau spatial Cassini a survolé la Terre et la Lune en route vers le système solaire externe. Alors que Cassini était au plus près de la Lune, à 377 000 km, les contrôleurs de la NASA ont testé ses systèmes d'imagerie sur un astre qui nous est très familier, la Lune. De gauche à droite, on peut admirer trois images prises avec un filtre vert, bleu et ultraviolet. Le gros rond sombre en haut des trois images est Mare Crisium (mer des Crises). Les appareils d'imagerie de Cassini fonctionnent très bien. Cassini devrait arriver dans les parages de Jupiter en décembre 2000 pour ensuite se diriger vers Saturne qu'il devrait atteindre en 2004. (Credit: Cassini Imaging Team, University of Arizona, JPL, NASA)
10 septembre 1999
La surface de la Lune est couverte de cratères, des cicatrices des fréquents impacts météoritiques de l'histoire des débuts du système solaire. De récentes données recueillies par Lunar Prospector supportent l'hypothèse que la Lune serait née d'un gigantesque impact entre la Terre et une planète de la taille de Mars il y a environ 4,5 milliards d'années. Cette hypothèse de l'impact géant peut expliquer par exemple la raison pour laquelle les ratios de la composition isotopique des roches rapportées par les missions Apollo sont les mêmes que les roches terrestres, alors que l'abondance en élément lourd comme le fer est très faible pour la Lune. Cette hypothèse peut aussi expliquer une autre découverte majeure de Lunar Prospector, à savoir que le noyau de la Lune est très petit. Si la Lune s'était formée simplement comme un monde sœur à la même époque que la Terre du matériel alors disponible dans le disque protoplanétaire, elle devrait avoir un contenu semblable en fer et un noyau proportionnellement aussi gros que celui de la Terre. Cependant, la matière de la surface de la Terre projetée dans l'espace par un impact géant aurait un contenu plus faible en éléments lourds comme le fer, car ceux-ci ont coulé vers le noyau par différentiation. Mais cette matière contient les mêmes proportions isotopiques que la Terre d'alors. Ces débris se sont mis en orbite autour de la Terre et ont ultimement donné naissance à la Lune. (Image Credit: Galileo Project, JPL, NASA)
26 mars 1999
Le mois dernier, la sonde spatiale Lunar Prospector s'est approchée de la surface lunaire pour mieux la photographier. Pour la suite de la mission de la sonde, les contrôleurs de la NASA ont réduit son altitude de 100 km à 30 km. Auparavant, les instruments de Lunar Prospector ont réalisé une carte globale des propriétés du sol lunaire et ils ont aussi recueilli des preuves qu'il y a de la glace d'eau aux pôles de la Lune. Maintenant que la sonde est en orbite basse, on tentera d'amasser plus de données pour confirmer les résultats obtenus en plus haute résolution. Cette nouvelle orbite n'est cependant pas sans risques. Il faut effectuer de délicates manœuvres à des intervalles de 28 jours pour la maintenir. Si ces manœuvres échouaient, la sonde s'écraserait sur le sol lunaire deux jours plus tard. Ce gros plan de la surface de la Lune ne vient cependant pas de la sonde. Il a été réalisé depuis la Terre par le nouvel imageur de l'Observatoire européen austral (ESO en anglais pour European Southern Observatory). Le cratère Gassendi situé en bordure nord de Mare Humorum (mer des humeurs) est la principale formation visible sur cette photo. (Image Credit: WFI Team, ESO, MPI-A, OAC)
12 février 1999
La face cachée de la Lune. Voir le texte du 25 février 2007. (Credit: Apollo 16, NASA)
8 octobre 1998
La sonde Lunar Prospector lancée le 6 janvier 1998. La sonde examine la surface de la Lune depuis une orbite qui passe au-dessus des deux pôles à une altitude de 100 km. Ses instruments conçus pour mesurer les propriétés globales de la Lune, sa gravité, son champ magnétique et sa composition chimique. La moitié de la durée de la mission est atteinte et des résultats scientifiques impressionnants ont été atteints, dont une carte plus précise de la gravité à la surface de la Lune, une carte globale de sa composition chimique, la détection de zones magnétiques liées à de gros cratères d'impact et des indices permettant de croire que le noyau lunaire est riche en fer. Mais, la découverte la plus sensationnelle de Lunar Prospector est sans doute la présence de glace d'eau aux deux pôles de la Lune. L'analyse des données montre la présence de glace d'eau presque pure provenant sans doute de l'impact d'une comète qui repose à quelque 45 cm sous le régolithe. On estime maintenant qu'il y a dix fois plus d'eau dans les régions polaires que l'on croyait. Cette petite sonde n'est munie d'aucun appareil photo, car on connait maintenant très bien la topographie du sol lunaire. Cette mosaïque aux couleurs rehaussées vient des images captées par la sonde Galileo alors qu'elle a survolé la Lune en 1992. (Picture Credit: Galileo Project, USGS JPL, NASA)
18 septembre 1998

Une façon originale de réaliser la topographie de la surface de la Lune nous est présentée. Tôt dans la matinée du 12 septembre, la Lune a occulté Aldébaran pour les observateurs du Sud et de l'est des États-Unis, ainsi que ceux de la mer des Caraïbes, de la Nouvelle-Écosse, de Terre-Neuve, du Mexique et de l'Amérique Centrale. Aldébaran a disparu derrière la partie brillante de la Lune en phase gibbeuse décroissante et est réapparue du côté sombre. L'enregistrement de la totalité de l'occultation avec une caméra vidéo permet de mesurer précisément la durée de l'occultation. Avec des mesures prises en différents endroits du globe, on peut déduire l'élévation du terrain lunaire des points de l'occultation. En 1998, c'est l'organisation IOTA qui chapeautait ce projet.

Cette mosaïque de la région polaire nord de la Lune provient des enregistrements réalisés par la sonde Galileo en 1992. (Picture Credit: Galileo Project, JPL, NASA)
11 septembre 1998
Après sept semaines en orbite lunaire, les instruments à bord de Lunar Prospector, une sonde de la NASA, ont décelé de solides preuves de la présence de glace d'eau sur la Lune. La glace ne se présente cependant pas en plaque importante, mais plutôt sous forme d'un mélange de cristaux peu concentré avec d'autres matériaux dans les environs des pôles gelés de la Lune, tant au Nord qu'au Sud. La quantité de glace est estimée entre 10 et 300 milliards de litres. En utilisant des instruments différents, le vaisseau Clementine avait aussi en 1994 recueilli des données révélatrices de la présence de glace sur la Lune. Même si les échantillons rapportés lors des missions Apollo suggéraient que la surface de la Lune était totalement sèche, les données de Clementine ont relancé le débat et les espoirs d'y trouver de l'eau, même en quantité suffisante pour permettre de répondre aux besoins d'une exploration humaine prolongée. Cette image de la zone fortement cratérisée entourant le pôle Nord lunaire est une mosaïque des photos prises par la sonde Clementine. Étonnamment, les données de Lunar Prospector révèlent que la région du pôle Nord contient environ deux fois plus de glace que la région du pôle Sud. Puisque la mission de Lunar Prospector se poursuit, on pourra déterminer plus précisément la quantité et la localisation de la glace d'eau sur la Lune. (Credit: Clementine Project, BMDO, NRL, LLNL)
6 mars 1998
De la glace sur la Lune? Il se pourrait bien que le vaisseau d'exploration Clementine ait découvert la présence de glace sur la Lune. En 1994, la sonde Clementine a orbité pendant 70 jours autour de la Lune pour réaliser une carte de sa surface. Cette image centrée sur le pôle Sud a été réalisée à partir de 1500 photos prises par Clementine. Le cratère d'impact Aitken visible sur cette image est le plus gros cratère connu du système solaire. Il a probablement été creusé par une comète ou un astéroïde. Ce bassin est profond que ses parois produisent une zone d'ombre permanente que l'on voit sur cette image. On pense qu'à la surface du fond de ce bassin, il fait assez froid pour que l'eau provenant des impacts cométaires ait été conservée sous forme de glace. D'ailleurs, un récent examen des données de Clementine montre la signature de glace d'eau dans cette région. La présence d'eau sur la Lune permet d'envisager d'intéressant scénario pour les prochaines explorations lunaires. (Credit: Clementine, BMDO, NRL, LLNL)
4 décembre 1996
La Lune et ses cratères. Voir le texte du 28 avril 2001. (Credit and Copyright: J. Hendrickson, Sky Haven Observatory)
19 septembre 1996
Quel est le plus gros cratère d'impact du système solaire? Avec un diamètre de plus de 2000 km, c'est le cratère Aitken au pôle Sud de la face cachée de la Lune qui remporte ce titre. Ce cratère est encerclé sur cette mosaïque en fausses couleurs construite à l'aide des photos captées par la sonde Clementine. Ce cratère a été créé par l'impact d'un astéroïde ou d'une comète qui a transpercé le sol lunaire. De façon générale, la surface des planètes telluriques et des lunes a été déformée tôt dans l'histoire du système solaire par des collisions répétées avec les gros débris qui étaient alors en grand nombre. L'activité géologique continuelle de notre planète a cependant presque totalement effacé la trace de la plupart de ces impacts. Mais, les surfaces des plus petites lunes moins actives témoignent de cette intense période de bombardement. (Credit: The Clementine Project)
6 septembre 1996
Lors des vérifications des appareils photographiques de la sonde Galileo à l’occasion du survol de la Lune en décembre 1992, les contrôleurs ont pris cette image en utilisant un filtre ultraviolet. L’appareil photo était tourné vers la région polaire de la Lune et les rayons du Soleil provenaient de la gauche à un angle faible vers le pôle Nord en bas à droite. La plaine volcanique lisse de Mare Imbrium occupe la partie supérieure de l’image. Le cratère Pythagore de 100 km de diamètre près du centre de l’image est presque entièrement dans l’ombre, seul son pic central est éclairé. Hier à 8 h TU, la Lune était à son point le plus rapproché de son orbite et, en utilisant le temps universel, c’était la deuxième pleine lune de juillet. Le point le plus rapproché de l’orbite lunaire est le périgée à 354 875 km de la Terre. On donne le nom de lune bleue à la deuxième pleine lune d’un mois. (Credit: Galileo Project, JPL, NASA)
31 juillet 1996
Cette image du pôle Nord de la Lune a été captée par la sonde Galileo alors qu’elle passait près de celle-ci pour bénéficier de son assistance gravitationnelle, assistance qui l’a propulsée vers Jupiter. L’image a été réalisée plus de 60 ans après le vol de Richard Byrd au-dessus du pôle Nord de la Terre. Avec un grillage de lignes de longitude et de latitude, la face visible familière de la Lune avec ses grandes surfaces sombres, des mers lunaires, domine cette image. Près du pôle, on aperçoit les ombres hachurées des nombreux cratères d’impact. (Credit: The Galileo Project, JPL,and NASA,)
22 juin 1996
En mars et en avril 1994, le vaisseau spatial inhabité Clementine a réalisé la prospection de la Lune depuis son orbite. Pour réaliser cette prospection, Clementine a braqué un réseau d’imageurs sensibles aux ultraviolets, à la lumière visible et au proche infrarouge vers la surface lunaire pour ainsi produire le premier spectre à large bande global du sol de la Lune. En utilisant les données recueillies, les planétologues ont créé cette carte de la concentration du sol lunaire en fer. La différence frappante entre la face visible (à gauche) et la face cachée nous donne des indices sur l’histoire de la formation de la Lune. (Credit: The Clementine Project)
1er juin 1996
) En 1994, la sonde spatiale Clementine a passé 70 jours en orbite autour de la Lune afin de cartographier sa surface. Cette image construite à partir de 1500 clichés captés par Clementine est centrée sur le pôle Sud de la Lune. La partie supérieure de l'image correspond à la face visible de la Lune, celle qui fait face à la Terre, alors que la partie du bas est sa face cachée. On voit sur l'image une dépression majeure près du pôle Sud dont l'origine vient sans doute d'une collision avec une comète ou un astéroïde. L'ombre qui entoure ce site d'impact couvre une vaste superficie et elle crée une région suffisamment froide qui pourrait avoir piégé l'eau de la comète sous forme de glace. (Credit: Clementine, BMDO, NRL, LLNL)
28 novembre 1995
En avril 1970, après qu'une explosion ait endommagé leur vaisseau, les astronautes d'Apollo 13 ont été forcés d'abandonner leurs plans pour le troisième alunissage lunaire du programme Apollo. En tournant autour de la Lune dans le but de regagner la Terre, ils ont pu photographier la face cachée de la Lune. La grande région sombre et lisse à gauche est Mare Moscoviense (mer de Moscovie). Elle a été créée par un écoulement de lave qui a suivi un important impact météoritique. Cette région, comme son nom l'indique, a été photographiée pour la première fois par la sonde soviétique Luna 3. (Picture Credit: NASA, Crew of Apollo 13)
7 juillet 1995